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Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la république

Séance du 12 mai 2010 à 16h00

Résumé de la séance

Les mots clés de cette séance

  • EPCI
  • agglomération
  • dotation
  • intercommunalité
  • mandat
  • métropole
  • préfet
  • schéma
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La séance

Source

La séance est ouverte à 16 heures 15.

Présidence de M. Jean-Luc Warsmann, président.

La Commission poursuit l'examen sur le rapport de M. Dominique Perben, du projet de loi, adopté par le Sénat, de réforme des collectivités territoriales (n° 2280).

Après l'article 2 :

La Commission est saisie de l'amendement CL 53 de M. Claude Bodin.

PermalienPhoto de Claude Bodin

Cet amendement vise à inclure la fonction de président d'un EPCI à fiscalité propre dans la liste des mandats locaux soumis à la règle de limitation du cumul à deux mandats. Il faudrait ensuite, par cohérence, apporter la même correction aux dispositions applicables aux parlementaires.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Sans me prononcer sur le fond, je crois inopportun d'aborder la question du cumul des mandats à l'occasion de ce texte relatif aux structures. Je vous suggère de retirer cet amendement, d'autant que le sujet mériterait une concertation préalable approfondie avec les partis politiques afin d'aboutir à des propositions mûrement réfléchies.

PermalienPhoto de Lionel Tardy

J'ai déposé des amendements allant dans le même sens car je regrette que les mandats exercés dans une structure de coopération, quelle qu'elle soit, ne soient pas comptabilisés. Lorsque j'avais abordé ce problème le 20 novembre 2008, à l'occasion de l'examen du projet de loi organique portant application de l'article 25 de la Constitution, M. Marleix avait émis un avis défavorable à deux de mes amendements, en indiquant que le Gouvernement déposerait un projet de loi pour renforcer les interdictions de cumul. On ne peut indéfiniment ajourner ce débat.

PermalienPhoto de Claude Bodin

Dès lors que le projet dont nous débattons poursuit un objectif de clarification, il est propice à l'examen de ce sujet. Je vais retirer mon amendement, comme m'y a invité le rapporteur, mais je le redéposerai en séance publique.

M. Claude Bodin retire son amendement.

Article 3 (art. L. 5211-6-1 à L. 5211-6-3 [nouveaux], art. L. 5211-5-1, L. 5211-10, L. 5211-20-1, L. 5211-41-1, L. 5211-41-3, L. 5215-40-1 et L. 5216-10 du code général des collectivités territoriales) : Modalités de fixation du nombre et de la répartition des sièges au sein des conseils communautaires. Composition du bureau des EPCI :

La Commission examine l'amendement CL 309 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Opposés tant à la réduction du nombre d'élus qu'à la création des fameuses communes nouvelles, nous proposons de supprimer l'article 3. L'argument selon lequel les élus seraient trop nombreux n'est pas recevable. On invoque le coût qui en résulterait mais les dépenses engendrées par les élus ne représentent que 0,4% des budgets locaux. Réduire le nombre d'élus nuit mécaniquement à leur diversité, et partant, limite le contrôle démocratique.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis défavorable. Dès lors que les conseillers communautaires sont élus au suffrage universel direct, il faut prévoir les règles de répartition entre les communes, notamment pour faire en sorte qu'aucune commune ne soit privée de représentation et qu'aucune ne dispose de plus de la moitié des sièges.

PermalienPhoto de Guy Geoffroy

Je ne voterai pas cet amendement, bien entendu, mais je saisis cette occasion pour formuler une question que je souhaitais initialement poser au Gouvernement. Au premier alinéa de cet article, on évoque la répartition des sièges « dans les organes délibérants des EPCI à fiscalité propre ». Dans les alinéas suivants, il est question des communautés de communes, des communautés d'agglomération, des métropoles et des communautés urbaines. Or il existe dans notre pays un autre type d'EPCI à fiscalité propre, les syndicats d'agglomération nouvelle (SAN) des villes nouvelles. Pour éviter des interrogations, des confusions et peut-être des difficultés juridiques, il faudrait dire clairement si les dispositions de cet article leur sont ou non applicables.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

J'ai proposé ce matin un amendement tendant à ce que les SAN soient intégrés dans le dispositif de droit commun des EPCI.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Je me suis déjà exprimé ce matin sur les SAN. Il ne me semble pas utile de les faire entrer dans le futur droit commun, dans la mesure où ils ont tous vocation à devenir des communautés d'agglomération dès le moment où un décret met fin à l'opération d'intérêt national.

Il est vrai que la formulation retenue au premier alinéa est un peu impropre, mais il ne s'agit que d'un alinéa introductif. Les dispositions à caractère normatif ont toute la précision nécessaire.

PermalienPhoto de Guy Geoffroy

Peut-être faudrait-il néanmoins, au premier alinéa, ajouter les mots « à l'exclusion des syndicats d'agglomération nouvelle ».

La Commission rejette l'amendement.

Puis, elle adopte successivement les amendements CL 437 à CL 444 du rapporteur, rédactionnels ou de précision.

Elle examine ensuite l'amendement CL 186 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Le nombre d'amendements rédactionnels ou de précision que le rapporteur a été obligé de déposer prouve que ce texte est, pour le moins, mal rédigé !

Notre amendement CL 186 vise à supprimer l'alinéa 21, introduit par le Sénat, permettant aux communes de déroger au mécanisme prévu quant au nombre et à la répartition des délégués intercommunaux, en leur donnant la possibilité de créer jusqu'à 10% de sièges supplémentaires. Cette inflation ne se justifie pas. Dans sa sagesse, la majorité devrait soutenir cet amendement.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis défavorable. Cette souplesse est bienvenue, d'autant plus qu'un accord amiable n'est possible que dans le cas des communautés de communes et des communautés d'agglomération. Elle donnera une marge de manoeuvre appréciable pour régler des problèmes complexes, pouvant se poser notamment pour les communes de moyenne population qui, suivant le tableau, peuvent être défavorisées par rapport aux plus petites, qui sont assurées d'être représentées par un élu. Cette disposition résulte d'ailleurs, me semble-t-il, d'un amendement socialiste au Sénat.

PermalienPhoto de Alain Rousset

On remplace les conseillers régionaux et généraux par des conseillers territoriaux deux fois moins nombreux, et dans le même temps on donne la possibilité d'augmenter de 10% le nombre des élus intercommunaux…

Les intercommunalités arrivent largement en tête dans l'augmentation des dépenses de fonctionnement locales. Je regrette que ce texte ne contribue pas à donner à ces structures un peu plus de cohérence et de lisibilité.

La Commission rejette l'amendement.

Elle adopte l'amendement rédactionnel CL 445 du rapporteur.

Elle examine les amendements identiques CL 106 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 185 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Michel Piron

Il s'agit de simplifier les règles de majorité présidant à la prise de décision et au fonctionnement des intercommunalités. Il y a sur ce sujet un assez large consensus parmi les élus locaux.

PermalienPhoto de Olivier Dussopt

Il me paraît bien difficile, et peu respectueux de la liberté des assemblées, que la loi détermine comment doit se constituer une majorité au sein d'une structure intercommunale.

La Commission adopte ces amendements identiques.

Elle adopte successivement les amendements rédactionnels CL 446 et CL 447 du rapporteur.

Suivant l'avis favorable du rapporteur, elle adopte l'amendement CL 113 de M. Pierre Morel-A-l'Huissier.

Elle adopte successivement les amendements CL 448 à CL 459 du rapporteur, rédactionnels, de précision, de coordination ou corrigeant une erreur de référence.

Puis elle examine l'amendement CL 460 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Je propose de supprimer l'alinéa 37. Prévoir la création d'un collège spécifique lorsque seulement certaines communes de l'EPCI sont classées en zone de montagne et donner à ce collège un large pouvoir de veto compliquerait singulièrement le fonctionnement de certains EPCI.

La Commission adopte cet amendement ainsi que l'amendement de coordination CL 461 du même auteur.

Elle examine ensuite l'amendement CL 462 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement rétablit le texte initial, en ce qui concerne le plafonnement du nombre de vice-présidents dans les EPCI. L'élection au suffrage universel direct des conseillers communautaires devrait faciliter les choses.

PermalienPhoto de Michel Piron

Si l'objectif est de maîtriser la dépense publique, rien n'interdit – c'est d'ailleurs, je crois, l'une des pistes ouvertes par le comité Balladur – de plafonner l'enveloppe des indemnités, sans limiter pour autant de manière rigide le nombre de vice-présidents.

PermalienPhoto de Maryse Joissains-Masini

Dans la communauté du pays d'Aix, qui regroupe trente-quatre communes, tous les maires, de droite comme de gauche, participent très activement aux travaux de l'EPCI. Le fait de détenir une vice-présidence non seulement leur procure de la considération, mais leur permet d'être mieux associés aux décisions d'aménagement du territoire. Pourquoi limiter le nombre des vice-présidences alors que, s'il s'agit de maîtriser la dépense, il suffit en effet de fixer une enveloppe globale ?

PermalienPhoto de Dominique Perben

Plafonner le nombre de vice-présidents à 20% de l'effectif de l'organe délibérant et quinze en valeur absolue me paraît raisonnable. On peut être membre du bureau d'un EPCI sans être pour autant vice-président. Par ailleurs, s'agissant de mieux associer les maires, il est possible de réunir un conseil des maires avant la réunion du conseil communautaire, comme le font beaucoup d'EPCI.

Il n'est pas rare aujourd'hui que des EPCI comptent jusqu'à quarante ou cinquante vice-présidents… Ou bien il ne s'agit que d'un titre, et alors le versement d'une indemnité n'est pas justifié, ou bien il s'agit d'une réelle fonction exécutive, et alors il ne peut pas y avoir autant de vice-présidences !

La Commission adopte l'amendement CL 462 et l'amendement de coordination CL 464 du même auteur.

Puis elle adopte l'article 3 modifié.

Article 3 bis : Parité dans la composition des organes délibérants des EPCI :

La Commission examine l'amendement CL 465 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement tend à supprimer cet article car il n'a pas de portée normative.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Certes, mais après avoir dénoncé la mise à mal de la parité, nous ne pouvons que nous opposer à la suppression d'un article qui y fait référence.

La Commission adopte l'amendement, rendant sans objet l'amendement CL 131 de M. Bernard Derosier.

En conséquence, l'article 3 bis est supprimé.

Après l'article 3 bis :

La Commission examine l'amendement CL 286 de M. Lionel Tardy.

PermalienPhoto de Lionel Tardy

Je n'ai pas pour ambition de faire instaurer le mandat unique – bien qu'en France 86 % des députés cumulent plusieurs mandats, contre seulement 10 à 16 % dans les autres pays. Cet amendement tend à enlever de la liste des mandats dont le cumul est limité à deux celui de conseiller municipal, qui n'est pas le plus prenant, mais en revanche d'y introduire ceux de maire, d'adjoint au maire d'une commune de plus de 3500 habitants et de président d'une structure intercommunale à fiscalité propre. La présidence d'une intercommunalité est aujourd'hui un mandat à part entière, tant par les pouvoirs conférés que par le temps qu'il est nécessaire d'y consacrer : il faut en tirer les conséquences en matière de cumul des mandats.

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Je m'étonne que des collègues de l'UMP proposent cet amendement alors qu'ils s'apprêtent à voter une réforme qui organise le cumul des mandats de conseiller général et de conseiller régional ! Où est la cohérence ? Ou bien on aborde la question du cumul des mandats de manière globale, ou bien on se dispense de ce genre de proposition dérisoire.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Je ne nie pas les problèmes que pose le cumul des mandats, tant pour les élus locaux que pour les parlementaires, mais comme je l'ai indiqué tout à l'heure, ce n'est pas par des amendements à un texte portant sur les structures qu'ils peuvent être réglés.

La Commission rejette cet amendement.

Elle examine l'amendement CL 285 de M. Lionel Tardy.

PermalienPhoto de Lionel Tardy

La loi du 5 avril 2000 a interdit le cumul de la fonction de président de conseil général ou régional avec celle de maire, notamment pour limiter les risques de conflits d'intérêts. Il paraît logique, étant donné le poids et le rôle croissant des intercommunalités, d'interdire également le cumul des mandats de président d'un EPCI et de président de conseil général ou régional. Vous allez me répondre que tel n'est pas l'objet de ce texte, mais je rappelle à nouveau que M. Marleix nous avait fait des promesses en 2008…

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Nous proposerons probablement lors de la réunion au titre de l'article 88 une autre limitation, en ayant à l'esprit une situation que le président Warsmann connaît bien : dans les Ardennes, il est un cas, sans doute unique en France, où le maire de la commune la plus importante de l'intercommunalité est également le directeur général de l'intercommunalité. Sans mettre en cause la probité de l'intéressé, force est de constater qu'il y a là une confusion des genres inadmissible. Nul n'avait songé dans la loi Chevènement à interdire expressément ce cumul tant il paraissait inimaginable.

PermalienPhoto de Jean-Luc Warsmann

Je suis par principe hostile aux dispositions ad hominem.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis défavorable pour les raisons déjà exposées.

La Commission rejette cet amendement.

Puis elle examine l'amendement CL 321 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Cet amendement reprend une proposition de la commission Belot, au Sénat, visant à créer un conseil régional des exécutifs afin de faciliter la coopération entre les différents niveaux de collectivités et de mieux répondre aux besoins de la population.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il existe déjà une conférence des exécutifs, qu'il appartient au président du conseil régional de faire vivre.

La Commission rejette cet amendement.

Elle est alors saisie de l'amendement CL 322 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

C'est la même proposition au niveau départemental.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette cet amendement.

Puis, elle examine l'amendement CL 316 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Cet amendement vise à étendre à toutes les communes de plus de 3 500 habitants ainsi qu'à tous les EPCI et syndicats mixtes comprenant au moins une commune atteignant ce seuil l'obligation de créer une commission consultative des services publics locaux.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette cet amendement.

Elle est saisie de l'amendement CL 311 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Nous proposons que le rapport d'activité d'un EPCI, accompagné du compte administratif, soit soumis au vote du conseil municipal de chacune des communes membres de cet EPCI, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis défavorable. Le rapport d'activité du conseil communautaire est transmis pour information aux conseils municipaux, mais on ne saurait demander à ceux-ci de trancher des affaires concernant un autre conseil politique.

La Commission rejette cet amendement.

