Nous les démarchons. Si le CMN n'était pas un établissement public culturel, je dirais même que nous avons une « démarche commerciale agressive ». Lorsque nous avons un projet global pour un monument, nous évaluons d'abord notre capacité à le financer. Nous élaborons ensuite un dossier qui détaille ce projet, le montant des travaux et ceux pour lesquels nous cherchons des mécènes. Le mécène d'aujourd'hui ne se contente plus de « compléter l'addition » : il veut être associé en amont. Le mécénat de compétence tend à se développer, tout comme le petit mécénat, ce qui est intéressant pour un établissement public en réseau comme le nôtre. Les grandes entreprises françaises étant régionalisées, c'est en effet en région que se prennent les décisions de mécénat, avec un effet d'entraînement sur les PME et sur les chambres de commerce et d'industrie. Pour la restauration du logis royal du château d'Angers, nous avons ainsi pu créer un club de mécènes. Bref, il faut travailler en direction des PME.