Compte tenu de ce que nous avons déjà voté en loi de finances, nous en sommes à 2. Pour le Gouvernement, c'est 2 plus 1, donc 3. Pour nous, c'est 2 plus 1, plus 3. Il y a environ 75 milliards de dépenses fiscales et 40 milliards de dépenses sociales. Si nous ne trouvons pas 3 milliards sur un périmètre de 100 milliards, c'est que nous manquons vraiment d'imagination. Il est très important d'arriver à ces 5 milliards de marge de sécurité supplémentaire pour atteindre l'objectif de 4,6 %.
Il y a une étape essentielle, ce sont les 3 % de déficit en 2013, ce qui représente 60 milliards d'euros. Pour stabiliser la dette, ce qu'on appelle le solde stabilisant, il faut au moins descendre à 3 % du PIB. Si nous restons au-dessus, l'effet boule-de-neige continue et, alors que nous aurons franchi la zone dangereuse des 85 % de PIB, nous risquons de voir notre endettement continuer de croître, ce que nous devons éviter par tous les moyens. C'est une question de souveraineté nationale, c'est indispensable pour conserver la confiance de nos créanciers, cela concerne aussi notre rapport avec l'Allemagne. Nous devons et c'est notre force, continuer à cheminer de conserve avec nos amis allemands. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)