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Intervention de Gérard Longuet

Réunion du 4 octobre 2011 à 16h30
Commission de la défense nationale et des forces armées

Gérard Longuet, ministre de la défense et des anciens combattants :

Conformément aux engagements du Président de la République, la France opérera une réduction de ses effectifs en Afghanistan de façon proportionnelle à celle annoncée par les États-Unis, soit une diminution de l'ordre de 25 % d'ici la fin de l'année prochaine. Cela signifie que nous aurons sans doute retiré plus de 300 hommes d'ici la fin de l'année et un millier d'ici la fin 2012.

Ce retrait se traduira par un transfert d'autorité à l'armée afghane que nous allons accélérer avec la transition que nous appelons de nos voeux pour le district de Surobi. Nous pourrons ainsi réduire nos troupes sans affaiblir les positions plus difficiles et sans fragiliser les missions de consolidation et de sécurité en Kapisa et dans le secteur de Tagab. L'idée est de n'exposer personne et de regrouper les effectifs qui restent pour pouvoir faire face à toutes les éventualités.

Le LRU est une arme très importante, qui sera en dotation dès 2014 au premier régiment d'artillerie de Belfort. Au total, 26 lanceurs ont été commandés. Le système germano-américain, en partie sous-traité en France, est d'une grande précision, par tout temps avec une pénétration de 70 kilomètres, contre 30 kilomètres pour les canons Caesar actuellement utilisés.

La démonstration de nos forces sur les théâtres d'opérations constitue un avantage collatéral pour la promotion de nos armements. Le Rafale est compris pour ce qu'il apporte : la polyvalence, la maniabilité et le caractère opérationnel de tout son système d'armes ; on ne peut en dire autant des avions concurrents. Les 7,5 tonnes de chacun de ses deux réacteurs apparaissent largement suffisantes pour remplir ses missions.

Le Dubaï Air Show, qui a lieu fin novembre, sera l'occasion de mieux le faire connaître vis-à-vis de ceux qui ont, non seulement les moyens financiers, mais aussi les moyens humains et les systèmes pour l'utiliser. L'exemple de la Libye montre qu'il ne suffit pas d'entasser des armes : encore faut-il avoir le système de commandement et d'information correspondant et les raisons qui en justifient l'emploi.

Le bâtiment de projection et de commandement est assurément un matériel qui a fait ses preuves en Libye. La possibilité de placer des hélicoptères près d'un théâtre d'opérations et de favoriser le déploiement des forces aéro-terrestres va le rendre plus utile.

J'organise, dans la deuxième quinzaine de novembre, un colloque public concernant le retour d'expérience des personnes ayant participé à l'opération Harmattan sur l'usage des armes dont ils disposaient, voire sur les faiblesses qu'ils ont ressenties au regard des moyens qu'ils n'avaient pas. En l'espèce je pense notamment aux ravitailleurs et aux moyens ISR.

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