Ce que j'ai dit est intéressant, je le sais, mais que vous en soyez convaincu est un progrès ! (Sourires.)
Après avoir cité un avis du Conseil économique et social, monsieur le secrétaire d'État, vous avez expliqué que le constat était dressé. Tout cela est bel et bien, mais il convient de passer du constat aux prescriptions. Il ne faut pas faire de prières sur le mode de celles que Mme Lagarde adresse aux pétroliers quand elle leur dit : « Messieurs, on vous en prie, baissez un peu les prix ! » Pourtant, vous ne préconisez pas grand-chose pour l'instant et vous vous en tenez au registre des prières.
Monsieur le président de la commission, vous me reprochez de profiter de la discussion. C'est vrai, j'en profite, puisque la discussion a lieu ! Je suis prêt à retirer mon amendement pour vous être agréable, si vous acceptez qu'un rapport éclaire la commission et l'opinion. Je sais parfaitement qu'il n'est pas très important que cela prenne la forme législative. L'essentiel est que vous consentiez à produire ce rapport.
Aujourd'hui, nos débats sont très suivis sur internet, en direct. Il est donc essentiel que nos concitoyens sachent ce que nous pensons. Nous faisons de la pédagogie politique.