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Intervention de Pierre Lellouche

Réunion du 13 septembre 2011 à 15h00
Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire

Pierre Lellouche, secrétaire d'état chargé du commerce extérieur :

C'est pour moi un grand honneur d'être auditionné par votre commission. J'ai conscience de la gravité de la situation. Du reste, je ne l'ai pas cachée au moment de ma nomination : j'ai dit d'emblée que les chiffres étaient mauvais ; malheureusement, ils se sont aggravés depuis. Je vais donc vous tenir un discours de vérité afin de faire oeuvre de pédagogie au niveau national. Car si, chaque mois, la publication des chiffres donne lieu à un concert de lamentations, au bout de quelques heures, tout le monde a oublié.

Je l'ai dit, et je l'ai écrit à Didier Migaud, je partage pour l'essentiel les impressions de la Cour. Le commerce extérieur n'est que l'autre face du problème auquel nous sommes aujourd'hui confrontés : la France est heurtée de plein fouet par la mondialisation. La crise des dettes souveraines, les déficits publics, le déficit du commerce extérieur sont trois aspects du même problème : la compétitivité de la France. En effet, qu'est-ce que le commerce extérieur, sinon la différence entre ce que nous consommons et ce que nous sommes capables de produire ici et d'exporter ailleurs ? C'est donc bien notre capacité de production qui est en cause. La priorité, c'est de produire en France, puis d'accompagner nos entreprises à l'étranger.

À l'heure actuelle, les chiffres se dégradent, pour différentes raisons structurelles que je vais énumérer. De manière générale, ils révèlent un basculement sans précédent de la production d'un bout à l'autre de la planète, basculement qui est à l'origine de l'endettement des ex-pays riches et de leur appauvrissement. Si j'osais parodier la fameuse formule prononcée par François Mitterrand en 1983 à propos des euromissiles, je dirais que les indignés et les déficits sont à l'Ouest et que les emplois et les excédents sont à l'Est ! Dès lors, il faut tenter de définir les conditions d'une compétitivité retrouvée de l'industrie française.

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