Elle examine ensuite l'amendement CL 310 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Cet amendement vise à renforcer le rôle des conseils municipaux dans l'élaboration du budget des EPCI. Beaucoup d'élus municipaux ont aujourd'hui le sentiment que des décisions sont prises dans les EPCI sans qu'ils y aient été suffisamment associés.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Le rapport d'activité et le compte administratif de l'EPCI peuvent donner lieu à débat dans les conseils municipaux, mais il n'appartient pas à ceux-ci de débattre du projet de budget de l'EPCI.

La Commission rejette cet amendement.

Elle est saisie de l'amendement CL 312 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Nous proposons que si 10% des électeurs du ressort d'un EPCI demandent l'inscription d'une question à l'ordre du jour du conseil communautaire, celui-ci soit tenu de l'inscrire. Ce droit de pétition permettrait de rapprocher les citoyens des EPCI.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Le dispositif actuel, dont je ne sais d'ailleurs pas s'il est très utilisé, prévoit d'ores et déjà qu'un cinquième des électeurs peut demander l'organisation d'une consultation sur une affaire relevant de la compétence de l'EPCI. Cela me paraît suffisant.

La Commission rejette cet amendement.

Puis elle examine l'amendement CL 313 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Toujours dans le même esprit, nous proposons que les délégués communautaires rendent compte chaque année devant les habitants de leur commune de leurs activités au sein du conseil communautaire.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il est normal que, comme c'est le cas, les délégués communautaires aient obligation de rendre compte de leur travail aux conseils municipaux, mais je ne vois pas ce que signifierait concrètement une même obligation à l'égard des habitants.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Dans les communes, les élus font souvent des comptes rendus de mandat ; c'est moins fréquent dans les EPCI.

La Commission rejette cet amendement.

Elle examine l'amendement CL 314 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Cet amendement vise à étendre aux communes de moins de 3 500 habitants l'obligation d'information sur les actes réglementaires par voie d'affichage.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Ces formalités risqueraient d'être trop lourdes pour les petites communes. Il paraît suffisant que l'affichage soit obligatoire dans la commune chef-lieu, comme c'est aujourd'hui le cas.

La Commission rejette cet amendement.

Elle examine ensuite l'amendement CL 315 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Afin de favoriser la participation citoyenne, l'amendement CL 315 tend à abaisser de 20 % à 10 % des électeurs le seuil à partir duquel il serait possible de saisir un EPCI d'une question relevant de sa compétence.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement.

Elle est saisie de l'amendement CL 318 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Il s'agit ici d'obliger les organes délibérants des EPCI à créer des comités consultatifs sur toute affaire d'intérêt communal relevant de leur compétence.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement.

Elle examine l'amendement CL 319 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Face aux pouvoirs accrus du préfet, nous proposons de rendre obligatoire la consultation par le président de l'EPCI des comités consultatifs mis en place sur toute question ou projet concernant les services publics ou les équipements de proximité.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette cet amendement.

Elle est saisie de l'amendement CL 317 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Il s'agit ici de diversifier la composition des comités consultatifs et de rendre obligatoires la consultation des personnels concernés.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement.

Chapitre III

Le Conseil économique, social et environnemental régional

Avant l'article 4 :

La Commission adopte l'amendement CL 368 du rapporteur supprimant une division et un intitulé.

Article 4 (art. L. 4241-1 du code général des collectivités territoriales) : Consultation du conseil économique et social régional :

La Commission examine l'amendement CL 369 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit de supprimer un article dont les dispositions ont été intégrées dans l'article 100 du projet de loi portant engagement national pour l'environnement.

La Commission adopte l'amendement.

En conséquence, l'article 4 est supprimé, rendant sans objet l'amendement CL 133 de M. Bernard Derosier.

Après l'article 4 :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 134 et CL 135 de M. Bernard Derosier.

TITRE II

ADAPTATION DES STRUCTURES À LA DIVERSITÉ DES TERRITOIRES

Article 5 A (art. L. 5211-5 du code général des collectivités territoriales) : Modalités de création des communautés d'agglomération, des communautés urbaines et des métropoles :

La Commission examine l'amendement CL 136 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Nous proposons de supprimer cet article introduit par le Sénat, qui ne va pas dans le sens de ce que nous souhaitons pour les EPCI.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis défavorable. Cet article a été introduit pour élargir le droit de veto des communes à la création d'un EPCI. Mon amendement CL 370, que nous allons examiner dans un instant, limite ce droit de veto à la seule commune membre de l'EPCI dont la population est la plus nombreuse et qui représente le quart de la population totale, ce qui me paraît raisonnable.

PermalienPhoto de Serge Grouard

Je souhaiterais intervenir de manière plus générale sur le titre II – « Adaptation des structures à la diversité des territoires » – et particulièrement sur la question des métropoles.

Une remarque sur la méthode, d'abord. J'avais déposé des amendements introduisant des critères qualitatifs pour la création d'une métropole. Le principal d'entre eux est tombé sous le couperet de l'article 40. Les raisons invoquées me semblent discutables, d'autant qu'au Sénat, des amendements du même type n'ont pas été écartés. Il est fort regrettable que cela aboutisse à évacuer totalement le débat de fond sur la métropole.

Pour travailler depuis deux ans sur le sujet, je suis convaincu de l'intérêt de cette structure ; mais avec les dispositions prévues, notamment en matière de seuil, quasiment aucun territoire urbain ne sera en mesure de créer une métropole. J'en prends le pari, le dispositif sera mort-né – et dans ce cas, il est inutile de le faire figurer dans le texte !

Je crains que cela n'aboutisse à plusieurs déséquilibres. Si d'aventure quelques métropoles parviennent à se créer, le premier déséquilibre sera entre elles, qui bénéficieront du dispositif, et les autres villes. Le deuxième sera entre les territoires : dans le meilleur des cas, il n'y aura que huit ou neuf métropoles dans l'ensemble du pays – et bien moins si on relève le seuil à 600 000 habitants, voire un million comme cela a été proposé ; toute une partie du territoire national n'en comportera aucune, ce qui va pas dans le sens de son aménagement équilibré. Enfin, troisième déséquilibre : alors que le binôme constitué par les collectivités régionales et départementales va être renforcé – orientation à laquelle je souscris –, il conviendrait également de renforcer la gouvernance du binôme constitué par les communes et les groupements de communes ; ce ne sera pas le cas s'il est pratiquement impossible de créer une métropole – comme de créer une commune nouvelle.

Les amendements qui ont été écartés au titre de l'article 40 avaient été validés par l'Association des maires des grandes villes de France, présidée par M. Michel Destot et dont je suis vice-président. Je regrette vraiment que nous ne puissions même pas en débattre.

PermalienPhoto de Michel Piron

Je partage pleinement le point de vue du rapporteur. Il est raisonnable de permettre à la commune la plus importante de faire prévaloir son avis, mais à la condition que sa population représente une part suffisante de la population totale.

La Commission rejette l'amendement CL 136.

Puis elle adopte l'amendement CL 370 du rapporteur. En conséquence, l'amendement CL 46 de M. Jean-Pierre Schosteck et l'amendement CL 156 de Mme Maryse Joissains-Masini sont déclarés sans objet.

La Commission adopte l'article 5 A modifié.

Article 5 B (art. L. 5211-41-1 du code général des collectivités territoriales) : modalités de transformation d'un établissement public de coopération intercommunale en communauté d'agglomération, communauté urbaine ou métropole :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement de suppression CL 137 de M. Bernard Derosier.

Puis elle adopte l'amendement CL 371 du rapporteur. En conséquence, l'amendement CL 47 de M. Jean-Pierre Schosteck est déclaré sans objet.

La Commission adopte l'article 5 B modifié.

Chapitre Ier

Métropoles

Article 5 (chapitre VII [nouveau] du titre Ier du livre II de la cinquième partie du code général des collectivités territoriales) : création, compétences et régime juridique et financier des métropoles :

La Commission en vient à l'amendement CL 323 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Nous contestons votre conception des métropoles, qui seraient uniquement des concentrations économiques et financières. Notre inquiétude porte sur l'avenir des autres territoires, qui risquent de devenir de véritables déserts. Les problèmes constatés en matière d'habitat, d'accès au logement, de distance entre le lieu de travail et le domicile, et plus généralement de vie urbaine se trouveront considérablement aggravés par le jeu de cette concentration des pouvoirs et des moyens au sein des métropoles.

PermalienPhoto de Jean-Luc Warsmann

Je l'ai déjà dit publiquement, si les compétences des métropoles n'avaient pas été significativement revues à la hausse, j'aurais voté l'amendement de suppression. L'amendement déposé par le Gouvernement donne du sens à la création de cette nouvelle structure.

La Commission rejette cet amendement.

La Commission examine en discussion commune les amendements CL 33 de la commission du développement durable et CL 645 de la commission des finances.

PermalienPhoto de Jérôme Bignon

Si les mots ont un sens, celui de « métropole » ne s'applique pas à des villes de 450 000 habitants. Comme le faisait apparaître le rapport de M. Balladur, il doit désigner des villes de niveau européen, comparables à Munich, Hambourg ou Milan. La commission du développement durable a considéré, à une large majorité, qu'il convenait de le réserver à des villes dépassant le million d'habitants. Cette question sémantique recouvre un problème de compétences et de moyens.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Pour reprendre les propos de Serge Grouard, voulons-nous créer un statut mort-né ?

Le comité Balladur s'était interrogé sur la capacité de la France à faire émerger des métropoles, à l'instar des pays européens voisins. Le Gouvernement a retenu dans son projet un seuil de 450 000 habitants. Le Sénat, par amendement, a ensuite abaissé le seuil de 500 000 à 450 000 habitants pour l'acquisition du statut de communauté urbaine. Le nombre d'habitants requis est donc le même dans les deux cas.

Sommes-nous déterminés à en finir avec le désert français et à faire émerger des pôles métropolitains, susceptibles de rayonner, de jouer un rôle majeur dans la structuration du territoire ? La commission des finances propose un seuil de 600 000 habitants, qui permettrait de transformer six communautés urbaines en métropoles : Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et, dès l'année prochaine, Nantes.

Il ne faut pas non plus négliger l'aspect financier. Ramener de 500 000 à 450 000 habitants le seuil de constitution d'une communauté urbaine – pouvant de facto devenir métropole –, c'est signer chaque année un chèque d'un peu plus de 7,1 millions d'euros. La dotation aux communautés urbaines s'élève en effet à 60 euros par habitant alors que la dotation aux agglomérations n'est que légèrement supérieure à 45 euros par habitant. L'enveloppe étant normée, les dotations aux autres collectivités vont diminuer. J'appelle particulièrement votre attention sur ce point, sur lequel nous reviendrons à travers deux amendements.

Avec le dispositif actuellement proposé, des villes moyennes deviendraient métropoles alors que des villes qui ont vocation à le devenir ne le deviendraient pas, le faible degré d'intégration des compétences suscitant de leur part peu d'engouement pour ce nouveau statut. Ne prenons pas le sujet à l'envers, raisonnons en termes d'aménagement du territoire.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Je récuse le mélange entre deux sujets, les métropoles et les communautés urbaines. Avec les métropoles, nous proposons essentiellement une structure dotée de nouvelles compétences, sans effet direct sur les dotations d'État. L'amendement adopté au Sénat à l'article 6 bis à propos des communautés urbaines intéresse uniquement Rouen.

Ayant participé aux travaux du comité Balladur, je sais ce qui s'y est dit. L'objectif est de donner à des agglomérations ayant une capacité économique et un rayonnement scientifique et universitaire la possibilité d'être des locomotives, comme c'est le cas dans les autres pays européens. En France, il n'existe aujourd'hui qu'une seule vraie grande métropole : l'agglomération parisienne. Pour en faire naître d'autres, il faut avoir une stratégie à moyen et long terme qui soit constructive.

Je suis donc fermement opposé à l'amendement portant le seuil à 1 million d'habitants. Une fois de plus, seul l'Est de la France bénéficierait de locomotives supplémentaires, tandis que l'ensemble de l'Ouest français resterait dépourvu. À un moment où diverses décisions très importantes viennent d'être prises pour l'aménagement du grand Ouest, le priver de cette possibilité serait une erreur stratégique colossale.

Quant au seuil de 600 000 habitants, on pourrait en discuter mais ce qui compte le plus, c'est l'activité économique, le potentiel universitaire, la capacité de rayonnement. Le seuil de 450 000 habitants me semble assez satisfaisant car les grandes agglomérations éligibles seraient Lyon, Lille et Marseille, qui ne font pas débat, ainsi que Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Rouen et Strasbourg, au potentiel économique incontestable. En adoptant un seuil plus élevé, nous adresserions un message d'exclusion à Nice, Rouen et Strasbourg.

Pour des raisons de recevabilité financière, les parlementaires ne peuvent pas proposer, à supposer qu'il puisse avoir un intérêt, un abaissement du seuil ; mais celui qui figure dans le texte me semble raisonnable et correspond à l'idée du comité Balladur, qui imaginait une dizaine de métropoles.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Sur les six premières villes que vous avez citées, nous sommes d'accord. Mais savez-vous que la communauté urbaine de Nice reverse à ses communes adhérentes 98 % du transfert financier lié à la taxe professionnelle unique (TPU) ? Dans l'ensemble des communautés d'agglomération et communautés urbaines, la situation est analogue, faute d'intégration des compétences…

J'insiste par ailleurs sur l'effet d'aubaine que va provoquer l'abaissement à 450 000 habitants, par l'amendement adopté au Sénat, du seuil à partir duquel une agglomération peut se transformer en communauté urbaine – et voir ainsi sa dotation passer de 45 à 60 euros par habitant, au détriment des autres agglomérations et des petites intercommunalités. Je ne crois pas que cela concoure à l'aménagement du territoire.

Fixer le seuil de constitution d'une métropole à 600 000 habitants me paraît donc une solution équilibrée.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Vous parlez de la TPU, cher collègue, mais elle n'existe plus puisqu'il n'y a plus de TP… Faute d'éléments sur le nouvel impôt économique, il me paraît prématuré de se déterminer sur ce critère.

Le plus important me paraît être que les métropoles, qu'on le veuille ou non, constituent une nouvelle catégorie d'établissements publics, en plus des communautés de communes, des communautés d'agglomération et des communautés urbaines, ce qui ne contribuera pas à la simplification voulue par le Président de la République.

Cela aura évidemment des conséquences sur les dotations d'État puisque les transferts de compétences aux métropoles seront forcément accompagnées de transferts de moyens, ne serait-ce que pour donner un caractère incitatif au dispositif.

