Monsieur Estrosi, je veux vous dire toute l'importance que j'accorde au ministère dont vous avez la charge et à votre fonction. L'existence d'un ministère chargé de l'industrie montre bien la volonté du Gouvernement de travailler à la reconversion industrielle de la France.
J'insiste sur le bien-fondé d'une telle démarche. La désindustrialisation du nord de l'Europe est en marche depuis plus de trente ans et, malheureusement, la France n'y échappe pas. Nous avons ainsi perdu 500 000 emplois industriels depuis dix ans.
Député d'Ille-et-Vilaine, je suis élu de Fougères qui est, avec Vitré, l'un des deux premiers bassins industriels de Bretagne. Mon propos sera donc très concret.
Les raisons du déclin actuel sont multiples. Au risque de heurter quelques dogmes, je profite de ce débat pour rappeler certaines réalités.
Aujourd'hui, deux questions se posent : celle de la compétitivité de l'industrie française, et celle du coût du travail. (Protestations sur les bancs du groupe GDR.) Les charges que nous faisons peser sur la production restent élevées.