Je me réjouis que le rapport de la Délégation aux droits des femmes ait permis de prendre en compte les problèmes spécifiques de santé que peuvent rencontrer les femmes détenues.
Deux catégories de détenues posent des problèmes qui nécessitent des vacations spécifiques. Les premières sont les femmes enceintes. Le médiateur de la République, M. Delevoye, s'est demandé si la loi pénitentiaire ne devait pas aborder cette question, considérant que le suivi médical actuel n'était pas toujours optimal et que les détenues enceintes nécessitaient, dans l'accompagnement des soins, une pédagogie et un personnel médical plus adaptés.
La seconde catégorie, très fragile, est celle des jeunes filles. Trop souvent, elles sont dépourvues d'éducation sanitaire et, à la suite de leur arrivée dans l'établissement, leur santé subit une très forte dégradation. On nous rapporte que nombre d'entre elles se négligent et se mettent à grossir, ce qu'il faut surveiller.
Il serait nécessaire que des spécialistes leur délivrent, sur certains sujets, une information qui leur sera utile toute leur vie, par exemple sur les jeunes enfants, mais aussi sur la sexualité.