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Intervention de Jean Gaubert

Réunion du 8 mars 2011 à 17h15
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean Gaubert :

La spéculation sur les marchés mondiaux ne s'explique-t-elle pas par le manque de transparence sur l'état des stocks ? Lorsque le stockage était financé par l'Union européenne, les stocks étaient déclarés. En ce qui concerne les céréales, personne ne dispose d'informations sur leur état, ni sur la jonction à la fin du printemps. La contractualisation vous paraît-elle être une solution ? Les céréaliers acceptent aujourd'hui l'idée de contrats avec les éleveurs, mais qu'en sera-t-il quand les prix baisseront ? Il s'agit d'une question de solidarité.

Vous préconisez à juste titre le financement des politiques agricoles dans les pays en développement mais il s'agit d'un travail de long terme ; il convient d'agir en faveur de nos producteurs d'ici là. Par ailleurs, pourquoi ces pays ne taxent-ils pas les importations de produits agricoles, comme l'OMC les y autorise ?

L'Observatoire que vous présidez est dépendant des informations qui lui sont communiquées, et dès lors il convient de s'interroger sur leur exactitude. Si le prix du lait dans un yaourt est de 30 %, cela justifie mieux une hausse de prix que s'il est seulement de 10 %. Disposez-vous de réels moyens de contrôle ? Quelles sont les sanctions possibles et d'autres instances peuvent-elles intervenir, par exemple l'Autorité de la concurrence ?

Alors que la part des produits alimentaires dans les dépenses des ménages est d'habitude estimée à 16 %, elle serait aujourd'hui selon les organismes professionnels agricoles de l'ordre de 11 à 12 %, avec une part pour les produits agricoles de 3 %. Dispose-t-on encore de marges pour réduire cette part, grâce à une baisse des prix ? Les marges de l'abattage sont faibles puisqu'elles se limitent à 0,5-1 % par an.

Ne faut-il au contraire pas accepter la hausse des prix actuelle, malheureusement pour le consommateur ? La question du pouvoir d'achat devrait alors être traitée sous un autre angle.

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