J'y viens, monsieur le président.
Je souhaite, monsieur le ministre, que nous saisissions l'occasion des grands rendez-vous qui sont devant nous : les débats de l'Organisation mondiale du commerce, où nous devrons défendre des règles nouvelles – car nous ne pouvons pas continuer à ne pas imposer à nos importations ce que nous imposons à nos propres producteurs – et la révision de la politique agricole commune, pour laquelle il faut tracer des perspectives d'avenir, avec des défis qui devront être partagés.
Nous devrons faire tout ce qui sera en notre pouvoir, tous ensemble, pour faire comprendre, même si nous ne sommes ici ce soir qu'une douzaine de parlementaires à parler du budget de l'agriculture, qu'à travers l'avenir de l'agriculture se joue un enjeu sociétal majeur : celui de l'occupation de l'espace et d'une production qui garantisse l'autosuffisance alimentaire. Monsieur le ministre, je souhaite que vous soyez le ministre de la perspective. Nous serons à vos côtés dans cet esprit. (Applaudissements sur les bancs du groupe Nouveau Centre et sur plusieurs bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.)