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Intervention de Marie-Hélène Amiable

Réunion du 28 septembre 2010 à 15h00
Questions au gouvernement — Réforme des retraites

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarie-Hélène Amiable :

Elles sont soutenues par une large majorité de nos concitoyens, qui ne peuvent pas toujours faire grève, et par notre jeunesse, qui s'est lancée dans la mobilisation. (« Très bien ! » sur les bancs du groupe GDR.) Le 2 octobre prochain, nous serons à leurs côtés. (« Ah ! » sur les bancs du groupe UMP.)

Non, votre réforme n'est pas raisonnable. Elle a seulement ses raisons, qui ne sont pas celles de l'intérêt commun : rassurer les marchés financiers en reculant l'âge de départ à la retraite, en diminuant les pensions et en facilitant un régime par capitalisation. La fébrilité de votre majorité, lorsqu'elle minimise le nombre de manifestants ou lorsqu'elle écourte brutalement les débats dans notre hémicycle, montre que vous êtes battus, avec ce texte mais aussi sur le terrain économique et social. Le pouvoir d'achat promis, vous ne l'avez soutenu que pour les banques et le CAC40. La crise, vous instrumentalisez ce qu'elle produit d'insécurité sociale, avec vos chiffons sécuritaires et xénophobes, qui font honte à la patrie des droits de l'homme, comme, aujourd'hui, votre énième projet de loi sur l'immigration.

Non, relever l'âge de départ à la retraite n'est pas la seule façon sérieuse et responsable d'agir. C'est irresponsable car, en allongeant la durée de cotisation, vous aggraverez le chômage et, en reculant l'âge de départ à la retraite, vous risquez d'inverser la courbe de l'espérance de vie. C'est la pire façon d'agir : injuste, inefficace à terme et discriminante envers les femmes.

D'autres solutions existent. Les députés communistes, républicains et du Parti de gauche, ont prouvé, avec leur proposition de loi, que l'on pouvait maintenir la retraite à soixante ans et à taux plein, à condition d'agir résolument contre le chômage et pour l'emploi, et de taxer le capital ! (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe GDR.)

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