Notre objectif est de revenir au niveau de déficit que nous connaissions en 2013, avant la crise.
Cette trajectoire, qui a été validée par la Commission européenne, est jugée pertinente par l'OCDE et le FMI. Elle nous engage vis-à-vis de ces institutions internationales, mais aussi vis-à-vis de nos concitoyens, qui se déclarent majoritairement en faveur d'une réduction rapide de notre endettement. Tous donnent raison au Premier ministre, qui a rappelé récemment que « le seuil de tolérance à l'endettement est désormais dépassé ».
Mi-août, les premières estimations de l'INSEE ont confirmé le ralentissement de la croissance au deuxième trimestre. Nous avions anticipé ce ralentissement, qui s'est toutefois révélé plus important que prévu. Nous avons en conséquence décidé d'ajouter à ce projet de loi de finances rectificative un ensemble de nouvelles mesures rendues nécessaires par la situation.
L'objectif est de consolider nos recettes afin de respecter nos engagements internationaux, de maintenir le cap que nous nous sommes fixé dans la réduction de notre endettement et de garantir l'objectif intangible de déficit public, fixé à 5,7 % du PIB pour cette année.
Mesdames, messieurs, sur les marchés financiers, la journée d'hier a été une nouvelle fois difficile. Confronté à cette situation, je veux délivrer deux messages.
Mon premier message est le suivant : nous devons avoir un discours de vérité. Nous ne devons pas vivre dans le déni de la réalité.