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Intervention de Gérard Longuet

Réunion du 8 février 2012 à 8h30
Commission de la défense nationale et des forces armées

Gérard Longuet, ministre de la défense et des anciens combattants :

Monsieur Grall, la voix de la France est entendue et respectée. C'est une fierté que de représenter notre pays après que nos armées sont intervenues pour faire appliquer des résolutions du Conseil de sécurité, dont le vote a été obtenu par le ministre d'État, ministre des affaires étrangères.

Monsieur Fromion, il faudra maintenir en Afghanistan des appuis aériens, des appuis-feu, des moyens d'information. Les États-Unis sont décidés à le faire. Nous, nous interviendrons en matière de coopération et de formation. À cet instant, il n'est pas prévu de maintenir après 2014 d'appuis de l'armée française aux forces combattantes afghanes.

Il me faudrait beaucoup plus de temps pour vous répondre en détail sur le sujet des familles ayant engagé une action en justice après l'embuscade d'Uzbin. Un pourvoi en cassation a été introduit par le parquet général de la cour d'appel de Paris après la décision de la cour d'appel. La procédure en référé qui a été demandée devrait permettre à la Cour de cassation de s'exprimer rapidement. Attendons sa décision et laissons ce débat juridique majeur aller à son terme. Je dis simplement qu'un militaire ne combat pas un code à la main, ses adversaires non plus d'ailleurs, et qu'il faut tenir compte de cette réalité.

Monsieur Kucheida, je vous communiquerai tous éléments d'information sur le nombre des blessés. Vous avez raison, même quand ils ont bénéficié des meilleurs soins, les soldats blessés voient leur vie bouleversée. Nous leur devons reconnaissance et considération. La solidarité qui existe au sein des corps, couplée à celle de leurs familles, a heureusement permis que de nombreux blessés, y compris des amputés, puissent occuper d'autres fonctions au sein des unités.

Monsieur Garrigue, vous avez raison, la situation en Afghanistan est très compliquée. Il est impossible d'en traiter tous les aspects dans le temps bref qui nous est imparti.

Monsieur Ferrand, nous constatons depuis deux semaines que les autorités afghanes mettent en oeuvre, unité après unité, les conseils que nous leur prodiguons, en tout cas dans les secteurs dont nous avons la responsabilité. Un chef de bataillon a ainsi récemment fait saisir tous les téléphones portables des membres de son unité, afin qu'ils ne puissent servir d'outils d'information.

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