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Élie Aboud
Question N° 48657 au Ministère de l'Agriculture


Question soumise le 12 mai 2009

M. Élie Aboud attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les graves inquiétudes que suscitent les dernières orientations budgétaires relatives à l'enseignement public agricole. En effet, depuis des années, les crédits sont affectés par des évolutions continues et des suppressions de postes. Toutefois, il semble que la situation actuelle soit devenue précaire, notamment en raison de la suppression de 200 équivalents temps plein d'agents contractuels d'enseignement national (ACEN). Afin de mieux comprendre la politique du Gouvernement en ce domaine, il lui demande de bien vouloir lui préciser ses orientations, de nature à préserver cet enseignement de qualité qui fait aussi la richesse de nos campagnes.

Réponse émise le 23 juin 2009

Les inquiétudes manifestées sur l'avenir de l'enseignement agricole public témoignent bien de l'intérêt collectif porté à cet enseignement spécifique, comme filière de réussite et d'insertion sociale et professionnelle. C'est l'adaptabilité de l'enseignement agricole qui constitue le gage de son succès, qui se construit année après année, mobilisant l'ensemble de ses partenaires, pour créer un avenir en adéquation avec l'évolution de la société, de la ruralité, de l'agriculture, avec leurs réalités. Une expertise fine, menée région par région, établissement par établissement, a d'ores et déjà permis de procéder à l'optimisation des moyens alloués à l'enseignement technique agricole. Elle a facilité les redéploiements indispensables des ETP en fonction des modifications de structures, des variations d'effectifs et de l'évolution des formations dispensées, avec le souci constant de maintenir la dynamique et la qualité inhérentes à l'enseignement technique agricole, à ses missions et à ses priorités. La priorité accordée à l'enseignement agricole se traduit par de nouveaux efforts budgétaires consentis, en complément des dotations actuelles. Déjà moins touché que les autres secteurs d'activité du ministère de l'agriculture et de la pêche, en dépit du contexte budgétaire qui rend incontournable la maîtrise des dépenses publiques, l'enseignement agricole public bénéficiera de moyens supplémentaires au titre de la rentrée scolaire 2009. Ainsi, le programme 143 « Enseignement technique agricole » sera-t-il redynamisé par un complément de 132 équivalents temps plein (ETP), entièrement dévolus pour le recrutement et le maintien d'environ 180 professeurs. D'autre part, quelque 90 000 heures supplémentaires augmenteront les dotations dont disposent déjà les directions régionales de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt en leur qualité d'autorités académiques, afin de répondre au mieux aux besoins manifestés au niveau local.

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