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Interventions sur "régionales" de Jean-Luc Préel


7 interventions trouvées.

...teur général de la santé n'a guère de pouvoir sur les autres directeurs du ministère de la santé et, s'il est certes possible de lui conférer une certaine prééminence, il n'aura a fortiori tout de même aucune autorité sur les ministères du travail et de l'Éducation nationale. Enfin, de quel pouvoir disposerait-il sur la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés ? Les agences régionales de santé, quant à elles, sont désormais responsables de la prévention et disposent d'une commission dite « de coordination » au sein de laquelle interviennent la médecine du travail et la médecine scolaire. Si le secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales n'a pas le pouvoir de s'occuper de l'ensemble de la politique de santé, il est possible que, nommé en conseil des ministre...

Lors de la création des agences régionales de santé, il avait été envisagé de disposer d'une Agence nationale de la santé mais la ministre et le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés d'alors s'étaient interrogés sur les prérogatives qui leur resteraient. Il est vrai que la création d'une telle agence, qui disposerait de l'ensemble des pouvoirs, demeure possible. Comme je m'étonnais que la loi de f...

Certes, mais les agences régionales de santé ayant été récemment instituées, elles ont consacré beaucoup de temps à essayer de faire fonctionner leurs structures, lesquelles comportent des personnels dont les statuts ne sont pas identiques, ce qui n'est pas simple. Les premiers schémas régionaux de santé sont en train d'être mis en place ; j'espère qu'ils comprendront un volet dédié à la prévention mais je crains que cela relève pl...

...isan de la décentralisation, j'aurais quant à moi plutôt souhaité que cette institution parte de la base, de nombreuses associations de lutte contre le tabagisme ou l'alcoolisme étant présentes dans chaque département sans être vraiment coordonnées. J'aurais souhaité que de véritables comités départementaux d'éducation pour la santé les regroupent, de même que, sur le plan régional, les instances régionales d'éducation et de promotion de la santé et, enfin, sur le plan national, une fédération des comités régionaux, afin de prendre en compte la situation du terrain, et que le système fonctionne dans les deux sens. Ce manque de coordination constitue un véritable problème.

...lus ou moins indépendants. J'ai souvent défendu les observatoires régionaux de santé, dont certains fonctionnent très bien comme, par exemple, celui des Pays de Loire dont les rapports sont excellents. Pourquoi faudrait-il dès lors toujours créer d'autres structures alors qu'en l'occurrence ces derniers, s'ils disposent des moyens humains et financiers adéquats, travaillent bien ? Les conférences régionales de santé pourraient ensuite s'appuyer sur leurs travaux pour évaluer les besoins de santé régionaux ainsi que l'adéquation entre l'offre et la demande de soins. Si la Conférence nationale de santé émanait de ces dernières, la situation serait sans doute meilleure.

...dits de la caisse alors que des projets concernant des personnes âgées ou handicapées ne sont pas financés ; ce constat mérite d'être diffusé. J'approuve plus généralement l'ensemble des propositions émises, dont j'imagine qu'elles seront probablement prises en compte, comme celles de tous les rapports J'en viens maintenant aux « crédits fléchés » et à un sujet qui me tient à coeur. Les agences régionales de santé ont été créées pour mettre un terme à la coupure absurde qui existait entre médecine de ville, secteur hospitalier, prévention, soins et secteur médico-social ; je plaide depuis longtemps pour la mise en place d'un « ONDAM régional » qui permettrait de prendre en compte les besoins locaux. Qu'en pensez-vous, madame la rapporteure ? Comment pourrait-on à la fois sanctuariser les dépenses ...

...ée évitable. Cette approche vous semble-t-elle devoir être privilégiée pour la prochaine loi ? Sur quelles données vous basez-vous pour élaborer vos évaluations ? On sait, en effet, qu'il est difficile d'obtenir des informations fiables sur certains actes des professionnels ou sur le fonctionnement de certains établissements hospitaliers. Par ailleurs il existe, on le sait bien, des différences régionales en terme de morbidité et de mortalité. Comment les prenez-vous en compte dans votre évaluation ? Enfin, Yves Bur a évoqué à juste titre le rôle des agences régionales de santé. Qui doit mettre en oeuvre les priorités de santé publique ? Pensez-vous qu'il faille flécher certaines dépenses de santé publique en fonction de certaines priorités ou laisser à chaque agence le soin de mener sa politique...