Découvrez vos députés de la 14ème législature !

Intervention de Gilles Carrez

Réunion du 31 mai 2010 à 15h00
Projet de loi de finances rectificative pour 2010

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission des finances, mes chers collègues, depuis septembre 2008, la crise économique et financière nous a obligés à multiplier les collectifs.

Dès l'automne 2008, nous avons examiné un collectif destiné à sécuriser le système de financement face à la crise bancaire.

Début 2009, sont venus en discussion deux collectifs successifs pendant le premier trimestre pour mettre en oeuvre toutes les mesures du plan de relance.

Au début de cette année, même si le texte n'était pas directement lié à la crise, nous avons débattu d'un collectif visant à mettre en place l'emprunt national pour essayer, dans un contexte difficile, de maintenir un niveau élevé en matière d'investissements d'avenir.

Il y a à peine un mois, dans le cadre d'un deuxième collectif, nous avons dû faire face à la crise grecque en prévoyant un financement direct, avec d'autres pays européens, notamment de la zone euro.

Enfin, nous examinons aujourd'hui, à un rythme quasi mensuel, mes chers collègues, le troisième collectif de l'année. Mais la nature de notre démarche, cet après-midi, avant tout préventive, est à ce titre profondément différente. Elle vise à assurer, face à une spéculation qui s'est déchaînée ces dernières semaines, un minimum de visibilité, de sécurité, et donc, la stabilisation du système financier de la zone euro.

Avant d'évoquer les mécanismes de cette stabilisation, je veux m'arrêter sur deux conditions que nous devrons remplir dans les prochaines années, car c'est de celles-ci que dépendra véritablement le succès de la stabilisation de la zone euro, dans l'intérêt du développement économique.

La première condition est vraie pour notre pays comme pour nombre d'États. Il s'agit, petit à petit, selon un rythme adapté, de réduire nos déficits. Cela fait trente-cinq ans que le France est en déficit et cela finit par se voir ! Il faut maintenant prendre le taureau par les cornes…

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion