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Intervention de Étienne Pinte

Réunion du 9 novembre 2009 à 15h00
Commission élargie : commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire, commission des affaires culturelles et de l'éducation, commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, commission des affaires

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉtienne Pinte :

Dans la suite logique du rapport que j'ai remis au Premier ministre sur le logement social et l'hébergement d'urgence, permettez-moi, madame la ministre, de revenir sur le logement étudiant.

Je mesure bien les efforts que vous avez déployés pour développer l'offre en la matière, mais, alors que 550 000 de nos deux millions d'étudiants sont des boursiers, les Centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires (CROUS) ne disposent que de 163 000 places pour les accueillir. En 2003, 50 000 nouvelles places en cinq ans avaient été promises ; 15 000 seulement ont été réalisées. Même en y ajoutant les résultats de vos premiers efforts, en particulier la réhabilitation de 8 400 chambres, le total est insuffisant pour rattraper le considérable retard de la France.

N'hésitez pas, madame la ministre, à solliciter la participation des collectivités locales et des bailleurs sociaux pour la construction de logements pour étudiants. J'ai procédé ainsi lorsque j'étais maire de Versailles.

D'autre part, pourquoi le Gouvernement n'inciterait-il pas plus vigoureusement les préfets à réquisitionner des immeubles vacants depuis très longtemps, parfois depuis 40 ans comme cet immeuble situé place des Vosges, qui occupe l'actualité ? Aujourd'hui, des étudiants, exploités par des marchands de sommeil, logent dans des caves. D'autres, en particulier des jeunes femmes, se prostituent pour bénéficier de logements à bon marché.

L'annonce de la suppression de nombreuses chambres dans la cité universitaire d'Antony suscite beaucoup d'inquiétudes ; pouvez-vous nous préciser ce qu'il en est ?

Je vous félicite d'avoir transformé, après treize années d'atermoiements, et de négociations difficiles – avec des responsables publics ! – les anciens bâtiments de l'école normale supérieure de Fontenay-aux-Roses en logements pour étudiants.

J'approuve également votre politique de transformation de casernes rendues libres, à condition bien sûr que leur réhabilitation ne soit pas trop dispendieuse par rapport à l'implantation de logements modulaires. Je ne comprends du reste pas pourquoi nous n'avons pas recours à ce type de logements, très utilisés dans les pays nordiques et aux Pays-Bas. Ils sont peu coûteux, très rapidement réalisables et tout à fait adaptés aux besoins des étudiants. Madame la ministre, il y a urgence !

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