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Intervention de Jean Michel

Réunion du 14 novembre 2007 à 22h00
Projet de loi de finances pour 2008 — État b

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean Michel :

J'ai bien entendu les explications de M. le président de la commission de la défense, de M. le ministre et celles de M. Soisson. Mais, en découvrant cet amendement de dernière minute, qui n'a pas été examiné par la commission de la défense – pourtant directement concernée, puisqu'il s'agit de crédits et de personnels du ministère de la défense –, je me suis demandé pour quelles raisons notre collègue Giscard d'Estaing, rapporteur spécial de la commission des finances, proposait cet amendement qui aboutirait à supprimer des emplois à Château-Chinon. L'imprimerie des armées emploie plus de 1 000 agents sur 41 sites différents et, comme par hasard, c'est celui de Château-Chinon que l'on choisit de supprimer ! (Exclamations sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.)

Je me souviens que, dans les années 80, alors que je siégeais au conseil régional d'Auvergne, un ancien Président de la République, qui, après sa défaite à la présidentielle, s'était fait réélire député et conseiller général de Rochefort-Montagne, avait déclaré qu'il fallait jeter la rancune à la rivière. Cette belle phrase m'avait marqué et je ne voudrais pas que la rancune dont il parlait resurgisse ! (Protestations sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.)

J'ajoute que l'amendement n° 189 est contradictoire puisque, comme l'ont souligné M. le ministre et M. le président de la commission, il vise à supprimer des crédits alors que son exposé sommaire fait référence à une simple mutualisation des moyens de l'imprimerie. La logique aurait donc voulu qu'il propose de réaffecter les crédits visés à d'autres établissements. Cette contradiction prouve que cet amendement n'a pas fait l'objet d'une réflexion suffisante.

Puis, mutualisation pour mutualisation, pourquoi M. Giscard d'Estaing n'a-t-il pas proposé celle de l'imprimerie de la Banque de France, sise à Chamalières, ou encore celle du 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand avec le 126e régiment d'infanterie de Brive ? Vraiment, il s'agit d'un mauvais coup porté à la démocratie !

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