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Intervention de Martine Aurillac

Réunion du 11 mai 2011 à 9h30
Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la bioéthique

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMartine Aurillac :

L'amendement a pour objet d'autoriser le transfert d'embryon post mortem à une femme qui a entrepris en couple ce véritable parcours du combattant qu'est l'AMP, et dont le compagnon vient de mourir. Une telle situation doit être encadrée. Le transfert devra intervenir au moins six mois après le décès du père, parce qu'il faut éviter une décision hâtive prise sous le coup de l'émotion, l'enfant ne devant pas être un remède au deuil. Le transfert ne doit pas intervenir plus de dix-huit mois après le décès, étant donné la longueur des délais nécessaires. Un consentement écrit du compagnon, qui ne devra pas s'être rétracté, ainsi qu'un avis de l'ABM sont également requis.

Pour le moment, dans une telle situation, la femme n'a d'autre choix que de donner l'embryon à la recherche, de le transmettre à un autre couple ou d'autoriser sa destruction, ce qui constitue un deuxième deuil. Mieux vaudrait permettre que l'enfant vive auprès d'une mère qui l'aura aimé au point de vouloir l'élever seule, après lui avoir offert ce cadeau qu'est la vie.

L'amendement vise à revenir au texte adopté par l'Assemblée en première lecture, qui a été supprimé par le Sénat.

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