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Intervention de Philippe Goujon

Réunion du 25 novembre 2009 à 21h30
Grand paris — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPhilippe Goujon :

… car les conclusions du rapport Carrez révèlent les difficultés de financement de la première étape, qu'il faudra bien clarifier. Celui-ci doit être bien indépendant du financement de la modernisation du réseau existant qui ne peut, à l'évidence, souffrir aucun retard.

Qui peut nier que l'amélioration des transports figure au premier rang des priorités de nos concitoyens quand on sait que la RATP transporte chaque jour – et dans quelles conditions – 10 millions de voyageurs ?

Une des caractéristiques de ce métro automatique en rocade, c'est qu'il est compatible avec le plan de mobilisation des transports d'Île-de-France et qu'il répond à une faiblesse majeure de notre réseau, à savoir la prédominance des liaisons radiales en étoile sur les liaisons en rocade.

Ces deux projets sont complémentaires, comme en atteste le prolongement au sud et au nord de la ligne 14, la démarche du Grand Paris bénéficiant du plan de mobilisation en amont, tout en diminuant à terme de 10 à 15% le trafic sur la ligne 13, totalement saturée.

Cette nouvelle offre de transport soustraira de la circulation parisienne pas moins de 150 000 à 200 000 véhicules aux heures de pointe et allégera de 15 à 20 % le nombre de passagers sur les lignes intérieures parisiennes.

Il est évidemment primordial que les liaisons radiales soient connectées à la rocade, notamment dans les zones proches des dessertes de métro, et intègrent le réseau maillé des bus. L'intermodalité est une des clefs du succès.

La prolongation d'Éole constituerait aussi une autre liaison ferroviaire est-ouest sous la capitale, éventuellement partagée avec des TGV et ouvrant une porte vers la Normandie et Le Havre.

Plusieurs territoires de la capitale, j'y insiste, monsieur le secrétaire d'État, méritent eux aussi de faire l'objet de contrats de développement territorial. Je pense à Bercy, Broussais, Seine-Rive Gauche, et particulièrement Batignolles, où un immense espace est à urbaniser.

Les nouveaux instruments juridiques mis en place permettront de surmonter les lourdeurs procédurales et de réduire les délais de réalisation, car on ne peut plus perdre de temps dans la compétition mondiale. Il s'agit de satisfaire les attentes de nos concitoyens tout en respectant les compétences des échelons locaux, les procédures de consultation, notamment celle du STIF, et en tenant compte des préoccupations environnementales.

Le recours à la commission nationale du débat public, l'amélioration de la représentation des collectivités locales, au sein desquelles nous proposons d'inclure les arrondissements parisiens concernés, et un meilleur encadrement juridique et financier des interventions ont permis au rapporteur d'améliorer le texte.

Comme le Président de la République l'a déclaré dans son discours fondateur du 29 avril dernier : « le Grand Paris, c'est l'État qui prend ses responsabilités, c'est l'État qui se donne les moyens juridiques d'agir, mais c'est aussi l'État qui associe, qui ne décide pas seul. »

Mes chers collègues, ne laissons pas passer cette chance historique, car nos concitoyens attendent de nous non de vaines querelles, mais que leurs préoccupations soient enfin prises en compte. Nous pourrons le faire avec ce projet ; ne les décevons pas. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

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