Si le Parlement était courageux, il dirait combien il veut de régions en France – vingt-deux ou dix – et ferait en sorte qu'il y ait une métropole par région, dont elle serait le moteur.

PermalienPhoto de Jean-Luc Warsmann

Nous attendons le dépôt de l'amendement Derosier tendant à définir les dix nouvelles régions françaises !

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Elles ont déjà été dessinées par la DATAR !

PermalienPhoto de Alain Cacheux

Au regard de l'architecture urbaine des principaux pays voisins, l'un des enjeux majeurs est effectivement de faire émerger une dizaine de métropoles. Si le seuil de 450 000 habitants est retenu, la couverture du territoire français sera relativement équilibrée. Personne ne comprendrait que Strasbourg, compte tenu de son rôle européen, ou encore Rouen, compte tenu de l'importance de la Haute-Normandie et de la Basse-Normandie, n'aient pas la possibilité de se constituer en métropoles. Le seuil de 450 000 habitants me paraît par conséquent raisonnable.

Par ailleurs, le taux de reversement de la communauté urbaine de Lille aux communes membres est bien loin de celui qui a été cité par M. Vigier. Il convient sans doute de distinguer les communautés urbaines les plus récentes, dont celle de Nice, et les plus anciennes, dans lesquelles le taux de reversement est beaucoup plus faible.

PermalienPhoto de Serge Grouard

L'alinéa 102 de l'article 5 institue une « dotation forfaitaire calculée, la première année, sur la base de la dotation moyenne par habitant de la catégorie des communautés urbaines ». Le problème du couplage entre communauté urbaine et métropole, soulevé par Philippe Vigier, est donc réel.

Chacun ici prône une répartition équilibrée des métropoles sur le territoire. Certains considèrent qu'il en faut six, d'autres en souhaitent un peu plus. Le rapporteur a affirmé que l'absence de métropoles dans l'Ouest serait inconcevable, et je souscris pleinement à cette appréciation. Mais alors, je vous invite à ne pas oublier le très grand Centre, qui ne sera absolument pas couvert ! Ni Dijon, ni Orléans, ni Tours, ni Angers, ni Limoges, ni Poitiers, ni Clermont-Ferrand ne seront en situation de constituer une métropole.

Je ne comprends pas pourquoi il faudrait se contenter d'instituer un seuil quantitatif. Le même débat avait eu lieu au sujet des pôles de compétitivité. La logique française, si remarquablement cartésienne, aurait pu conduire à créer seulement une dizaine de pôles à vocation mondiale. Mais nos capacités de recherche, technologiques et industrielles témoignent aussi que « small is beautiful » ! Il faut absolument sortir du schéma selon lequel la performance passe par la très grande taille : c'est une aberration totale !

Le rapport Balladur, si je ne me trompe, préconisait la création obligée de quelques très grandes métropoles, assortie de la faculté pour d'autres villes d'en créer une, pourvu qu'elles respectent quelques critères qualitatifs, comme je l'ai moi-même proposé. Le Président de la République, dans son discours de Saint-Dizier, proposait lui aussi d'intégrer des critères quantitatifs. De cette façon, il aurait été possible de constituer à peu près une métropole par région, soit une vingtaine au total – ce qui aboutirait bien à une couverture équilibrée du territoire.

Le fait que le seuil envisagé varie de 400 000 à un million d'habitants montre bien que l'approche quantitative n'a aucun sens !

PermalienPhoto de Michel Piron

Je me demande si notre débat a fait progresser ce qui ressemble à une querelle sur le sexe des anges. Je n'ai toujours pas compris de quoi nous parlons. S'agit-il d'une question institutionnelle, c'est-à-dire d'un problème de compétences, de statut, de simplification, ou s'agit-il d'une problématique économique ?

En 2006, dans un certain rapport, j'ai rêvé de métropoles constituant une vraie simplification. Je pense à l'exemple d'Hambourg, ville région, ou encore aux solutions territoriales très diverses existant en Italie, en Espagne, ou encore en Grande-Bretagne. En France, nous en restons à la recherche d'une formule standardisée, qui nous condamne à ne pas répondre au besoin de simplification.

Au moins deux communautés urbaines, celles de Lyon et de Toulouse, concentrent plus de 60 % de la population départementale – pour Lyon, le taux atteint même 74 %. Dans ces cas, une métropole département, assurant la synthèse des compétences et des services, constituerait une vraie simplification institutionnelle.

Si la question est purement économique, la difficulté à déterminer le seuil pertinent de population est quasiment insurmontable. Il est en effet nécessaire de renforcer certaines communautés urbaines, je partage à cet égard l'avis du rapporteur ; mais faut-il fixer le curseur à 450 000 ou 600 000 habitants, cela me paraît difficile à dire.

Pour reprendre le mot employé tout à l'heure par notre président, je regrette que ces dispositions ne s'accompagnent pas d'un surcroît de sens.

La Commission rejette successivement les amendements CL 33 et CL 645.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 138 de M. Bernard Derosier.

Puis, suivant l'avis favorable du rapporteur, elle adopte les amendements identiques CL 3 de M. Jean-Pierre Schosteck, CL 168 de M. Bernard Derosier et CL 646 de la commission des finances.

Elle adopte également l'amendement rédactionnel CL 372 du rapporteur.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 139 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Cet amendement tend à prolonger d'un mois le délai dont dispose l'assemblée délibérante de la région ou du département pour donner son avis.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il faut que les procédures puissent aller jusqu'à leur terme sans délais supplémentaires. J'émettrai un avis défavorable à tous les amendements entraînant un allongement.

La Commission rejette l'amendement.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette également l'amendement CL 140 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite l'amendement CL 324 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Nous proposons que les communes puissent transférer librement les compétences qu'elles souhaitent à la métropole. Sinon, autant annoncer tout de suite leur suppression !

La Commission rejette l'amendement.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 642 du Gouvernement, faisant l'objet du sous-amendement CL 644 du rapporteur.

PermalienAlain Marleix, secrétaire d'état à l'intérieur et aux collectivités territoriales

L'amendement que je vous présente au nom du Gouvernement est le fruit de nombreux échanges avec le rapporteur. Il a pour objet essentiel d'élargir le champ de compétences de la métropole.

Je vous propose en premier lieu de renforcer les compétences économiques de la métropole, afin de lui donner les moyens de construire un véritable projet d'aménagement et de développement économique. Pour ce faire, la nouvelle rédaction inverse la logique initiale en transférant de plein droit, dès la création de la métropole, un socle minimal de compétences lié aux zones d'activités et à la promotion à l'étranger du territoire et de ses activités économiques.

L'amendement supprime en revanche le transfert de la compétence de définition des régimes d'aides aux entreprises, dont la conservation au niveau régional est garante d'une politique d'aide cohérente sur l'ensemble de la région.

Enfin, il élargit le champ des compétences facultatives des métropoles exercées en lieu et place du département, en y ajoutant, d'une part, l'action sociale en faveur des personnes âgées et l'aide sociale à l'enfance, ainsi que, d'autre part, les actions en matière de tourisme, de culture et de sport.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Mon sous-amendement tend à associer la métropole à l'élaboration des différents schémas et documents de planification susceptibles de concerner son territoire.

L'amendement du Gouvernement vise à faire en sorte que, dès lors que l'on a fait le choix de la métropole, certaines compétences soient exercées par celle-ci de plein droit, en dehors de toute convention. La métropole ne doit pas être une simple communauté urbaine ; elle doit exercer des compétences dont certaines relevaient préalablement du département ou de la région. Dans l'agglomération lyonnaise, par exemple, tout projet un tant soit peu important nécessite l'accord de la région, du département et du Grand Lyon ; les élus arrivent à s'en accommoder, mais s'il existait, comme je le souhaite, un conseil métropolitain assumant l'ensemble de ces responsabilités, ce serait un gain de temps considérable et cela apporterait de la clarté au débat démocratique.

Au-delà de ces compétences attachées de plein droit au statut de métropole, rien n'empêcherait cette dernière de négocier avec le département et la région des transferts supplémentaires de compétences, en particulier dans le domaine social.

Je reconnais que nous ne poussons pas jusqu'au bout la logique métropolitaine : nous aurions pu aller jusqu'à la métropole département ; mais je pense qu'il n'y a pas de consensus sur ce point, dans aucune de nos formations politiques. Nous allons néanmoins franchir une étape importante, et je souhaite que les élus concernés aient le courage d'utiliser ce nouveau statut. On verra ensuite s'il convient d'aller plus loin.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Le texte adopté par le Sénat prévoyait le transfert automatique au bout de dix-huit mois de la compétence économique. Il serait bon qu'en matière d'aides aux entreprises, la compétence conférée aux métropoles ne concerne que l'octroi des aides, afin que la définition de ces aides relève toujours de la responsabilité de la région. Ce partage des compétences serait un gage d'efficacité pour les acteurs économiques et éviterait le risque de disparités sur le territoire de la région.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Il faut en effet veiller à éviter les disparités entre la métropole et le reste du territoire concerné, non seulement en matière d'aides économiques, mais aussi dans le domaine de l'action sociale.

En prenant connaissance de ce volumineux amendement du Gouvernement, nous constatons que s'il est adopté, d'autres ne viendront pas en discussion. L'un d'entre eux avait été adopté en commission des finances. Il faudra s'assurer qu'il est satisfait par l'amendement du Gouvernement, faute de quoi nous le présenterions à nouveau dans le cadre de l'article 88.

PermalienPhoto de Dominique Perben

L'amendement que le Gouvernement a déposé résulte de discussions que nous avons eues tant avec les élus de grandes villes qu'avec les présidents de région et de département. Il nous est apparu dangereux de faire coexister deux systèmes d'aides aux entreprises, l'un au niveau de la région, l'autre au niveau de la métropole ; d'où la solution retenue.

Toutefois, la suggestion de M. Vigier me paraît intéressante. Peut-être pourrons-nous l'examiner dans le cadre de l'article 88. De même, il nous faudra reprendre l'amendement sur la collecte des déchets.

PermalienPhoto de Philippe Meunier

Je m'étonne de voir inclus les dispositifs locaux de prévention de la délinquance dans la liste des compétences exercées par la métropole en lieu et place des communes !

PermalienPhoto de Dominique Perben

Comme je l'ai indiqué ce matin, il ne s'agit nullement d'opérer de nouveaux transferts parmi les compétences des communes, mais de partir des compétences actuelles des communautés urbaines. Cela ne changera rien par rapport à la situation présente. Pour ce qui vous concerne, les compétences du Grand Lyon ne seront pas modifiées.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Les députés communistes sont totalement opposés à cet amendement qui, en transférant toutes les compétences à la métropole, annonce la fin des communes, des départements, des régions – bref : la fin de la relation de proximité avec les habitants. C'est un recul considérable de la démocratie.

Tout le paysage institutionnel de notre pays va être bouleversé. La moindre des choses serait d'organiser un référendum ! Cette réforme est une véritable déclaration de guerre aux élus locaux. Je suis étonnée que mes collègues soient d'accord pour rayer de la carte les communes qui seront intégrées aux métropoles.

La Commission adopte successivement le sous-amendement CL 644 et l'amendement CL 642 ainsi modifié. En conséquence, les amendements CL 144, CL 145 et CL 147 de M. Bernard Derosier, CL 647 de la commission des finances, CL 146 et CL 141 de M. Bernard Derosier, CL 325 de M. Patrick Braouezec, CL 142, CL 148, CL 149 et CL 150 de M. Bernard Derosier sont déclarés sans objet.

La Commission en arrive à l'amendement CL 373 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement vise à approfondir l'intégration fiscale, en transférant au niveau métropolitain la taxe foncière sur les propriétés bâties des communes membres.

Il faut souligner que le foncier évolue essentiellement en fonction des opérations d'aménagement urbain, qui sont de la compétence de la métropole. Il existe donc une relation directe entre l'évolution de ce potentiel fiscal et la politique urbaine menée par la métropole.

C'est une solution intermédiaire entre le projet initial du Gouvernement et le texte adopté par le Sénat, qui avait supprimé tout élément d'intégration fiscale. Elle ne concerne pas la taxe d'habitation, mais elle est logique, eu regard à la fonction de la métropole.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Je crains que cette proposition ne soit caduque avant la fin de l'année : si l'on en croit la presse, la taxe foncière sur les propriétés bâties devrait revenir au département. M. le secrétaire d'État pourrait-il nous en dire davantage ?

PermalienAlain Marleix, secrétaire d'état à l'intérieur et aux collectivités territoriales

Je réponds très clairement par la négative.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

La commission des finances s'est prononcée à l'unanimité contre l'intégration des taxes communales au niveau métropolitain.

Tout d'abord, les reversements de fiscalité des communautés urbaines au bénéfice des communes membres varient actuellement entre 26 et 98 %. S'ils atteignent un tel niveau, c'est bien faute d'intégration.

Ensuite, le choix de la taxe foncière sur les propriétés bâties ne me semble pas pertinent, dans la mesure où le débat sur la révision des valeurs locatives n'a toujours pas été tranché. Effectuer ce transfert dans ces conditions me paraît périlleux.

PermalienPhoto de Michel Piron

Si l'on met de côté l'argument, temporaire, de la révision des bases locatives, le présent amendement est en parfaite cohérence avec celui que nous avons adopté précédemment. On ne peut pas dissocier les moyens des compétences !

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Sur les moyens, soyez rassuré : quand une compétence est transférée, la commission locale d'évaluation des charges transférées se réunit pour dresser à nouveau un état des lieux, et la dotation de compensation diminue du montant de la charge transférée. Or pour la communauté urbaine du Grand Lyon, alors que la taxe professionnelle unique s'élevait en 2008 à 522 millions d'euros, la compensation était de 212 millions : il y a de la marge ! C'est la même chose dans toutes les métropoles potentielles. Je vous mets donc en garde contre les dangers d'un transfert de la taxe foncière sur les propriétés bâties : outre le fait que les futures métropoles auront suffisamment de moyens, une révision des bases serait dramatique pour les plus pauvres des communes métropolitaines.

PermalienPhoto de Dominique Perben

J'avoue que je comprends mal la logique de M. Vigier, qui semblait regretter tout à l'heure que les métropoles n'aient pas de contenu précis. Nos amendements visent à opérer un certain nombre de transferts de compétence et à renforcer l'intégration fiscale, de manière à avoir des ressources centralisées qui seront ensuite éventuellement redistribuées et à renforcer la solidarité.

