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Intervention de Jean-Christophe Lagarde

Réunion du 11 mai 2010 à 16h00
Commission d'enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe a

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Christophe Lagarde, président :

Vous avez ainsi construit l'outil, à partir de la décision politique de ne pas avoir recours aux médecins de ville. Pensez-vous que cet outil a correctement fonctionné, qu'il a été bien organisé, que les préfets de département et les personnes qui y ont été envoyées ont su ce qu'ils avaient à faire ? Vous êtes-vous rendu dans ces centres pour vous rendre compte de leur état d'organisation ou plutôt de désorganisation ?

Le centre de vaccination de ma ville a été, dans un premier temps, ouvert deux fois deux heures par semaine ; on n'y acceptait que les personnes qui avaient des bons de vaccination. Dans l'après-midi ou la soirée qui a suivi le premier jour de vaccination, nous avons appris qu'il ouvrirait deux fois trois heures, et que les bons de vaccination n'étaient plus nécessaires. Le surlendemain, les personnes qui n'avaient pas de bon de vaccination n'étaient plus admises et le centre n'ouvrait plus que deux heures…

Avez-vous eu des échos de telles situations ? Vous êtes d'ailleurs quasiment les premiers à nous parler d'évaluation de votre action, ce qui est plutôt positif. Je ne dis pas que cela était simple à organiser, mais on a eu l'impression d'une vaste pagaille. Je ne parle même pas du fait que les bons de vaccination n'étaient toujours pas arrivés chez les gens alors que l'on était en train de fermer les centres, ni même des réquisitions de médecins que l'on n'avait pas envisagées au départ, alors qu'elles étaient indispensables.

Vous avez dit qu'il était essentiel que la population ait confiance dans les autorités sanitaires. Je ne suis pas persuadé que le résultat ait été atteint. Cette organisation qui a semblé « cafouiller » a-t-elle été évaluée ? Considère-t-on aujourd'hui qu'elle a été satisfaisante ? Sait-on comment on pourrait la corriger ?

Il semble que l'on se soit adapté à ce qui se passait, au fur et à mesure, après l'ouverture des centres, alors que l'on avait disposé de cinq ou six mois, voire de quelques années, depuis 2004, pour se préparer et envisager qu'en cas de grippe aviaire, il serait nécessaire de vacciner rapidement la population de façon efficace. On ne peut pas dire que ce soit ce qui s'est passé.

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