Je me range à l'avis de Charles de Courson. J'ai bien conscience que ce qui est demandé aux services de l'État n'est pas trop dur, mais très dur. Il est vrai que, avec un délai de prévenance relativement court, même si l'on voit depuis quelques années qu'il va falloir faire des efforts encore plus considérables que ceux consentis jusqu'à présent, il n'en demeure pas moins que réduire la dépense est difficile à court terme.
Je ne souscris pas à l'argument du ministre. Je ne crois pas du tout que, sur le plan économique, la réduction des dépenses publiques de quelques milliards ait la moindre incidence sur la croissance de l'année prochaine. C'est le contexte mondial qui sera déterminant.