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Intervention de Claire Beffa

Réunion du 21 novembre 2007 à 16h00
Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire

Claire Beffa :

précise que la vocation de l'AII était de favoriser le système partenarial et que son directoire veillait à ce que les grands groupes ne dominent pas les PMI, ce qui n'était pas toujours aisé. L'État devrait conditionner son soutien aux grandes entreprises à leur volonté de mener une recherche partenariale associant PMI et laboratoires publics.

Il est évident que certains pôles doivent être mis en réseau plutôt que de rester isolés. Un pôle qui ne contribue pas à un projet devrait être remis en cause. Quelle est son entreprise porteuse ? Les entreprises participantes, quelle que soit leur taille, ont-elles des projets identifiables ? La première priorité consiste à aider les entreprises de 500 salariés à se développer. Tout cela nécessite une stratégie individualisée à laquelle le schéma AII était mieux adapté que le schéma OSEO. AII employait vingt-cinq personnes ; dix autres, parmi lesquelles des experts internationaux, auraient suffi pour que sa compétence soit étendue aux entreprises moyennes. Ces effectifs sont à mettre en regard des 400 agents d'OSEO, dont le caractère franco-français est parfait pour des interventions capillaires, mais mal adapté à l'action stratégique.

Il convient de réexaminer chacun des pôles pour savoir comment ils se traduisent en termes de projets, afin qu'ils ne se transforment pas simplement en sympathiques lieux de concertation.

En France, l'argent est impatient, même sous forme de venture capital. La seule solution consiste à placer des fonds sous l'égide de la Caisse des dépôts et à les faire gérer par des techniciens et non par des financiers.

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