Ces ressources seront assises sur le résultat de la politique menée par la métropole : nous connaissons tous les phénomènes d'augmentation du prix du foncier liés à des opérations d'aménagement et d'urbanisme. Il s'agit d'un facteur d'équité durable, et d'une unification fiscale cohérente avec les compétences et les missions des métropoles.

Cela fait trente ans que l'on met en avant à toute occasion l'argument de la révision des bases… Il faut savoir ce que l'on veut : si l'on croit aux métropoles, il faut un élément d'intégration fiscale.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

D'abord, loin de moi l'idée qu'il ne faudrait pas donner beaucoup de compétences aux métropoles : au contraire, j'ai regretté que le Gouvernement n'aille pas plus loin en la matière !

Ensuite, notre proposition permettrait de garantir l'autonomie financière des communes composant la métropole – permettez-moi de vous renvoyer à certains propos tenus l'année dernière sur ce sujet.

Enfin, nos amendements à venir visent à mettre en place un mécanisme de péréquation et de solidarité, fonctionnant de la métropole vers les communes membres et tenant compte du potentiel fiscal et de la situation particulière de chacune.

La Commission adopte l'amendement du rapporteur.

Puis elle adopte successivement l'amendement de précision CL 374 et l'amendement de cohérence CL 375 du rapporteur.

Elle examine ensuite l'amendement CL 648 de la commission des finances.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Cet amendement tend à modifier le plafond d'indexation par le Comité des finances locales (CFL) de la dotation forfaitaire des métropoles, en substituant à la dotation forfaitaire des communes la dotation de base.

La dotation forfaitaire des communes évolue en effet de manière négative : en 2010, elle était en diminution de 0,19 %. Au contraire, la dotation de base a le mérite d'être en augmentation.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle adopte l'amendement rédactionnel CL 376 du rapporteur.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 377 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit de permettre le transfert à la métropole de la dotation globale de fonctionnement des communes à la majorité qualifiée plutôt qu'à l'unanimité.

La Commission adopte l'amendement. En conséquence, l'amendement CL 649 de la commission des Finances est déclaré sans objet.

La Commission adopte ensuite successivement les amendements CL 378 à CL 386 du rapporteur, rédactionnels ou de précision.

Elle examine ensuite l'amendement CL 387 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement tire les conséquences de la plus grande intégration fiscale et financière au niveau des métropoles en rétablissant une dotation de reversement au bénéfice des communes, qui permettra d'ajuster les recettes aux charges transférées et d'instaurer un mécanisme de solidarité au sein de la métropole.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle adopte l'article 5 modifié.

Article additionnel après l'article 5 : Plafond d'indexation de la dotation d'intercommunalité des communautés urbaines :

Suivant l'avis favorable du rapporteur, la Commission adopte l'amendement de coordination CL 650 de la commission des finances, portant article additionnel après l'article 5.

Article additionnel après l'article 5 : Modalités d'unification au niveau de la métropole de la taxe foncière sur les propriétés bâties perçue par les communes membres :

Puis elle adopte l'amendement CL 388 du rapporteur, portant également article additionnel.

Article 5 bis (art. L. 1518 du code général des impôts) : Coordination résultant de la suppression de la taxe professionnelle :

M. Philippe Vigier, rapporteur pour avis, retire l'amendement CL 651 de la commission des finances.

La Commission adopte l'article 5 bis sans modification.

Article 5 ter (art. L. 1609 bis du code général des impôts) : Abrogation résultant de la suppression de la taxe professionnelle :

La Commission adopte l'amendement de coordination CL 389 du rapporteur.

Suivant l'avis favorable du rapporteur, elle adopte également l'amendement de coordination CL 652 de la commission des finances.

Puis elle adopte l'article 5 ter modifié.

Article 6 (art. L. 1111-4, L. 1211-2, L. 2333-67, L. 5211-5, L. 5211-12, L. 5211-19, L. 5211-28, L. 5211-41, L. 5211-56, L. 5813-1, L. 5813-2 et intitulé du chapitre III du titre Ier du livre huitième de la cinquième partie du code général des collectivités territoriales, art. L. 301-3, L. 302-1, L. 302-5, L. 302-7 et L. 522-2-1 du code de la construction et de l'habitation, art. L. 601-1 du code des ports maritimes, art. L. 134-1 du code du tourisme, art. 122-5 et L. 122-12 du code de l'urbanisme, article 32 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, article 11 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine) : Coordinations résultant de la création des métropoles

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement de suppression CL 326 de M. Patrick Braouezec.

Elle adopte l'amendement rédactionnel CL 390 du rapporteur.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette l'amendement CL 199 de M. Bernard Derosier.

Elle adopte successivement les amendements CL 391, CL 392, et CL 393 du rapporteur.

Enfin elle adopte l'article 6 modifié.

Article 6 bis (art. L. 5215-1 du code général des collectivités territoriales) : Abaissement du seuil de population applicable à la création de communautés urbaines

La Commission adopte l'article 6 bis sans modification.

Article 6 ter (art. L. 5216-1 du code général des collectivités territoriales) : Abaissement du seuil de population applicable à la création de communautés d'agglomération :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 230 de M. Bernard Derosier.

Puis elle examine l'amendement CL 120 de M. Émile Blessig.

PermalienPhoto de Émile Blessig

Cet amendement vise à prendre en compte, pour la constitution d'une communauté d'agglomération, l'existence d'une aire urbaine de plus de 15 000 habitants, c'est-à-dire, au sens INSEE du terme, un ensemble de communes d'un seul tenant sans enclave autour duquel s'organise la communauté d'agglomération.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement déstabiliserait le système actuel. Avis défavorable.

La Commission rejette l'amendement.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette l'amendement CL 181 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite l'amendement CL 200 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Olivier Dussopt

Le Sénat a pris l'initiative d'abaisser le seuil de la communauté d'agglomération de 50 000 à 30 000 habitants, dès lors que le périmètre comporte le chef-lieu de département. Cet amendement tend à viser aussi bien la commune la plus peuplée du département – qui n'en est pas toujours le chef-lieu.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement.

Puis elle adopte l'amendement rédactionnel CL 394 du rapporteur.

Elle examine ensuite l'amendement CL 176 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Jean-René Marsac

Cet amendement vise à faire passer le seuil de l'aire urbaine de 15 000 à 20 000 habitants.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement.

Puis elle adopte l'article 6 ter modifié.

Chapitre II

Pôles métropolitains

Article 7 (titre III [nouveau] du livre septième de la cinquième partie du code général des collectivités territoriales) : Création et régime juridique des pôles métropolitains :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement de suppression CL 327 de M. Patrick Braouezec.

Puis elle adopte successivement les amendements rédactionnels CL 395, CL 396, CL 397 et CL 398 du rapporteur.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette successivement les amendements CL 201 et CL 360 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite l'amendement CL 399 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement vise à remplacer l'exigence, introduite par le Sénat, d'une consultation des conseils généraux et régionaux avant la création d'un pôle métropolitain, par une simple information préalable.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle adopte l'amendement de précision CL 400 du rapporteur.

Elle adopte également, suivant l'avis favorable du rapporteur, l'amendement CL 58 de Mme Maryse Joissains-Masini.

Elle rejette ensuite, suivant l'avis défavorable du rapporteur, l'amendement CL 202 de M. Bernard Derosier.

Puis elle adopte l'article 7 modifié.

Chapitre III

Communes nouvelles

Avant l'article 8

La Commission examine l'amendement CL 329 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Cet amendement vise à accroître les ressources des collectivités territoriales par l'extension de l'assiette de la contribution économique territoriale aux actifs financiers détenus par les entreprises assujetties.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement.

Elle rejette ensuite successivement les amendements CL 328 et CL 330 de M. Patrick Braouezec.

Article 8 (chapitre III du titre Ier du livre Ier de la deuxième partie du code général des collectivités territoriales) : Création d'une commune nouvelle pouvant comporter des communes déléguées :

La Commission, suivant l'avis défavorable du rapporteur, rejette les amendements de suppression CL 203 de M. Bernard Derosier et CL 331 de M. Patrick Braouezec.

Elle rejette également, suivant l'avis défavorable du rapporteur, les amendements identiques CL 204 de M. Bernard Derosier et CL 653 de la commission des finances.

Puis elle rejette successivement, suivant l'avis défavorable du rapporteur, les amendements CL 205 et CL 206 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite les amendements identiques CL 35 de la commission du développement durable et CL 78 de M. Serge Grouard.

PermalienPhoto de Serge Grouard

Il s'agit d'alléger les contraintes qui freinent la création de communes nouvelles.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis défavorable car ces amendements vont trop loin. Couplés avec les amendements suivants des mêmes auteurs, ils permettraient qu'une commune nouvelle soit créée sans l'accord de tous les conseils municipaux et sans référendum local. Les amendements CL 402 et CL 403 que je vais présenter me paraissent établir un point d'équilibre : soit l'ensemble des conseils municipaux est d'accord, soit l'on organise un référendum, dont le résultat est examiné globalement – et non commune par commune.

PermalienPhoto de Serge Grouard

Je regrette qu'après avoir fermé le dispositif de la métropole, on verrouille celui des communes nouvelles.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Les amendements du rapporteur me conviennent, et je retirerai donc l'amendement CL 654 de la commission des finances.

La Commission rejette les deux amendements identiques.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette l'amendement CL 207 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite l'amendement CL 332 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Des pouvoirs exorbitants sont donnés au préfet. Il est invraisemblable qu'il puisse décider en lieu et place des élus et des habitants.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Le préfet a un droit d'initiative, non de décision. Ce n'est pas la même chose. Avis défavorable, bien entendu.

La Commission rejette l'amendement.

Elle adopte ensuite l'amendement rédactionnel CL 401 du rapporteur.

Puis elle rejette les amendements identiques CL 36 de la commission du développement durable et CL 81 de M. Serge Grouard.

M. Philippe Vigier, rapporteur pour avis, retire l'amendement CL 654 de la commission des finances.

La Commission adopte ensuite successivement les amendements CL 402 et CL 403 du rapporteur.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette l'amendement CL 79 de M. Serge Grouard.

Elle adopte ensuite l'amendement rédactionnel CL 404 du rapporteur.

Elle en arrive à l'amendement CL 177 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Jean-René Marsac

Il convient de supprimer l'alinéa 18, afin de permettre la création d'une commune nouvelle intéressant des communes qui ne sont pas situées dans le même département. Des intercommunalités sont d'ores et déjà organisées sur un territoire intrer-départemental.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement.

Puis elle adopte l'amendement rédactionnel CL 405 du rapporteur.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 406 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit de limiter les délais dans lesquels les conseils généraux seront tenus de donner leur avis, lorsqu'une commune nouvelle se substitue à des communes appartenant à des départements différents.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 407, CL 408, CL 409, CL 410 et CL 411 du rapporteur, les trois premiers étant rédactionnels, le suivant de simplification et le dernier de clarification.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette ensuite les amendements identiques CL 208 de M. Bernard Derosier et CL 655 de la commission des finances puis, successivement, les amendements CL 178 et CL 179 de M. Bernard Derosier.

Elle adopte l'amendement CL 412 du rapporteur.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette l'amendement CL 180 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite l'amendement CL 413 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement vise à permettre, durant la phase transitoire précédant le prochain renouvellement du conseil municipal, de cumuler la fonction de maire de la commune nouvelle et de maire délégué.

La Commission adopte l'amendement. En conséquence, les amendements identiques CL 4 de M. Jean-Pierre Schosteck et CL 169 de M. Bernard Derosier sont déclarés sans objet.

Puis la Commission adopte successivement les amendements rédactionnels ou de précision CL 414, CL 415, CL 416, CL 417 et CL 418 du rapporteur.

Elle adopte ensuite, suivant l'avis favorable du rapporteur, l'amendement CL 656 de la commission des finances.

Puis elle examine les amendements identiques CL 419 du rapporteur et CL 657 de la commission des finances.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit de préciser les modalités de calcul de la part « compensation » de la DGF des communes nouvelles.

La Commission adopte ces amendements identiques.

Elle adopte l'amendement rédactionnel CL 420 du rapporteur.

Puis elle adopte l'amendement CL 421 du rapporteur. En conséquence, les amendements identiques CL 37 de la commission du développement durable et CL 80 de M. Serge Grouard sont déclarés sans objet.

La Commission adopte l'amendement rédactionnel CL 422 du rapporteur.

Puis elle adopte l'article 8 modifié.

Article 8 bis : Rapport du Gouvernement sur les ressources financières susceptibles d'être perdues par les communes se regroupant au sein de communes nouvelles :

La Commission adopte l'article 8 bis sans modification.

Article 9 (art. 1638 du code général des impôts) : Adaptation de la législation fiscale à la création des communes nouvelles :

La Commission adopte l'article 9 sans modification.

Après l'article 9

La Commission examine trois amendements identiques CL 5 de M. Jean-Pierre Schosteck, CL 170 de M. Bernard Derosier et CL 658 de la commission des finances.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Si je suis opposé à ces amendements, ce n'est pas parce que je suis hostile aux dispositions qu'ils prévoient, mais parce que l'amendement CL 425 que je vais présenter à l'article 10 est, s'agissant du FCTVA, encore plus favorable.

Les amendements CL 5, CL 170 et CL 658 sont rejetés.

Article 10 (art. L. 2334-4, L. 2334-13, L. 2334-33, L. 2334-40, L. 5211-30 et L. 5211-35 du code général des collectivités territoriales) : Adaptation des règles de calcul des dotations de l'État à la création des communes nouvelles :

La Commission adopte successivement les amendements CL 423, CL 424, CL 425 et CL 426 du rapporteur, de coordination ou de précision.

Puis elle adopte l'article 10 modifié.

Article 11 : Maintien des règles actuellement applicables aux communes fusionnées :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 209 de M. Bernard Derosier.

Puis elle adopte les amendements CL 427, CL 428, CL 429 et CL 430 du rapporteur.

Elle adopte ensuite l'article 11 modifié.

Article 11 bis (art. L. 2143 1 du code général des collectivités territoriales) : Abaissement du seuil de création facultative de conseils de quartier

La Commission adopte l'amendement de suppression CL 431 du rapporteur.

En conséquence, l'article 11 bis est supprimé.

Chapitre IV

Regroupement de départements et de régions

Avant l'article 12

La Commission adopte l'amendement CL 493 du rapporteur modifiant l'intitulé du chapitre IV.

