Je salue le rapprochement des deux agences, gage d'une expertise forte et reconnue. Je souhaite que le nouvel établissement soit très rapidement connu du grand public et que la communication fasse partie intégrante de son projet. Je forme aussi pour lui des voeux d'indépendance – mais le fait que la tutelle soit partagée entre cinq ministères est sans doute à cet égard une garantie ! Espérons que cette tutelle multiple ne nuira pas à son efficacité.
En tant que président du comité national de l'agriculture biologique, je souhaite que cette nouvelle agence poursuive le travail engagé sur l'agriculture biologique, notamment sur le plan conceptuel : alors que d'autres pays parlent d'agriculture respectueuse de l'environnement, on a tendance en France à considérer que les produits « bio » sont meilleurs pour la santé et meilleurs sur le plan organoleptique. Or ces produits n'ont pas vocation à être vendus dans les pharmacies…
En tant que président du comité apicole français, je voudrais par ailleurs insister sur la nécessité d'une évolution européenne en matière d'homologation des produits phytosanitaires, dont les nouveaux modes d'action doivent être mieux pris en compte. Il serait important que la future agence fasse de ce sujet un axe prioritaire de recherche.