Malheureusement, ce que je décris n'est pas spécifique à la France. La précarité frappe tous les peuples d'Europe : regardez la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande. De laPuerta del Sol à la Bastille, en passant par la rue grecque, des gens de tous horizons se rassemblent pour crier leur mal-être, pour crier leur désarroi de vivre dans une société inégalitaire et individualiste. Ils vous disent qu'une autre politique est possible ; et vous refusez de les entendre.
Il est nécessaire de rompre avec votre système, que, pour une fois avec justesse, le Président de la République a appelé par son nom : le système capitaliste. Pourtant, vous vous obstinez à appliquer les préceptes du libéralisme économique. Ce système, monsieur le ministre, mes chers collègues de l'UMP – « chers » dans tous les sens du terme car, décidément, vos politiques coûtent cher au pays – n'est pas acceptable, tant il est source d'instabilité et de déséquilibre. De la crise économique que nous vivons, vous n'avez tiré aucune leçon. Les banques ont été sauvées, sans contrepartie, alors que les responsables de ce désastre, ce sont elles !