…ce qui, incontestablement, est moins bon, je pense aux palinodies absolument incompréhensibles sur nos relations avec la Chine ; ce qui est proprement incongru, je pense aux déclarations sur le Québec ; et ce qui est carrément mauvais, je pense au scandaleux discours de Dakar sur « l'homme africain » (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR), je pense à la difficulté d'établir des relations stables avec nos voisins européens, je pense aussi, et ce n'est pas une petite affaire, à notre absence de ce continent du futur qu'est l'Asie et du Pacifique, alors que c'est là que se jouera l'avenir dans bien des domaines. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)
J'en viens aux justifications que vous avancez, monsieur le Premier ministre.
La première, nous l'avons tous entendu, c'est le contexte international, et ce à partir d'un raisonnement qui relève d'une pratique que M. le Président de la République affectionne, celle des fausses évidences. On nous dit : écoutez, la décision prise par le Général de Gaulle, c'était il y a quarante-trois ans ; depuis, le monde a changé ; donc, il faut changer.
C'est vrai que le monde a changé. Personne ici n'ira contester que l'URSS n'existe plus, que le Pacte de Varsovie n'existe plus,…