Article 12 (chapitre IV [nouveau] du titre Ier du livre Ier de la troisième partie du code général des collectivités territoriales) : Regroupement de départements :

La Commission examine l'amendement CL 494 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement vise à préciser que les départements dont le regroupement pourrait être demandé devraient être situés dans la même région, afin d'éviter de compliquer inutilement la procédure, et à aligner sur la règle de droit commun la possibilité d'une initiative minoritaire.

La Commission adopte l'amendement.

En conséquence, l'amendement CL 259 de M. Michel Zumkeller, les amendements identiques CL 38 de la commission du développement durable, CL 89 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier, CL 210 de M. Bernard Derosier, l'amendement CL 333 de M. Patrick Braouezec, ainsi que les amendements identiques CL 90 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 211 de M. Bernard Derosier sont déclarés sans objet.

La Commission adopte l'article 12 modifié.

Article 12 bis (art. L. 4122-1-1 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Transfert d'un département d'une région à une autre :

La Commission examine l'amendement CL 495 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement vise à aligner la nouvelle procédure proposée pour le transfert d'un département d'une région à une autre sur celle définie à l'article 12 pour le regroupement de départements.

La Commission adopte l'amendement.

En conséquence l'amendement CL 258 de M. Michel Zumkeller et l'amendement CL 91 de M. Pierre Morel-À-L'Huissier sont déclarés sans objet.

La Commission adopte l'article 12 bis modifié.

Article 13 (art. L. 4123-1 du code général des collectivités territoriales) : Assouplissement des règles applicables aux regroupements de régions :

La Commission examine l'amendement CL 496 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit à nouveau d'aligner la procédure prévue pour le regroupement de plusieurs régions sur celle définie à l'article 12 pour le regroupement de départements.

La Commission adopte l'amendement.

En conséquence, les amendements identiques CL 39 de la commission du développement durable, CL 92 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier, CL 212 de M. Bernard Derosier, l'amendement CL 334 de M. Patrick Braouezec, ainsi que les amendements identiques CL 93 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 213 de M. Bernard Derosier et CL 267 sont déclarés sans objet.

La Commission adopte l'article 13 modifié.

Article 13 bis (chapitre IV [nouveau] du titre II du livre Ier de la quatrième partie du code général des collectivités territoriales) : Fusion entre une région et les départements qui la composent

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement de suppression CL 335 de M. Patrick Braouezec.

Puis elle examine l'amendement CL 497 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement a toujours pour objectif la cohérence juridique des procédures et l'assouplissement des conditions de participation des électeurs, s'agissant cette fois d'une fusion entre une région et les départements qui la composent. Il précise également que les comités de massif consultés devront rendre leur avis dans les deux mois de leur saisine.

La Commission adopte l'amendement.

Puis, elle adopte l'article 13 bis modifié.

TITRE III

DÉVELOPPEMENT ET SIMPLIFICATION DE L'INTERCOMMUNALITÉ

Chapitre Ier

Dispositions communes

Article 14 (art. L. 5111-1 et L. 5210-1-1 A [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Définitions de la catégorie des groupements de collectivités territoriales et de celle des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI)

La Commission adopte l'amendement rédactionnel CL 498 du rapporteur.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette successivement l'amendement CL 214 de M. Bernard Derosier et les amendements identiques CL 104 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 187 de M. Bernard Derosier.

Elle adopte l'amendement de coordination CL 499 du rapporteur.

Enfin elle adopte l'article 14 modifié.

Article additionnel après l'article 14 : Suppression de la catégorie des communautés d'agglomération nouvelle :

La Commission examine l'amendement CL 500 du rapporteur, portant article additionnel après l'article 14.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement supprime les communautés d'agglomération nouvelle, catégorie d'EPCI qui complique inutilement le droit des collectivités locales, puisqu'il n'en existe aucun exemple.

La Commission adopte l'amendement.

Article 15 (art. L. 5210-5 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Compétences communales susceptibles d'être exercées par un EPCI

La Commission maintient la suppression de cet article.

Article additionnel après l'article 15 : Extension des possibilités de délégation de signature pour l'administration des EPCI :

La Commission examine, en discussion commune, les amendements CL 6 de M. Jean-Pierre Schosteck et CL 171 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Je suis favorable à l'amendement CL 6 et défavorable à l'amendement CL 171 dont la rédaction est plus incertaine.

La Commission adopte l'amendement CL 6. En conséquence, l'amendement CL 171 est déclaré sans objet.

Chapitre II

Achèvement et rationalisation de la carte de l'intercommunalité

Section I

Schéma départemental de coopération intercommunale

Article 16 (art. L. 5210-1-1 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Finalité, contenu et modalités d'élaboration du schéma départemental de coopération intercommunale

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement de suppression CL 336 de M. Patrick Braouezec.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 501 et CL 502 du rapporteur, l'un étant de précision, l'autre de cohérence.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette successivement l'amendement CL 297 de M. Émile Blessig puis les amendements identiques CL 94 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 215 de M. Bernard Derosier.

Puis, suivant l'avis favorable du rapporteur, elle adopte l'amendement CL 40 de la commission du développement durable.

La Commission adopte ensuite l'amendement de précision CL 503 du rapporteur.

Puis elle examine l'amendement CL 216 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Parmi les critères qui seront pris en considération pour l'élaboration des schémas, il me paraît important d'introduire les « antécédents en matière de coopération intercommunale entre entités concernées ». Il convient en effet d'éviter une intercommunalité par défaut.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis défavorable, l'objectif du schéma étant d'améliorer la situation, non de constater la situation présente pour la maintenir.

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Il faudrait pourtant que le préfet tienne compte des collaborations qui ont existé. Il ne faut pas introduire n'importe quelle commune dans n'importe quelle intercommunalité à seule fin d'achever la carte intercommunale.

PermalienPhoto de Jean-Luc Warsmann

J'observe une certaine convoitise autour d'une centrale nucléaire dans les Ardennes…

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Monsieur le président, ne rappelez pas sans cesse ce cas particulier ! Cet amendement vise seulement à lutter contre les égoïsmes locaux ou intercommunaux, contraires à la pratique de coopération que j'ai exprimée. Il ne s'agit pas seulement des Ardennes ! Une commune qui a collaboré sur divers sujets avec les membres d'une intercommunalité a vocation à y rentrer. Il faut éviter qu'elle en soit empêchée par les autres communes et intercommunalités. Je propose donc d'écrire que le schéma départemental doit « tenir compte des antécédents en matière de coopération intercommunale entre entités concernées ». Cela me semble évident.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Je ne suis pas convaincu par ce raisonnement et la pertinence juridique de cette rédaction. Je maintiens donc mon avis défavorable.

La Commission rejette l'amendement.

Elle adopte ensuite successivement les amendements de précision CL 504 et CL 505 du rapporteur.

Puis, suivant l'avis favorable du rapporteur,elle adopte l'amendement CL 41 de la commission du développement durable.

Elle rejette ensuite successivement, suivant l'avis défavorable du rapporteur, l'amendement CL 298 de M. Émile Blessig ainsi que les amendements CL 218, CL 219 et CL 220 de M. Bernard Derosier.

Puis, elle adopte l'amendement CL 506 du rapporteur prévoyant que le préfet présente le projet de schéma départemental à la commission départementale de la coopération intercommunale (CDCI).

Elle examine ensuite les amendements identiques CL 48 de M. Jean-Pierre Schosteck et CL 172 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Je suis défavorable à ces amendements car ils risquent de rallonger les délais de consultation et, partant, d'adoption du schéma départemental.

PermalienPhoto de Michel Piron

Ces amendements ne visent pas à rallonger les délais, mais à faciliter la délibération des communes et intercommunalités sur le schéma : l'émission d'un avis préalable par la commission départementale ne pourra qu'éclairer la décision des intéressés et évitera les blocages.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il me paraît préférable que le préfet élabore un schéma, qu'il en tienne informée la commission, que le débat s'engage avec les maires et les présidents d'EPCI et qu'ensuite intervienne le vote de la commission départementale. L'adoption de ces amendements conduirait à procéder deux fois au même exercice, au risque de ne pas maîtriser un agenda qui demeure très serré.

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Du débat qui s'instaurerait dans la commission pourraient surgir des éléments éclairants pour les futurs conseils municipaux.

En 2006, M. Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, avait demandé aux préfets d'établir des cartes idéales de l'intercommunalité. On a donc déjà fait 50 % du chemin ! Afin d'éviter les attitudes conservatrices ou égoïstes de certains conseils municipaux, il serait intéressant de disposer de l'avis de la commission départementale, qui a une vision globale, y compris dans la perspective d'éventuelles fusions.

PermalienPhoto de Michel Piron

Pour avoir déjà participé à une commission départementale, je sais qu'un accord réalisé en son sein pèse, en aval, sur les délibérations des conseils municipaux, même si cet avis n'est pas contraignant. Cela peut faire gagner beaucoup de temps !

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Je rappelle que cette proposition est soutenue par différents courants politiques – des membres du groupe SRC et du groupe UMP ont signé ces amendements –, et que c'est l'Association des maires de France (AMF) qui l'a proposée à l'origine. Nous sommes là pour défendre l'État, mais aussi les élus. Il ne faudrait pas se placer seulement du point de vue du préfet, monsieur le rapporteur ! Prenons en compte l'avis de l'AMF.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Je trouverais choquant que l'on demande à la commission de se prononcer deux fois, sur des projets probablement différents. À vous suivre, elle voterait, en effet, une première fois avant que l'on ait consulté les communes, alors qu'il serait préférable de commencer par donner la parole à celles-ci.

J'ai déposé, pour ma part, un amendement demandant que le préfet présente son projet à la commission départementale avant de saisir les maires et les intercommunalités, ce qui est bien différent. Ce qui me paraît gênant dans ces amendements, c'est que l'on procédera à un vote avant de saisir les communes. Cela contribuera à figer la situation et le procédé me paraît très léger vis-à-vis des communes.

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Le fait qu'il y ait une saisine ne signifie pas qu'il y aura un vote. Il s'agit seulement d'organiser une consultation pour obtenir un avis préalable.

PermalienPhoto de Jean-Luc Warsmann

Pour qu'un avis soit rendu, il faudra tout de même un vote.

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Ce ne sera pas un vote définitif, mais un simple avis. En quoi est-ce gênant ?

PermalienPhoto de Étienne Blanc

Il faut être réaliste. Imaginez-vous que le conseil municipal d'une petite commune ira contre l'avis de la commission départementale, placée sous l'autorité du préfet ? Pour que les collectivités puissent s'administrer librement, il faut éviter qu'elles soient soumises à la pression exercée par l'avis de la CDCI. Les conseils municipaux doivent s'exprimer en premier. C'est pourquoi je suis très hostile à ces amendements.

PermalienPhoto de Émile Blessig

Si le préfet fait une proposition avant de consulter la commission départementale, il risque d'y avoir une divergence entre la position du préfet qui représente l'Etat et celle des collectivités qui représentent les territoires.

Ce qui est important, c'est de consulter les collectivités territoriales. Il n'y a pas lieu de se méfier de la communication de cette consultation, ou bien il faut renoncer à la consultation en tant que telle.

La Commission adopte les amendements identiques CL 48 et CL 172, rectifiés pour prendre en compte les dispositions des amendements identiques CL 508 du rapporteur et CL 217 de M. Bernard Derosier, qui deviennent sans objet.

Puis elle adopte l'amendement CL 507, de coordination, du rapporteur ainsi que l'amendement CL 509 du même auteur, supprimant une précision d'ordre réglementaire.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette successivement les amendements CL 221 et CL 222 de M. Bernard Derosier.

Elle adopte ensuite l'amendement CL 510 du rapporteur, tendant à codifier le dernier alinéa de l'article.

Puis elle adopte l'article 16 modifié.

Article 16 bis : Possibilité d'intercommunalités discontinues en région parisienne :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 159 de M. Bernard Derosier.

Elle adopte ensuite l'article 16 bis sans modification.

Article 17 : Date butoir pour fixer le schéma départemental de coopération intercommunale :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 337 de M. Patrick Braouezec et CL 224 de M. Bernard Derosier.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 223 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Philippe Vuilque

Cet amendement vise à avancer au 30 juin 2011 la date à laquelle les schémas départementaux de coopération intercommunale devront être arrêtés par le préfet. Le rapporteur du texte au Sénat avait entrouvert la porte dans la mesure où, tout en demandant le maintien de la date butoir actuelle, il reconnaissait qu'elle procédait d'un choix discutable. Il faut que la question des intercommunalités soit réglée suffisamment en amont des élections municipales. C'est pourquoi il nous semble raisonnable de raccourcir de six mois le délai prévu.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis défavorable. Le délai de consultation de la CDCI a été porté à quatre mois, de sorte qu'il ne restera plus que deux mois pour arrêter les schémas si cet amendement est adopté. Cela me paraît totalement impossible.

La Commission rejette l'amendement.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette ensuite l'amendement CL 101 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier.

Elle adopte ensuite l'article 17 sans modification.

Section 2

Organisation et amélioration du fonctionnement de l'intercommunalité

Sous-section 1

Établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre

Article 18 (art. L. 5210-1-2 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Rattachement d'office d'une commune à un EPCI à fiscalité propre :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement de suppression CL 338 de M. Patrick Braouezec.

Elle examine ensuite l'amendement CL 511 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement demande que le comité de massif rende son avis dans un délai de deux mois.

La Commission adopte l'amendement. En conséquence, les amendements CL 7 de M. Jean-Pierre Schosteck, CL 42 de la Commission du développement durable, CL 225 et CL 226 de M. Bernard Derosier sont déclarés sans objet.

La Commission examine ensuite l'amendement CL 512 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit d'avancer au 1er juillet 2013 la date à laquelle le processus de réorganisation de l'intercommunalité devra être achevé. Il convient en effet que le dispositif soit stabilisé suffisamment longtemps avant les élections municipales de mars 2014.

La Commission adopte l'amendement.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 188 de M. Bernard Derosier.

Elle adopte ensuite l'article 18 modifié.

Article 19 (art. L. 5211-18 du code général des collectivités territoriales) : Impossibilité d'adhérer à un EPCI à fiscalité propre en créant une discontinuité territoriale :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement de suppression CL 339 de M. Patrick Braouezec.

Elle adopte ensuite l'article 19 sans modification.

