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Intervention de Virginie de Chassey

Réunion du 25 mars 2009 à 18h00
Délégation à l’aménagement et au développement durable du territoire

Virginie de Chassey, déléguée développement durable, PSA Peugeot Citroën :

En tant que directrice du développement durable chez PSA Peugeot Citroën, je voudrais rappeler pour quelles raisons la crise est plus aiguë dans le secteur de l'automobile.

L'automobile est le deuxième poste de dépenses des ménages. C'est une dépense que l'on peut différer et qui, très souvent, nécessite la mise en place d'un crédit, ce qui n'est pas favorable dans le contexte actuel.

Le secteur automobile, quant à lui, doit supporter d'énormes coûts fixes à long terme, et il a un besoin de liquidités importantes pour financer ses stocks et développer de nouveaux produits.

En dépit des pronostics accablants pour l'année 2009, voire l'année 2010 – baisse de 20 % sur le marché européen, de 10 % sur les marchés des pays émergents – nous n'avons pas, chez PSA, gelé nos projets. Au contraire, il nous semble plus que jamais nécessaire de préparer l'avenir et de mettre à profit cette période de sous-activité. Bonne nouvelle, nos performances environnementales font partie de ce scénario, et plus largement notre démarche de développement durable.

Quelques chiffres : en 2008, PSA Peugeot Citroën a vendu près d'un million de véhicules émettant moins de 130 grammes de CO2 et, depuis trois ans, plus d'un million de véhicules émettant moins de 140 grammes. Notre groupe est incontestablement le leader du secteur. J'ajoute qu'il est le premier déposant français de brevets puisqu'il a déposé à ce jour 961 brevets, portant essentiellement sur la protection de l'environnement.

La démarche de développement durable chez PSA Peugeot Citroën consiste à répondre à trois grands défis : lutter contre les gaz à effet de serre ; concevoir des véhicules émettant de moins en moins de CO2 et répondant à de nouvelles normes de sécurité routière, qu'ils soient destinés au marché français ou aux marchés émergents ; enfin, développer la mobilité dans les zones urbaines, qui ne cessent de croître.

Ce n'est qu'avec les autres acteurs économiques que nous pourrons relever de tels défis. Le développement durable a d'abord consisté à prévenir les risques, qu'ils soient liés à l'image de l'entreprise, économiques ou environnementaux, mais la crise nous invite à agir, d'autant que les consommateurs ont mûri. Aujourd'hui, les États se mobilisent et agissent par le biais de nouvelles réglementations et d'incitations fiscales. Nous sommes passés d'une logique de prévention des risques à une logique de développement durable.

Au-delà de la motorisation de nos véhicules, PSA Peugeot Citroën, leader des véhicules à faible impact environnemental, souhaite que ses véhicules fassent mieux qu'afficher une faible émission de CO2 et qu'ils s'inscrivent dans une démarche de responsabilité sociale : c'est pourquoi 92 % de nos motorisations sont fabriquées en France. Et nous développons actuellement un moteur essence qui émettra moins de 100 grammes de CO2. Fabriqué à Trémery, en Moselle, il sera mis sur le marché dès 2011.

Pour mettre en place cette dynamique de progrès, nous avons établi, au sein de PSA Peugeot Citroën, une liste de dix objectifs qui engagent chacun des acteurs de l'entreprise. Ces objectifs recouvrent une vingtaine d'actions prioritaires, suivies par le comité de direction générale de l'entreprise. Pour PSA, le but n'est pas d'être le meilleur sur le marché, mais d'embarquer toutes nos équipes sur ce bateau magnifique, celles chargées de l'environnement industriel comme celles représentant le back office. Aujourd'hui, les équipes de marketing elles-mêmes changent de comportement et étudient une forme de communication plus responsable, et la télématique elle-même est mise au service de la mobilité de demain.

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