Mon mari et moi-même sommes engagés aux côtés d'ATD-Quart Monde depuis 25 ans. Dans une université populaire Quart Monde, dont le mouvement ATD est l'instigateur, et où les familles en grande difficulté sont les enseignants, un juge pour enfants avait été invité pour évoquer le placement des enfants. Je me souviens de cette mère dont les enfants étaient placés. Elle nous avait bouleversés en nous disant : « Nous voudrions juste que l'on nous aide ». C'est exactement ce que vous venez de dire, monsieur le député. Il faut, dans le cadre d'une proposition de loi, mettre l'accent sur le soutien aux familles. Cela étant, jamais ATD-Quart Monde n'a dit que des enfants victimes de maltraitances ne devaient pas être amenés à bénéficier du statut de pupille de l'État.