Article 19 bis A (art. L. 5211-19 et L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales) : Délai de répartition des biens en cas de retrait d'une commune d'un EPCI :

La Commission est saisie de l'amendement CL 513 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement prévoit qu'en cas de retrait d'une commune d'un EPCI et de désaccord sur la répartition du patrimoine, le préfet devra prendre l'arrêté de répartition des biens dans un délai de six mois.

La Commission adopte l'amendement et l'article 19 bis A modifié.

Article 19 bis (art. L. 5211-5 et L. 5211-5-1 du code général des collectivités territoriales) : Avis des communes sur les statuts d'un nouvel EPCI :

La Commission adopte l'article 19 bis sans modification.

Article 20 (art. L. 5211-41-3 du code général des collectivités territoriales) : Procédure de fusion entre EPCI :

La Commission adopte l'amendement CL 514, rédactionnel, du rapporteur.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 515 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement tend à éviter la persistance d'enclaves intercommunales lors de la fusion d'EPCI à fiscalité propre.

La Commission adopte l'amendement.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 227 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite l'amendement CL 516 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

L'amendement vise à remplacer le droit de veto à la majorité simple, accordé par le Sénat à la CDCI sur le projet de périmètre retenu en cas de fusion d'intercommunalités, par une opposition constructive à la majorité des deux tiers des membres de la commission départementale.

La Commission adopte l'amendement.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 229 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite les amendements identiques CL 107 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 189 de M. Bernard Derosier.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis favorable pourvu que l'on adopte le sous-amendement CL 667, qui met le sujet au pluriel : « Ces majorités doivent nécessairement comprendre » – le reste sans modification.

La Commission adopte le sous-amendement CL 667 du rapporteur.

Elle adopte ensuite les amendements CL 107 et CL 189 ainsi sous-amendés.

Puis la Commission adopte successivement les amendements CL 518, CL 519, CL 520, CL 521 et CL 522 du rapporteur, les quatre premiers d'entre eux étant de précision et le dernier de coordination.

La Commission adopte ensuite l'article 20 modifié.

Article additionnel près l'article 20 : Préservation du statut des communautés urbaines en cas de fusion avec d'autres EPCI :

La Commission examine l'amendement CL 523 du rapporteur, tendant à insérer un article additionnel après l'article 20.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit de réparer un oubli dans la législation en vigueur, concernant certaines communautés urbaines.

La Commission adopte l'amendement.

Article 20 bis : Continuité du service public en cas de substitution d'un EPCI à fiscalité propre à un EPCI sans fiscalité propre :

La Commission examine l'amendement CL 524 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement vise à supprimer l'article, car il serait inapplicable.

La Commission adopte l'amendement.

En conséquence, l'article 20 bis est supprimé.

Article 20 ter : Suppléance des délégués des communes dans les organes délibérants des EPCI :

La Commission examine les amendements identiques CL 525 du rapporteur et CL 8 de M. Jean-Pierre Schosteck.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Par coordination, il s'agit de supprimer l'article.

La Commission adopte les amendements.

L'article 20 ter est ainsi supprimé. En conséquence, l'amendement CL 228 de M. Bernard Derosier est déclaré sans objet.

Sous-section 2

Syndicats de communes et syndicats mixtes

Article 21 (art. L. 5111-6 [nouveau] et art. L. 5721-2 du code général des collectivités territoriales) : Conditions permettant d'autoriser la création d'un syndicat de communes ou d'un syndicat mixte :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 340 de M. Patrick Braouezec et CL 300 de M. Émile Blessig.

Elle adopte ensuite l'amendement CL 526 du rapporteur tendant à supprimer une précision juridiquement inutile.

Puis elle adopte l'article 21 modifié.

Article 21 bis (art. L. 5212-8 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Création éventuelle d'un collège des délégués des communes membres d'un syndicat de communes :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement de suppression CL 341 de M. Patrick Braouezec.

Puis la Commission adopte successivement les amendements CL 527, de précision, et CL 528, de cohérence, du rapporteur.

Elle adopte ensuite l'article 21 bis modifié.

Article 22 (sous-section 2 de la section 5 du chapitre II du titre premier du livre II de la cinquième partie et art. L. 5721-2 du code général des collectivités territoriales) : Fusion de syndicats de communes et de syndicats mixtes :

La Commission adopte l'amendement CL 529, de précision, du rapporteur.

Elle examine ensuite l'amendement CL 530 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement permettra à la CDCI de prendre l'initiative de proposer des fusions de syndicats.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 531, de cohérence, et CL 532, de précision, du rapporteur.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 533 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

L'amendement permettra à la CDCI d'exercer une opposition constructive à l'égard des projets de fusion de syndicats que le préfet lui soumettra.

La Commission adopte l'amendement.

Puis la Commission adopte successivement les amendements CL 534, de précision, CL 535, rédactionnel, CL 536 et CL 537, de cohérence, CL 538, tendant à corriger des erreurs matérielles, CL 539 et CL 540, de cohérence, CL 541, de clarification rédactionnelle, CL 542 à CL 544, de cohérence, CL 545 de cohérence et de clarification rédactionnelle, et CL 546, de précision, déposés par le rapporteur.

La Commission adopte ensuite l'article 22 modifié.

Article 23 (art. L. 5212-33, L. 5214-28, L. 5216-9 et L. 5721-7 du code général des collectivités territoriales) : Élargissement des cas de dissolution de plein droit des EPCI :

La Commission adopte successivement les amendements CL 547, de précision, CL 548 et CL 549, tendant à corriger des erreurs matérielles, CL 550 et CL 551, de précision, déposés par le rapporteur.

Elle examine ensuite l'amendement CL 552 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit d'étendre aux communautés urbaines le mécanisme de dissolution de plein droit lorsqu'elles ne comptent plus qu'une seule commune membre.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle est saisie de l'amendement CL 553 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement permettra la dissolution des syndicats mixtes lorsqu'ils adhèrent à d'autres syndicats mixtes en leur transférant la totalité de leurs compétences.

La Commission adopte l'amendement.

Elle adopte ensuite l'article 23 modifié.

Article 24 (art. L. 5214-21, L. 5215-21, L. 5215-22, L. 5216-6 et L. 5216-7 du code général des collectivités territoriales) : Substitution de la communauté de communes au syndicat de communes ou au syndicat mixte dont le périmètre est identique ou inclus :

La Commission adopte l'amendement CL 554, de coordination, du rapporteur.

Puis elle adopte l'article 24 modifié.

Article 24 bis (art. L. 5211-61 du code général des collectivités territoriales) : Prise en compte de la population d'un EPCI à fiscalité propre pour le calcul des majorités qualifiées en cas d'inclusion partielle dans un syndicat mixte :

La Commission adopte l'amendement CL 555 du rapporteur, tendant à corriger une erreur matérielle.

Puis elle adopte l'article 24 bis modifié.

Article 24 ter (art. L. 5212-34 du code général des collectivités territoriales) : Modalités de consultation des conseils municipaux sur le projet préfectoral de dissolution d'un syndicat de communes :

La Commission adopte l'article 24 ter sans modification.

Sous-section 3

Pays

Article 25 (art. 22 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire) : Suppression du statut législatif des pays :

La Commission examine les amendements identiques CL 183 de M. Bernard Derosier, CL 290 de M. Émile Blessig et CL 342 de M. Patrick Braouezec, tendant à supprimer l'article.

PermalienPhoto de Émile Blessig

Les collectivités territoriales passant de plus en plus d'une logique de guichet à une logique de projet, nous devons essayer de résoudre les difficultés auxquelles se heurte l'organisation de la coopération à l'échelle infra-départementale et infra-régionale. Or le choix a été fait, dans une logique d'affichage, de supprimer les pays – l'objectif de ce texte étant de simplifier le millefeuille actuel, il fallait bien éliminer une structure. C'est oublier que les pays ne sont pas des collectivités territoriales, mais des outils permettant cette coopération infra-départementale et infra-régionale.

Le principe retenu est de ne pas supprimer les pays existants, mais d'interdire la création de nouveaux pays. La suppression de l'article 22 de la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire (LOADT) prive pourtant les pays de leur fondement légal. Les amendements que nous avons déposés tendent à supprimer cette disposition et à préserver ceux qui existent.

D'autres amendements, sur lesquels je reviendrai plus précisément en séance publique, sont relatifs à l'organisation de la coopération infra-départementale et infra-régionale, pour laquelle le syndicat mixte à la carte peut jouer un rôle très utile en milieu rural. Cet outil permet de réduire le nombre des structures existantes et de rapprocher les élus autour de certains objectifs, mais il fait curieusement peur. Quatre amendements portant sur ce sujet ont ainsi été rejetés au titre de l'article 40. Comment le comprendre, alors qu'il s'agit seulement de mieux organiser la coopération dans nos territoires ?

PermalienPhoto de Jean-Michel Clément

En 2008, à l'issue des travaux de la mission d'information sur la clarification des compétences, nous avions tous reconnu que certaines structures fonctionnaient bien, et d'autres non. Il ne faudrait pas supprimer ce qui donne satisfaction, en particulier les pays, qui répondent avant tout à des préoccupations propres aux espaces ruraux.

Il faut reconnaître que certains ne correspondent pas à de véritables projets, mais à de simples contrats. Je peux donc comprendre que l'on souhaite recadrer la situation. Il serait toutefois malheureux de supprimer d'un trait de plume ce qui fait l'originalité des pays. Je pense en particulier à l'association de la société civile, dans le cadre des conseils de développement qui permettent à différents acteurs, notamment les associations et les chambres consulaires, de participer à la réflexion sur l'aménagement du territoire. Il ne faut pas supprimer les pays lorsqu'ils fonctionnent, ce qui implique de préserver leur base légale.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Nous avons parcouru un long chemin depuis les premiers travaux menés par le comité Balladur sur les pays. La rédaction du texte à laquelle est parvenu le Sénat me paraît satisfaisante : elle supprime certes la référence législative aux pays dans ce que l'on peut appeler, pour simplifier, la loi « Voynet-Pasqua », mais l'article 25 n'empêchera pas la création de nouveaux pays, ces derniers pouvant adopter des formes juridiques très diverses – associations ou syndicats mixtes, par exemple –, et il n'interdira pas aux pays actuels de continuer à exister.

Evitons de raviver les « guerres de religion ». Ce texte permettra à ceux qui font vivre des structures de projet intéressantes au plan local de continuer à le faire, tout en donnant satisfaction à ceux qui souhaitaient revenir sur ce mécanisme. Afin d'éviter que le débat ne rebondisse au Sénat avec une conclusion incertaine, il me paraîtrait sage de voter l'article 25 conforme. C'est la meilleure solution pour préserver les pays qui fonctionnent bien et permettent d'associer la société civile. Même si la référence législative aux pays disparaît, il sera toujours possible d'appeler « comités de développement » les structures actuelles.

La Commission rejette ces amendements identiques.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 184 de M. Bernard Derosier, CL 291 et CL 301 de M. Emile Blessig, puis l'amendement CL 43 de la Commission du développement durable.

Puis elle adopte l'article 25 sans modification.

Article additionnel après l'article 25 : Toilettage des références législatives aux pays :

La Commission adopte l'amendement CL 556, de cohérence, du rapporteur, tendant à insérer un article additionnel après l'article 25.

Sous-section 4

Commission départementale de la coopération intercommunale

Article 26 (art. L. 5211-43 du code général des collectivités territoriales) : Rééquilibrage de la composition de la commission départementale de la coopération intercommunale (CDCI) :

La Commission adopte successivement les amendements CL 557, de cohérence, et CL 558, tendant à corriger une erreur matérielle, déposés par le rapporteur.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette successivement les amendements CL 233, CL 231 et CL 232 de M. Bernard Derosier.

Puis elle adopte l'article 26 modifié.

Après l'article 26 :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 190 M. Bernard Derosier et CL 102 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier.

Article additionnel après l'article 26 : Composition du collège représentant les EPCI à fiscalité propre au sein de la CDCI :

Suivant l'avis favorable du rapporteur, la Commission adopte les amendements identiques CL 9 de M. Jean-Pierre Schosteck et CL 173 de M. Bernard Derosier.

Article additionnel après l'article 26 : Renouvellement intégral des membres de la CDCI :

La Commission adopte l'amendement CL 10 de M. Jean-Pierre Schosteck.

Article 26 bis (art. L. 5211-44-1 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Représentation des communes et intercommunalités de montagne au sein de la CDCI :

La Commission adopte successivement les amendements CL 559, rédactionnel et de précision, CL 560, rédactionnel, CL 561, de précision, et CL 562, rédactionnel et de précision, déposés par le rapporteur.

Elle adopte ensuite l'article 26 bis modifié.

Article 27 (art. L. 5211-45 du code général des collectivités territoriales) : Renforcement des attributions consultatives de la CDCI – Composition de la CDCI consultée sur une demande de retrait d'une communauté ou d'un syndicat de communes :

La Commission est saisie de l'amendement CL 563 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

L'amendement tend à rétablir la saisine automatique de la CDCI lorsqu'une modification du périmètre d'un EPCI s'écartant du schéma départemental de coopération intercommunale est engagée.

La Commission adopte l'amendement.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette ensuite l'amendement CL 234 de M. Bernard Derosier.

Puis elle adopte l'article 27 modifié.

Sous-section 5

Autres dispositions

Avant l'article 28 :

La Commission adopte l'amendement CL 564, rédactionnel, du rapporteur clarifiant l'intitulé de la sous-section 5 de la section 2 du chapitre II du titre III du projet de loi.

Article 28 (art. L. 1111-4 du code général des collectivités territoriales) : Renforcement de l'interdiction des tutelles entre collectivités territoriales pour l'attribution d'aides financières :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 235 de M. Bernard Derosier et CL 299 de M. Émile Blessig.

Puis elle adopte l'article 28 sans modification

Article 28 bis (art. L. 5211-26 du code général des collectivités territoriales) : Procédure administrative de dissolution et de liquidation des EPCI :

La Commission adopte successivement les amendements CL 565 à CL 577 du rapporteur, les uns étant de précision et les autres de cohérence ou de coordination.

Puis elle adopte l'article 28 bis ainsi modifié.

Section 3

Dispositifs temporaires d'achèvement et de rationalisation de l'intercommunalité

Article 29 : Adaptation de la carte des EPCI à fiscalité propre au schéma départemental de coopération intercommunale :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 343 de M. Patrick Braouezec et CL 191 de M. Bernard Derosier.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 578 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

L'amendement impose aux préfets de prendre en compte les orientations définies à l'article 16 pour l'élaboration du schéma départemental de coopération intercommunale lorsqu'il prévoit de fixer le périmètre de nouveaux EPCI à fiscalité propre en l'absence d'un tel schéma ou en s'écartant des projets retenus dans ce dernier.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 579, de précision, CL 580, de cohérence, et CL 581, de précision, du rapporteur.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette successivement les amendements CL 11 de M. Jean-Pierre Schosteck et CL 192 de M. Bernard Derosier.

