Monsieur le Premier ministre, la crise est là, elle est bien là. Elle s'approfondit, chaque jour, avec son lot de misères, de souffrances. (Murmures sur les bancs du groupe UMP.)
Les Français qui travaillent, qui sont au chômage, les retraités n'en peuvent plus. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) C'est ce qu'ils diront dans les rues des villes de notre pays, le 29 janvier prochain, quand ils manifesteront pour le pouvoir d'achat.
Vous, monsieur le Premier ministre, que faites-vous pendant ce temps-là ? D'un côté, 760 millions d'euros pour la prime de solidarité active et, de l'autre, 360 milliards d'euros pour les banques.
Quand un banquier faute, il a droit à une réprimande publique très médiatisée du Président de la République. Pendant ce temps, les parachutes dorés, les stocks options, les bonus continuent, …