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Intervention de Catherine Génisson

Réunion du 13 avril 2011 à 15h00
Modification de la loi portant réforme de l'hôpital — Article 3

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCatherine Génisson :

Or, le problème de la désertification médicale est immédiat. Il y a un levier qui nous permettrait d'être efficaces un peu plus tôt que dans dix ans : c'est celui la régionalisation de l'internat. Il faut y revenir. Nous sommes d'accord. Mais, quels que soient ceux qui en décideront, il leur faudra du courage politique pour l'appliquer. Car il y a actuellement une opposition farouche, frontale, de la part de celles et ceux qui sont concernés.

Et puis, comme l'a dit Mme Fraysse, il y a des millions de Français qui doivent poser leurs congés quand ils partent en vacances. Il y a même, parmi eux, des milliers de médecins car, si les médecins libéraux n'ont pas actuellement l'obligation de poser leurs congés, ceux qui exercent à titre salarial dans les hôpitaux y sont obligés – c'est d'ailleurs une obligation tout à fait nécessaire, et qui ne coûte pas grand-chose. Non seulement ils y sont obligés, mais ils sont contraints de prendre leurs congés à certains moments, car le manque de médecins, y compris dans le secteur hospitalier, est tel qu'ils ne peuvent pas forcément prendre leurs congés quand ils le souhaitent. Mais c'est ainsi.

Monsieur Vigier, vous avez dit qu'un médecin sur dix s'orientait à présent vers le secteur libéral. Je voudrais rendre hommage à la très grande majorité de nos jeunes médecins qui n'ont pas comme premier objectif l'exercice mercantile de leur profession. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe UMP.) Les enquêtes montrent que ces jeunes médecins sont tout à fait intéressés par des dispositifs tels que celui qui avait été proposé par M. Rolland, tout comme ils sont passionnés par la mise en place des maisons de santé. Nous pouvons constater, les uns et les autres, dans nos territoires, que quand ils travaillent sur les maisons de santé, l'inscription en secteur 2 n'est pas leur priorité. Ce qu'ils veulent, c'est participer à un projet médical, à un projet de santé sur un territoire, c'est travailler avec plusieurs professionnels. Soyons un peu plus généreux et faisons un peu plus confiance aux nouvelles générations. N'écoutons pas quelques syndicalistes parfois repliés sur leurs avantages. Ils ne sont pas à l'image de la majorité du corps médical, et notamment pas des jeunes générations. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

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