Elle examine ensuite l'amendement CL 582 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Dans le cas de la création de nouveaux EPCI à fiscalité propre, cet amendement tend à limiter, pour l'année 2012, la possibilité reconnue à la commune la plus peuplée d'exercer un droit de veto au seul cas où sa population est au moins égale au tiers du total de la population des communes concernées.

La Commission adopte l'amendement.

Puis, suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette successivement les amendements CL 236 de M. Bernard Derosier et CL 12 de M. Jean-Pierre Schosteck

Elle adopte successivement les amendements CL 583, de coordination, et CL 584, tendant à avancer au 30 juin 2013 la date butoir prévue par le texte pour l'achèvement de la carte intercommunale, déposés par le rapporteur.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette ensuite l'amendement CL 237 de M. Bernard Derosier.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 585 à CL 589, de précision, et CL 590, tendant à corriger une erreur matérielle, déposés par le rapporteur.

Elle examine ensuite l'amendement CL 591 du rapporteur.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 592 à CL 595, de précision, déposés par le rapporteur.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 596 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement tend également à limiter, pour l'année 2012, la possibilité d'un droit de veto des communes les plus peuplées, cette fois dans le cas de la modification des périmètres des EPCI à fiscalité propre.

La Commission adopte l'amendement.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette ensuite l'amendement CL 238 de M. Bernard Derosier.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 597, de coordination, CL 598, relatif à la date d'achèvement du processus de rationalisation de la carte intercommunale, et CL 599, de précision, du rapporteur.

Elle examine ensuite l'amendement CL 600 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit d'étendre à la seconde phase, prévue en 2013, le choix sénatorial de renouveler tous les six ans la première phase, prévue en 2013, de la période transitoire de rationalisation de la carte intercommunale.

La Commission adopte l'amendement.

La Commission examine ensuite l'amendement CL 601 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

C'est un autre amendement visant à encadrer l'action du préfet lorsqu'il agit en l'absence de schéma départemental ou en s'écartant des projets retenus dans ce dernier.

La Commission adopte l'amendement.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 602 et CL 603, de précision, CL 604, rédactionnel, et CL 605, de cohérence, déposés par le rapporteur.

La Commission examine ensuite l'amendement CL 606 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit, une fois encore, de limiter la possibilité de veto de la commune la plus peuplée, cette fois dans le cas de la fusion d'EPCI à fiscalité propre.

La Commission adopte l'amendement.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, elle rejette ensuite l'amendement CL 239 de M. Bernard Derosier.

Puis elle adopte successivement les amendements CL 607, de coordination, et CL 608, anticipant la date d'achèvement du processus de rationalisation de la carte intercommunale, déposés par le rapporteur.

La Commission examine ensuite l'amendement CL 609 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Même esprit que les amendements précédents relatifs au droit de veto de la commune la plus peuplée.

La Commission adopte l'amendement.

Elle adopte ensuite l'amendement CL 610, de précision, du rapporteur.

Puis elle examine l'amendement CL 611 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit, une fois encore, de prolonger le choix sénatorial d'un renouvellement de la procédure de rationalisation tous les six ans.

La Commission adopte l'amendement.

Puis la Commission adopte l'article 29 modifié.

Article 30 : Adaptation de la carte des syndicats de communes et syndicats mixtes au schéma départemental de coopération intercommunale :

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 344 de M. Patrick Braouezec et CL 193 de M. Bernard Derosier.

Elle est ensuite saisie de l'amendement CL 612 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Procédant du même esprit que les amendements précédents visant à encadrer l'action du préfet, celui-ci se rapporte au cas de la dissolution des syndicats de communes et des syndicats mixtes.

La Commission adopte l'amendement.

Puis, elle adopte successivement les amendements CL 613, de précision, et CL 614, de précision et de coordination, déposés par le rapporteur.

Elle examine ensuite l'amendement CL 615 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Même esprit que les amendements précédents relatifs au droit de veto de la commune la plus peuplée, cette fois en cas de dissolution des syndicats.

La Commission adopte l'amendement.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 13 de M. Jean-Pierre Schosteck, CL 194 de M. Bernard Derosier et CL 14 de M. Jean-Pierre Schosteck.

Puis, la Commission adopte successivement les amendements CL 616, de coordination, CL 617, avançant de six mois la date d'achèvement du processus de rationalisation, et CL 618, de précision, tous déposés par le rapporteur.

Suivant l'avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette ensuite l'amendement CL 240 de M. Bernard Derosier.

Puis la Commission examine l'amendement CL 619 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Même esprit que des amendements précédemment adoptés.

La Commission adopte l'amendement.

Puis, elle adopte successivement les amendements CL 620, de précision, CL 621, de cohérence et de précision, CL 622, relatif au droit de veto de la commune la plus peuplée en cas de modification de périmètre des syndicats, CL 623, de coordination, CL 624, relatif à la date d'achèvement du processus de rationalisation, CL 625, de précision, CL 626, relatif à l'encadrement de l'action des préfets, CL 627 et CL 628 de précision, CL 629, relatif au droit de veto de la commune la plus peuplée en cas de fusion des syndicats, CL 630, de coordination, CL 631, relatif à la date d'achèvement du processus de rationalisation, CL 632, supprimant le droit de veto de la commune la plus peuplée en 2013, et CL 633, de précision, tous déposés par le rapporteur.

La Commission adopte ensuite l'article 30 modifié.

Avant l'article 31

Après avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 103 et CL 105 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 195 de M. Bernard Derosier, portant articles additionnels avant l'article 31.

Article 31 (art. L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales) : Pouvoirs de police pouvant être transférés au président d'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre :

La commission rejette l'amendement CL 242 de M. Bernard Derosier, tendant à supprimer l'article 31.

Puis elle adopte successivement les amendements de précision CL 466 et CL 467 du rapporteur.

Après avis défavorable du rapporteur, elle rejette ensuite successivement l'amendement CL 241 de M. Bernard Derosier et l'amendement CL 111 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier.

Elle adopte ensuite successivement les amendements de précision CL 468 et CL 469 du rapporteur.

Puis elle examine l'amendement CL 345 de M. Patrick Braouezec.

PermalienPhoto de Marie-Hélène Amiable

Il s'agit de permettre aux maires de reprendre leurs compétences s'ils le souhaitent.

La Commission rejette l'amendement.

Elle adopte ensuite l'amendement de précision CL 470 du rapporteur, puis l'amendement de coordination CL 471 du même auteur.

Elle adopte enfin l'article 31 modifié.

Article 31 bis (art. L. 1331-10 du code de la santé publique) : Autorité compétente pour autoriser le déversement d'eaux usées autres que domestiques :

La Commission adopte l'article 31 bis sans modification.

Article 32 (art. L. 5214-16, L. 5215-20 et L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales) : Règles de majorité applicables pour la définition de l'intérêt communautaire :

La Commission est saisie de trois amendements, CL 473 du rapporteur, CL 108 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 196 de M. Bernard Derosier, pouvant être soumis à une discussion commune.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit de faciliter l'approbation de l'intérêt communautaire. Par rapport aux deux autres, l'amendement CL 473 propose des conditions de majorité plus simples.

La Commission adopte l'amendement CL 473.

En conséquence, l'article 32 est ainsi rédigé. Les amendements CL 108 et CL 196 sont déclarés sans objet.

Article additionnel après l'article 32 (art. L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales) : Règles de majorité applicables pour le transfert de nouvelles compétences à un établissement public de coopération intercommunale :

La Commission adopte l'amendement CL 472 du rapporteur, portant article additionnel après l'article 32.

Article 33 (art. L. 5211-4-1 du code général des collectivités territoriales) : Mises à disposition des services entre un EPCI et ses communes membres

La Commission adopte l'amendement CL 474, rédactionnel, du rapporteur.

Elle adopte ensuite successivement les amendements CL 475 et CL 476 du même auteur, relatifs aux agents territoriaux.

Puis elle adopte successivement l'amendement de précision CL 477 et l'amendement de cohérence CL 479 du rapporteur.

Elle adopte enfin l'amendement CL 478, du même auteur, sur la mise à disposition des fonctionnaires et agents territoriaux.

Elle adopte l'article 33 modifié.

Article 34 (art. L. 5211-4-2 et L. 5211-4-3 [nouveaux] du code général des collectivités territoriales) : Création de services communs entre un EPCI à fiscalité propre et ses communes membres :

La Commission adopte successivement trois amendements du rapporteur : un amendement de clarification, CL 480 ; un amendement de précision, CL 481 ; un amendement rédactionnel, CL 482.

Elle adopte ensuite successivement les amendements CL 483 et CL 484, du même auteur, relatifs aux agents transférés dans le cadre de la création d'un service commun.

Puis elle adopte l'amendement de précision CL 485, également du rapporteur.

Elle adopte l'amendement CL 486, du même auteur, permettant la création de comités techniques communs à un EPCI et à seulement une partie de ses communes membres.

Elle adopte enfin l'article 34 modifié.

Article additionnel après l'article 34 (art. L. 5211-39-1 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Rapport sur la mutualisation des services entre les communes et leurs établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre :

La Commission est saisie de l'amendement CL 487, du rapporteur, portant article additionnel après l'article 34.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Pour favoriser la mutualisation des services entre communes et EPCI, nous proposons de rendre obligatoire l'élaboration, dans chaque EPCI et au début de chaque nouveau mandat des municipalités, d'un rapport comportant un projet de schéma de mutualisation qui sera soumis à l'avis des communes membres.

La Commission adopte l'amendement.

Article 34 bis A (art. L. 1116-1 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Mutualisation des services entre les collectivités territoriales et leurs établissements publics :

La Commission examine l'amendement CL 668 du Gouvernement.

PermalienAlain Marleix, secrétaire d'état à l'intérieur et aux collectivités territoriales

Le présent amendement a pour objet de sécuriser, au regard des exigences communautaires applicables en matière de droit de la commande publique, le dispositif de mutualisation de moyens entre les départements, les régions et les groupements auxquels ils appartiennent.

Il est proposé tout d'abord d'indiquer expressément la possibilité ouverte aux collectivités territoriales de conclure entre elles des conventions ayant pour objet la réalisation de prestations de services.

Ensuite, l'amendement vise à ouvrir le dispositif de création de services communs ou de mise à disposition de services, déjà applicable aux relations entre EPCI et communes membres, à celles existant entre les départements, les régions et les groupements auxquels ils appartiennent, pour l'exercice en commun de compétences, en intégrant à ce dispositif les critères définis par l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 9 juin 2009, de façon à placer ces mutualisations en dehors du champ d'application du droit de la commande publique.

Enfin, il autorise les départements, les régions, leurs établissements publics et les syndicats mixtes ouverts auxquels ils appartiennent, à mutualiser leurs moyens en créant un service unifié prenant en charge des fonctions administratives ou techniques.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

Si le Gouvernement avait eu d'autres préoccupations que le futur charcutage des limites de cantons, il aurait sans doute été en mesure de proposer de telles dispositions plus tôt, et nous n'en serions pas réduits à étudier l'amendement au moment de sa distribution.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Vous ne pouvez pas faire ce procès : la rédaction de l'amendement impliquait des discussions avec la Commission de Bruxelles, lesquelles ont eu lieu pendant la préparation du texte.

PermalienAlain Marleix, secrétaire d'état à l'intérieur et aux collectivités territoriales

Nous avons d'ailleurs déjà eu l'occasion de débattre de la question.

La Commission adopte l'amendement.

En conséquence, l'article 34 bis A est ainsi rédigé.

Article 34 bis (art. L. 2224-31 du code général des collectivités territoriales) : Conditions de création d'une autorité organisatrice de distribution d'électricité de taille départementale :

Après avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 281 de M. Martial Saddier.

Elle adopte ensuite l'article 34 bis sans modification.

Après l'article 34 bis

Après avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette l'amendement CL 282 de M. Martial Saddier portant article additionnel après l'article 34 bis.

Article 34 ter (art. 1609 nonies C du code général des impôts) : Révision sexennale de l'attribution de compensation des communes membres d'une communauté d'agglomération ou d'une communauté urbaine percevant la taxe professionnelle :

La Commission est saisie de l'amendement CL 659, de la commission des Finances, tendant à supprimer l'article 34 ter.

La Commission adopte l'amendement. En conséquence, l'article 34 ter est supprimé, rendant sans objet l'amendement CL 361 de M. Philippe Meunier.

Article 34 quater (art. L. 5211-28-2 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Création d'une dotation globale de fonctionnement unique. Attribution de la dotation de développement rural aux EPCI fusionnés :

La Commission adopte l'amendement CL 489 du rapporteur.

Puis, après avis favorable du rapporteur, elle adopte l'amendement CL 660 de la commission des Finances.

En conséquence, l'amendement de précision CL 490 du rapporteur devient sans objet.

Après avis favorable du rapporteur, elle adopte également les amendements identiques CL 15 de M. Jean-Pierre Schosteck et CL 661 de la commission des Finances.

Elle adopte enfin l'article 34 quater modifié.

Article additionnel après l'article 34 quater (art. L. 5211-28-3 [nouveau] du code général des collectivités territoriales : Unification des impôts directs locaux au sein d'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre :

Après avis favorable du rapporteur, la Commission adopte d'abord l'amendement CL 109 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier portant article additionnel après l'article 34 quater.

Après l'article 34 quater

La Commission rejette ensuite, successivement, les amendements CL 112 et CL 110 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et les amendements CL 347 et CL 348 de M. Patrick Braouezec.

TITRE IV

CLARIFICATION DES COMPÉTENCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

Avant l'article 35 :

Après avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette successivement les amendements CL 161 et CL 160, de M. Bernard Derosier, portant articles additionnels avant l'article 35.

Article 35 : Principes généraux applicables à la répartition des compétences entre collectivités territoriales et à l'encadrement des financements croisés :

La commission rejette l'amendement CL 349 de M. Patrick Braouezec tendant à supprimer l'article 35.

Elle examine ensuite l'amendement CL 634 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement vise à conférer une valeur normative aux dispositions de l'article 35 du projet de loi, afin de clarifier les règles générales applicables à la répartition des compétences entre les différentes catégories de collectivités territoriales.

