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Intervention de Didier Gonzales

Réunion du 24 mars 2011 à 15h00
Débat sur la question climatique

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDidier Gonzales :

Si, aujourd'hui, le nucléaire semble encore indispensable pour une production électrique décarbonée, l'effort en direction des énergies renouvelables doit être assurément poursuivi et amplifié.

Chers collègues, sur tous ces bancs, nous avons fait le choix de la responsabilité. Avec le Grenelle de l'environnement, voté à la quasi-unanimité dans notre hémicycle, nous regardons l'avenir en face.

C'est un effort sans précédent que nous engageons en faveur des énergies renouvelables afin qu'elles atteignent 23 % dans la consommation d'énergie.

De multiples programmes de développement des énergies renouvelables sont en cours dans les secteurs de l'éolien, l'éolien offshore notamment, de la méthanisation ou du photovoltaïque. La puissance cumulée du parc photovoltaïque est ainsi passée de 81 mégawatts fin 2008 à 1 025 mégawatts fin 2010 – Mme la ministre l'a rappelé –, en avance sur les objectifs du Grenelle.

En parallèle, le combat contre le réchauffement climatique se traduit par la réduction de l'empreinte énergétique.

Au niveau de l'habitat, c'est notre mode de vie qui évolue. Le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d'eau chaude sanitaire et l'éclairage sont concernés. Là encore, excusez du peu, suite au Grenelle, nous passerons bientôt à la réglementation thermique 2012 pour aboutir à une RT 2020 qui prévoit des bâtiments à énergie positive.

Nos habitudes de consommation sont également à repenser. L'idée est de rapprocher l'assiette du producteur, de consommer des produits de saison, cultivés dans un périmètre à l'entour. Ces circuits courts sont un outil de lutte contre le réchauffement climatique ; ils représentent également un formidable outil d'aménagement du territoire en préservant les espaces agricoles de l'urbanisation et en favorisant le maintien d'une agriculture périurbaine.

Quant au secteur des transports, il s'agit du premier contributeur en termes de gaz à effet de serre – 43 %. Son impact carbone doit être internalisé. La pollution atmosphérique générée par le transport aérien est ainsi davantage prise en compte. Dans une semaine, le 31 mars, les compagnies aériennes devront remettre deux rapports qui serviront de base au calcul du quota d'émissions gratuites de CO2 qu'elles se verront allouer. À compter du 1er janvier 2012, ces compagnies devront en effet plafonner leurs émissions à 97 % d'un niveau de référence.

Mais les rejets de CO2 ne constituent qu'une partie du problème. L'aviation rejette également des oxydes d'azote – les NOx – au pouvoir réchauffant indirect via la formation d'ozone, et des traînées de condensation, parfois à l'origine des nuages qui finissent par entretenir une couverture permanente autour du globe et augmentent l'effet de serre.

Néanmoins, en matière de transport aérien, mais aussi terrestre, comment ne pas saluer le programme des investissements d'avenir issu du grand emprunt et qui vise à développer les recherches sur des véhicules et avions moins bruyants, plus propres, mais aussi moins énergivores ?

Mes chers collègues, la question climatique est un sujet difficile, tout comme il est difficile de conclure des accords internationaux entre 200 pays. Mais en France, le train du Grenelle est irréversiblement lancé et, à bien des égards, exemplaire. Avec le Grenelle 1, nous avons fixé le cap, Avec le Grenelle 2, nous le tenons. Notre pays n'a certainement pas à rougir d'avoir verdi notre société… (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

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