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Intervention de Gilles Briatta

Réunion du 23 septembre 2008 à 15h00
Commission des affaires européennes

Gilles Briatta, secrétaire général des affaires européennes :

Pour répondre aux observations de M. Pierre Forgues, je regrette d'avoir pu donner l'impression de pratiquer l'autosatisfaction. Nous sommes très conscients de ce que les présidences de l'Union sont jugées sur l'ensemble de leur action, jusqu'au dernier jour du semestre, et que les présidences des « grands » pays sont toujours évaluées plus durement. Nous gardons une réelle ambition, et dans la grave crise actuelle, l'opinion générale en Europe semble être que la présidence française a fait du bon travail. Il convient de le souligner, dans la mesure où la France n'a pas toujours une bonne image chez ses partenaires européens. Une présidence n'est jamais gagnée, et il est arrivé, y compris à de « grands » pays, de commettre une erreur à la fin de leur présidence.

La politique énergétique est un sujet extrêmement difficile que la France a essayé de relancer au niveau européen depuis près de trois ans. Certes, il y a beaucoup de méfiance entre Etats membres. Notre espoir est de retrouver l'esprit du rapport présenté par Claude Mandil, en expliquant aux Etats que l'Europe n'est pas là pour leur imposer tel ou tel modèle énergétique, ni pour leur imposer un partage de leurs stocks de gaz, mais pour que le système fonctionne mieux, pour que l'énergie puisse circuler dans le marché intérieur de manière à pouvoir prévenir un gigantesque black-out en établissant les interconnexions qui font actuellement défaut. Aucun Conseil européen n'a encore traité ces questions, qui ne sont pas des problèmes de moyens financiers mais des questions politiques. Or, sans les interconnexions, il est inutile de parler de solidarité énergétique. L'absence d'interconnexions peut avoir d'immenses conséquences, notamment l'obligation de construire de chaque côté des frontières des capacités identiques, ce qui constitue un non-sens économique.

La France veut également pallier l'absence d'évaluation globale de la demande européenne d'électricité et de l'offre potentielle. Il faut rendre publique une telle évaluation.

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