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Intervention de Augustin Bonrepaux

Réunion du 7 mai 2009 à 10h00
Mission d’évaluation et de contrôle de la commission des finances

Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège :

Autrefois, il participait. Désormais, ses participations diminuent régulièrement, alors qu'on nous demande de faire des investissements de plus en plus importants – je pense à Antares, par exemple.

Il faudrait d'abord clarifier la situation. De plus en plus souvent, des décisions sont prises au niveau national par le ministre. Cela fait bien de faire plaisir aux sapeurs-pompiers ! Mais, au final, qui paie ?

Les départements paient davantage que les communes, la participation de ces dernières étant plafonnée. Par ailleurs, nous subissons un transfert de charges insidieux : il se trouve en effet que les sapeurs-pompiers sont appelés à intervenir de plus en plus fréquemment à la place des ambulanciers. Or, alors qu'un ambulancier est remboursé 350 ou 400 euros par la sécurité sociale pour son intervention, nous ne sommes remboursés que de 105 euros – c'est le chiffre fixé dans les conventions passées avec les services hospitaliers. Pourtant, la charge d'intervention est beaucoup plus importante pour les sapeurs-pompiers, puisque, réglementairement, la présence de trois sapeurs-pompiers à bord d'une ambulance est nécessaire pour que celle-ci puisse sortir.

La situation est en train de s'aggraver. Dans mon département, le préfet a organisé une réunion pour nous expliquer qu'il fallait économiser 350 000 euros sur la permanence des soins. Dans ce but, plutôt que de faire déplacer les médecins chez les malades, on conduira les malades aux urgences. Le patient appellera le 112 ou notre numéro d'appel pour les personnes en difficulté, et s'il n'est pas possible de le soigner par téléphone, il sera transporté aux urgences. Or à deux ou trois heures du matin, les ambulanciers ne se déplacent pas ; ce seront donc les pompiers qui interviendront.

Il faut faire payer les secours par celui qui doit les payer : quand il s'agit de malades, c'est à la sécurité sociale de payer et non aux contribuables.

Il y a deux ans, le préfet a décidé qu'il faudrait trois sapeurs-pompiers professionnels de plus. Mais qui paie ? Souvent, nous ne sommes pas consultés quand une décision concernant les sapeurs-pompiers est prise. Or, selon le principe « qui commande paie », il faudrait que les présidents de conseils généraux aient le pouvoir de décider pour ce qui relève de leur responsabilité.

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