Comme vous l'avez dit, monsieur l'ambassadeur, l'Union européenne a pris la tête de la lutte contre les émissions de CO2 et celles des gaz à effet de serre. L'enjeu des négociations sera donc d'amener les principaux pays émetteurs que sont l'Inde, la Chine et les États-Unis, qui n'ont jamais ratifié le Protocole de Kyoto, à s'engager fermement à réduire leurs émissions. Il est possible que la réunion de Durban débouche sur une reconduction du Protocole de Kyoto, mais avec moins de membres et moins d'efficacité car les États qui ont été les éléments moteurs dans son élaboration ne sont pas en position de force en raison de la crise latente – notamment celle des dettes souveraines. Par conséquent, ne pensez pas que la conférence de Durban est en partie conditionnée par l'évolution des négociations actuellement menées dans le cadre du sommet du G 20, à Cannes ?