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Intervention de Jacques Masdeu-Arus

Réunion du 22 octobre 2009 à 9h30
Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale

Jacques Masdeu-Arus, ancien président du conseil d'administration du Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye :

À mon avis, la décision ne pouvait pas être prise par le conseil d'administration de l'hôpital ; seule la tutelle aurait pu la prendre. Et c'est ce qui s'est produit, d'une certaine façon, puisqu'une étude sur la réalisation d'un nouveau site a été lancée et que l'on a commencé à rechercher un terrain disponible. On a parlé de Fourqueux, de Saint-Germain, de Poissy, de Chambourcy. Mais nous avons joué de malchance : à Poissy, un terrain était disponible, mais situé dans la « coulée verte », ce qui rendait nécessaire l'adoption d'un projet d'intérêt général. Un préfet a lancé la procédure, mais son successeur n'a pas persévéré. Même lorsque le ministère a pris la décision de tout regrouper sur un site unique, les choses ont continué de traîner. Selon moi, il a manqué une volonté politique forte, car ce genre de décision doit être pris rapidement et fermement. Le secteur industriel en donne un bon exemple : quand Peugeot a décidé de conserver le site de Poissy, il a « mis le paquet » et fait en sorte que l'usine soit l'une des plus modernes du groupe. Et c'est dans la même ville, au sein de son nouveau siège opérationnel, que PSA a décidé de regrouper plusieurs directions. Une entreprise qui ne se restructure pas finit par mourir. Bien sûr, un tel regroupement entraîne une réduction du personnel, mais on réalise ainsi des économies d'échelle.

S'agissant du Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye, un des projets de regroupement a été abandonné au prétexte que le terrain était situé entre l'A 14 et la RN 13, et qu'il aurait fallu une importante isolation phonique ; un autre s'est heurté à d'importantes manifestations ; le troisième dépendait de l'adoption d'un projet d'intérêt général (PIG). On a aussi envisagé le site de la Plaine de la Jonction, mais il est classé. Tous ces événements ont entraîné des pertes de temps considérable. Aujourd'hui, la décision a été enfin prise de construire l'hôpital à Chambourcy, entre l'A 14 et la RN 13 ! C'est étonnant : ce qui n'était pas envisageable, il y a dix ans, à cause du bruit et de la pollution, est désormais possible, tandis que les médecins de Saint-Germain acceptent aujourd'hui de quitter leur bâtiment, ce qu'ils refusaient hier. Si l'on avait adopté notre proposition dès le départ, l'hôpital existerait aujourd'hui et nous aurions réduit depuis longtemps les frais de son fonctionnement.

Il faut admettre, à la décharge des personnels, que tous ces retards finissent par être décourageants, au point que d'éminents médecins, comme le professeur Ville, en sont venus à quitter le Centre hospitalier. Pourtant, la maternité de Poissy est de grande qualité : de niveau 3, elle accueille des malades venant de partout, certains par hélicoptère. Est-ce qu'une maternité d'un tel niveau coûte plus cher ? Est-ce qu'elle participe au déficit ? Je ne me suis pas posé la question : ce service est le fleuron de notre département !

Nous avons donc accumulé les problèmes : équipements à renouveler, personnels refusant de travailler sur un autre site, manifestations, par exemple

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