Découvrez vos députés de la 14ème législature !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de Wikipedia

Isabelle Vasseur
Question N° 40691 au Ministère de l'Industrie


Question soumise le 27 janvier 2009

Mme Isabelle Vasseur attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé de l'industrie et de la consommation sur la situation des personnes s'étant portées caution dans le cadre d'un prêt bancaire. Bien souvent, celles-ci sont tardivement informées par l'organisme bancaire des incidents de paiement de l'emprunteur et doivent gérer, dans l'urgence, le règlement de sommes importantes. Aussi propose-t-elle de mettre en place de nouvelles dispositions réglementaires portant obligation de prévenir le cautionnaire dès le premier défaut de paiement. Elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur cette suggestion.

Réponse émise le 7 avril 2009

La caution est la personne qui s'engage à rembourser les sommes dues à la banque si l'emprunteur n'y parvient pas lui-même, c'est-à-dire à payer le montant du crédit ou une partie, les intérêts et, le cas échéant, les pénalités et les intérêts de retard, les frais et accessoires. La personne qui se porte caution doit donc veiller à ce que sa situation financière lui permette effectivement de rembourser à la place de l'emprunteur. L'engagement de caution doit être proportionné au patrimoine et aux revenus. Par ailleurs, il existe déjà des dispositions qui obligent l'établissement prêteur à prévenir la caution en cas d'incidents de paiement de l'emprunteur. L'article L. 313-9 du code de la consommation stipule que « Toute personne physique qui s'est portée caution à l'occasion d'une opération de crédit relevant des chapitres Ier ou II du présent titre doit être informée par l'établissement prêteur de la défaillance du débiteur principal dès le premier incident de paiement caractérisé susceptible d'inscription au fichier institué à l'article L. 333-4. Si l'établissement prêteur ne se conforme pas à cette obligation, la caution ne saurait être tenue au paiement des pénalités ou intérêts de retard échus entre la date de ce premier incident et celle à laquelle elle en a été informée. »

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette question.

Inscription
ou
Connexion