Si je suis favorable à une action sur les allocations familiales à l'encontre des familles qui portent une part de responsabilité dans la situation difficile de leurs enfants, je ne souhaite pas l'institution d'une règle générale. Les situations sont complexes : ainsi, comment traiter les familles où une partie seulement de la fratrie est confiée aux services de protection de l'enfance ? Une rédaction permettant de laisser une marge de manoeuvre doit être trouvée.
Des solutions innovantes pourraient aussi être recherchées. Certains conseils généraux ont émis l'idée du placement du montant des allocations sur un compte bloqué, qui pourrait constituer ensuite pour l'enfant placé devenu jeune majeur une sorte de bourse pour le début de sa vie d'adulte.
Si je vote l'amendement de notre collègue Yves Bur, c'est parce que je considérerai qu'il s'agit d'un amendement d'appel, d'alerte sur une situation difficile.