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Intervention de Philippe Lamoureux

Réunion du 17 janvier 2008 à 9h00
Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale

Philippe Lamoureux :

Avant de répondre à votre question, je tiens tout d'abord à préciser que les politiques de prévention visent à augmenter l'espérance de vie en bonne santé. Les relations entretenues avec le médicament sont dès lors ambivalentes puisque, dans certains domaines, les actions de prévention contribueront à en accroître la consommation. Il est en outre plus facile, parfois, de prescrire un médicament plutôt que de conseiller simplement une pratique sportive ; la lutte contre l'obésité en est un bon exemple.

Il est donc encore trop tôt pour évaluer l'impact de la campagne sur la dépression mais d'ores et déjà, 600 000 guides ont été diffusés dont 255 000 par commande spontanée des personnes ayant vu ou entendu les spots. Nous sommes de surcroît en relation avec l'assurance maladie de manière à pouvoir bénéficier d'un certain nombre d'indicateurs. Il faut noter que le dispositif d'information à destination du grand public est également couplé avec un dispositif à l'adresse des professionnels de santé. Nous avons considéré, enfin, qu'il fallait changer de regard sur la dépression en la considérant vraiment comme une maladie et non comme un trouble de l'humeur.

La logique des politiques de prévention repose sur le développement des aptitudes individuelles et sur la création d'environnements favorables à la santé. L'INPES s'époumone ainsi à organiser des campagnes de promotion pour le sport, mais 20 000 vélos en accès libre dans une ville permettent d'économiser le prix d'une campagne et les effets sur la santé sont bien réels. Il en va de même si l'on retire les distributeurs de produits gras et sucrés dans les écoles ou si l'on interdit de fumer dans les lieux publics.

Enfin, travailler sur la problématique de la prévention et du médicament, c'est également travailler sur la question de l'observance – prévention tertiaire – puisque 50 % des patients atteints de maladie chronique ne sont pas observants pour des raisons d'ailleurs très variables. Une approche globale est donc nécessaire. Nous venons à cette fin de publier un guide sur l'éducation thérapeutique du patient : c'est d'abord à partir de lui qu'il importe de raisonner.

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