Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État, chers collègues, je vais vous dire, après beaucoup d'autres et en quelques mots, pourquoi il faut ratifier ce traité.
Je soulignerai deux raisons essentielles, déjà beaucoup évoquées.
D'abord, il faut le signer pour l'Europe. Ce traité va permettre de doter l'Europe d'institutions plus démocratiques, plus transparentes, plus efficaces – nous l'espérons –, et de la sortir d'une sorte de crise larvée qui dure depuis des années. Avec ce traité, nous allons pouvoir clore cette période et, espérons-le, aborder d'autres sujets, notamment le contenu des politiques menées au niveau européen.
Ce traité, il faut aussi le ratifier pour la France. En Europe, le « non » n'a pas provoqué un élan qui aurait pu permettre de disposer aujourd'hui d'un substitut à ce traité. Pour dire les choses peut-être un peu brutalement : il ne s'agit pas de choisir entre ce traité imparfait et un autre meilleur, mais entre une situation où la France reste un acteur essentiel de l'Europe et une autre où elle est isolée, marginalisée.