Je serai rapide, monsieur le président, car M. Cahuzac a développé une argumentation complète.
Madame la ministre, sachez que j'ai été choqué par vos propos. Lorsque vous avez présenté devant la commission des finances les buts que vous poursuiviez à travers l'émission de titres spéciaux destinés à soutenir quelques banques en difficulté, certains d'entre nous vous ont expliqué, comme le compte rendu peut le montrer, qu'il s'agissait d'une mauvaise solution car une prise de risques de cette ampleur n'est pas concevable s'agissant de sommes empruntées. Nulle part dans le secteur privé un acteur ne prendrait de tels risques sans s'associer aux résultats. Vous n'avez pas voulu le reconnaître. Aujourd'hui, quand nous soulignons que d'autres pays comme l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou la Suisse ont procédé autrement, vous nous rétorquez que de tels propos sont ridicules.