Pour ce faire, il limite le jeu de la « clause générale de compétences » des départements et des régions aux seuls domaines de compétences dont la loi n'aura pas décidé l'attribution. À l'heure actuelle, ils sont encore nombreux.

L'amendement clarifie par ailleurs les règles de principe applicables aux situations de partage et de délégation de compétences entre collectivités territoriales, tout en rappelant que les trois catégories de collectivités territoriales demeureront compétentes en matière de patrimoine, de création artistique et de sport. Une telle disposition devrait permettre d'apaiser beaucoup d'inquiétudes.

PermalienPhoto de Bernard Derosier

L'amendement du rapporteur tend à bouleverser les intentions initiales du Gouvernement, qui avait prévu de se donner un an pour répartir les compétences entre collectivités. Pour notre part, nous avons toujours considéré qu'il aurait fallu commencer par là. Dans la mesure où l'amendement répond en partie – mais en partie seulement – aux préoccupations dans ce domaine, le Gouvernement a-t-il abandonné définitivement l'idée de déposer son projet de loi ?

PermalienPhoto de Michel Piron

Je trouve pour ma part louable que la question soit réglée dans le cadre du projet de loi. Mais la rédaction de l'article 35 n'est pas tout à fait satisfaisante. Ainsi, lorsque l'on affirme que « la région et le département exercent, en principe exclusivement, les compétences qui leur sont attribuées par la loi », l'expression « en principe » suggère qu'il pourrait en être autrement en pratique. Je comprends toutefois qu'une certaine souplesse doive présider à la définition de ces compétences.

PermalienPhoto de Émile Blessig

Nous sommes tous demandeurs d'une clarification dans la répartition des compétences. Mais j'aimerais savoir si l'expression « création artistique » est plus restrictive que celle de « culture ».

PermalienAlain Marleix, secrétaire d'état à l'intérieur et aux collectivités territoriales

L'article 35 se limite à fixer certains principes pour clarifier la répartition des compétences entre collectivités. Tout d'abord, les compétences de la région et du département sont en principe exclusives. Ensuite, à titre dérogatoire, ces deux collectivités peuvent exercer des compétences partagées à condition qu'un chef de file soit désigné. Enfin, une capacité d'initiative leur est reconnue dans des situations non prévues par la loi dès lors que l'intérêt local le justifie.

Par ailleurs, l'article précise que la pratique des financements croisés entre collectivités territoriales est conditionnée à l'envergure du projet et à la capacité contributive du maître d'ouvrage.

Plutôt que d'ouvrir en 2011 un long et difficile débat sur la clarification des compétences des collectivités territoriales, le Gouvernement préfère qu'un caractère normatif soit donné immédiatement aux dispositions de l'article 35. C'est l'objet de cet amendement.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Dans la mesure où l'article 87 du règlement impose aux commissions saisies pour avis de se réunir avant celle saisie au fond, la Commission des finances n'a pu se prononcer sur la répartition proposée. Par ailleurs, l'adoption de l'amendement du rapporteur aurait pour effet de faire tomber tous les autres amendements présentés sur l'article 35. Enfin, contrairement à l'article, l'amendement ne prévoit aucun encadrement de la pratique des cofinancements. C'est pourquoi je présenterai, après l'article 35, un sous-amendement à l'amendement que le Gouvernement a déposé sur ce sujet.

PermalienPhoto de Dominique Perben

J'ai moi-même déposé un amendement sur les cofinancements, mais son contenu s'inscrit dans la même logique que le vôtre. De son côté, le Gouvernement propose un dispositif sur la maîtrise d'ouvrage. L'ensemble devrait permettre un encadrement à la fois pragmatique et rigoureux.

La Commission adopte l'amendement CL 634.

En conséquence, l'article 35 est ainsi rédigé. En conséquence, les amendements CL 244, CL 245, CL 246, CL 248 de M. Bernard Derosier, CL 662 de la commission des Finances, CL 247, CL 249 de M. Bernard Derosier, CL 16 de M. Jean-Pierre Schosteck, CL 250, CL 162, CL 163 de M. Bernard Derosier, CL 633 de la commission des Finances, CL 164 de M. Bernard Derosier, CL 664 de la commission des Finances, CL 44 de la commission du développement durable, CL 251, CL 165 de M. Bernard Derosier, CL 49 de M. Jean-Pierre Schosteck, CL 174 de M. Bernard Derosier, CL 665 de la commission des Finances, CL 82 de M. Serge Grouard, CL 45 de la commission du développement durable, CL 253, CL 166 et CL 252 de M. Bernard Derosier sont déclarés sans objet.

Article additionnel après l'article 35 : Schéma d'organisation des compétences et de mutualisation des services de la région et des départements :

La Commission examine l'amendement CL 635 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement prévoit qu'en début de mandat, les conseils régionaux et généraux pourront élaborer un schéma précisant les compétences dont l'exercice est délégué à la région par le département, ou au département par la région. Cette souplesse me paraît en cohérence avec la création des conseillers territoriaux.

Cette organisation permettra de tenir compte des inégalités de la situation variable des collectivités, ainsi que de leurs moyens. Alors que nous risquons de connaître des années difficiles, la possibilité est ainsi donnée d'instaurer une forme de solidarité entre une région et les départements qui le composent.

PermalienAlain Marleix, secrétaire d'état à l'intérieur et aux collectivités territoriales

Avis favorable : l'amendement s'inscrit dans la logique de la création du conseiller territorial.

La Commission adopte l'amendement.

Article additionnel après l'article 35 : Règles générales applicables au financement de projets locaux par les régions et les départements – Participation financière minimale des collectivités territoriales et de leurs groupements aux opérations d'investissement dont ils assurent la maîtrise d'oeuvre :

La Commission est saisie de l'amendement CL 641 du Gouvernement, faisant l'objet des sous-amendements CL 671 et CL 672 du rapporteur pour avis de la commission des finances.

PermalienAlain Marleix, secrétaire d'état à l'intérieur et aux collectivités territoriales

Le rapporteur est partisan d'un encadrement strict du régime des cofinancements. Nous partageons son souci de rationaliser la dépense publique, mais sa proposition – interdiction de cumuler les subventions du département et de la région sauf pour les communes de moins de 3 500 habitants – nous semble trop contraignante, le seuil retenu étant relativement bas. Le Gouvernement propose donc, de son côté, de faire varier le niveau minimal de participation du maître d'ouvrage en fonction de la taille des collectivités.

En matière de financements croisés, les règles seraient les suivantes : le département pourrait contribuer au financement de projets locaux dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par les communes ou leurs groupements ; la région pourrait contribuer au financement des opérations d'envergure régionale des départements, des communes et de leurs groupements ainsi que des groupements d'intérêt public. Quant à la participation minimale du maître d'ouvrage, elle serait de 20 % pour les communes de moins de 2 000 habitants et pour les groupements de communes de moins de 20 000 habitants, de 30 % pour les autres communes et groupements de communes, et de 50 % pour les départements et pour les régions. À titre dérogatoire, la participation serait de 20 % pour ce qui concerne les projets d'investissement en matière de renouvellement urbain et de rénovation des monuments classés, quelle que soit la collectivité maître d'ouvrage.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Le Gouvernement a compris que les financements croisés étaient indispensables, et je m'en réjouis. Mais son amendement impose systématiquement à la collectivité maître d'ouvrage de financer plus de la moitié de l'équipement, ce qui revient à traiter de façon égale une ville de 2 500 habitants et une ville en comptant un million. Mes sous-amendements prévoient donc que la part des cofinancements ne peut dépasser 50 % que lorsque le maître d'ouvrage est une commune ou un groupement de communes de plus de 50 000 habitants. Pour les autres collectivités territoriales, la part du financement apporté par le maître d'ouvrage devrait seulement être significative.

PermalienPhoto de Jean-Luc Warsmann

Je suggérerais plutôt au rapporteur pour avis un sous-amendement substituant à la dernière phrase du cinquième alinéa de l'amendement CL 641 la phrase suivante : « Elle est de 50 % pour les collectivités territoriales et les groupements de collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants », ce qui inclut les départements et les régions visés par l'amendement du Gouvernement.

PermalienPhoto de Philippe Vigier

Cette proposition me convient parfaitement. Je reprends à mon compte la proposition du président Jean-Luc Warsmann.

Le sous-amendement CL 671 est retiré et la Commission adopte le sous-amendement 672 rectifié.

Elle adopte ensuite l'amendement CL 641 ainsi sous-amendé.

PermalienPhoto de Olivier Dussopt

La semaine dernière, le ministre de l'aménagement du territoire avait exprimé son souhait de s'en tenir au décret de 1999 sur l'encadrement des cofinancements. Or ce décret prévoit que les cofinancements ne peuvent dépasser 80 %, mais ne fixe pas de seuil démographique. Je trouve dommageable que Michel Mercier soit aujourd'hui contredit par un amendement du Gouvernement.

Par ailleurs, alors que l'on nous avait annoncé un projet de loi sur la répartition des compétences entre collectivités territoriales, il paraît un peu cavalier de traiter une question aussi importante par amendement, et de surcroît à une heure tardive, la veille d'un jour férié.

Article additionnel après l'article 35 : Limitation du cumul de subventions départementales et régionales :

La Commission examine l'amendement CL 636 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Cet amendement vise à éviter qu'un projet local puisse bénéficier d'un cumul de subventions départementales et régionales, sauf dans le cas où la population de la commune maître d'ouvrage est inférieure à 3 500 habitants. Si nous voulons éviter que la région et le département ne soient systématiquement associés au financement d'un projet d'investissement, il est essentiel d'adopter cette règle.

PermalienPhoto de Michel Piron

Cette excellente proposition permettra en outre de ne pas instruire deux fois les mêmes dossiers.

La Commission adopte l'amendement CL 636.

Article additionnel après l'article 35 : Publicité des subventions départementales et régionales au profit des communes :

La Commission est ensuite saisie de l'amendement CL 637 du rapporteur.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Il s'agit de renforcer la transparence de la procédure budgétaire applicable aux départements et aux régions en matière d'octroi de subventions aux communes.

La Commission adopte l'amendement.

Après avis défavorable du rapporteur, elle rejette ensuite successivement les amendements CL 100 et CL 95 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 167 et CL 254 de M. Bernard Derosier.

TITRE V

DISPOSITIONS FINALES ET TRANSITOIRES

Avant l'article 36

La Commission est saisie de l'amendement CL 115 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier portant article additionnel avant l'article 36.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Avis favorable, sous réserve de l'adoption du sous-amendement CL 666 visant à prendre en compte la création des métropoles.

La Commission adopte le sous-amendement CL 666.

Elle adopte ensuite l'amendement CL 115 ainsi sous-amendé.

Article 36 : Entrée en vigueur de la disposition relative au conseiller territorial :

Après avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette les amendements CL 255 de M. Bernard Derosier et CL 350 de M. Patrick Braouezec tendant à supprimer l'article 36.

Elle adopte ensuite l'article 36 sans modification.

Article 37 : Entrée en vigueur des dispositions relatives à l'élection et à la composition des conseils communautaires :

La Commission rejette l'amendement CL 351 de M. Patrick Braouezec.

La Commission adopte successivement l'amendement de cohérence CL 491 et l'amendement de précision CL 492 du rapporteur.

Après avis favorable du rapporteur, la Commission adopte les amendements identiques CL 17 de M. Jean-Pierre Schosteck et CL 175 de M. Bernard Derosier.

Après avis défavorable du rapporteur, la Commission rejette les amendements identiques CL 114 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier et CL 198 de M. Bernard Derosier.

La Commission adopte l'article 37 modifié.

Article 38 (art. L. 2572-3-1 [nouveau] du code général des collectivités territoriales) : Applicabilité à Mayotte des nouvelles règles relatives aux finances locales :

La Commission adopte l'amendement de coordination CL 638 du rapporteur.

La Commission adopte l'article 38 modifié.

Article 39 (art. L. 5842-1, L. 5842-4, L. 5842-11 et L. 5842-18 du code général des collectivités territoriales) : Applicabilité à la Polynésie française de certaines dispositions du code général des collectivités territoriales :

La Commission adopte l'amendement de cohérence CL 639 du rapporteur.

La Commission adopte l'article 39 modifié.

Article additionnel après l'article 39 : Ratification d'ordonnances relatives aux actes des collectivités territoriales :

La Commission est saisie de l'amendement CL 643 du Gouvernement, portant article additionnel après l'article 39.

PermalienAlain Marleix, secrétaire d'état à l'intérieur et aux collectivités territoriales

Il est proposé d'introduire dans le projet de loi un article ratifiant expressément trois ordonnances afin de leur conférer une valeur législative.

Il s'agit, premièrement, de l'ordonnance du 17 novembre 2009 portant simplification de l'exercice du contrôle de légalité, qui, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, tend à recentrer le contrôle sur les actes à enjeu fort pour l'État ; deuxièmement, de l'ordonnance du 10 décembre 2009 modifiant la partie législative du code général des collectivités territoriales, qui tend à corriger des erreurs matérielles de codification et à abroger des dispositions devenues obsolètes ; et, enfin, de l'ordonnance du 17 novembre 2009 relative à la simplification et à l'amélioration des règles budgétaires et comptables applicables aux régions et aux syndicats mixtes de l'article L. 5721-2 du même code. Cette dernière ordonnance contient l'ensemble des mesures nécessaires à la modernisation du cadre budgétaire et comptable applicable dans les régions.

Après avis favorable du rapporteur, la Commission adopte cet amendement.

Article 40 : Habilitation du Gouvernement à adapter par voie d'ordonnance la disposition relative au conseiller territorial dans les départements et régions d'outre-mer de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique

La Commission maintient la suppression de l'article 40.

Article additionnel après l'article 40 (art. L 5211-5, L. 5211-17 et L. 5211-18 du code général des collectivités territoriales) : Transfert de biens immeubles des communes à un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de zones d'activité économique :

Après avis favorable du rapporteur, la Commission adopte l'amendement CL 97 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier, portant article additionnel après l'article 40.

Après l'article 40 :

La Commission est saisie de l'amendement CL 99, du même auteur, portant article additionnel.

PermalienPhoto de Dominique Perben

Le recours à la validation législative me paraît excessif.

La Commission rejette cet amendement.

Puis, elle adopte l'ensemble du projet de loi modifié.

La séance est levée à 19 heures 30.