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Intervention de Jean-Paul Bacquet

Réunion du 25 mai 2010 à 17h00
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Paul Bacquet :

Je vous remercie de cette visite, qui n'est certainement que la première d'une longue série puisque votre nomination est d'ores et déjà acquise.

Je retiens de votre exposé liminaire votre expérience à la direction du Trésor, vos capacités de gestionnaire de sociétés et une allusion aux difficultés que rencontre notre pays pour maintenir sa présence sur les marchés africains.

L'aide au développement française est totalement illisible : la France n'apparaît pas à travers l'aide multilatérale qu'elle finance et son aide bilatérale privilégie les prêts sur les dons, ce qui se fait au détriment des pays qui ont le plus besoin d'aide et attendent beaucoup de la France.

La mission d'information que le Président Poniatowski a mentionnée, dont je suis le président, a entendu il y a quelques jours des responsables de la direction du Trésor, qui ont présenté avec beaucoup d'assurance les mécanismes des dispositifs d'aide qu'ils mettent en oeuvre. Pourtant, les parlementaires n'y comprennent rien ! Même les sénateurs se sont récemment plaints dans un rapport de l'illisibilité de ces dispositifs ! Les parlementaires en sont réduits à voter (ou à ne pas voter) des dispositifs sans savoir très bien en quoi ils consistent ! Il est clair que ce ne sont pas eux qui prennent les décisions et que ceux qui le font n'entendent pas leur en rendre compte et s'étonnent même que les élus cherchent à comprendre !

Souvent, l'aide publique française reste perçue comme une forme de charité. Les Britanniques et les Allemands ont en revanche pour leur part bien compris qu'il fallait entrer dans un processus de partenariat avec les pays du sud, qui auront éventuellement vocation à devenir un jour leurs concurrents.

Plus les travaux de la Mission avancent, plus nous constatons qu'il est nécessaire que la France accorde davantage d'aide bilatérale, afin qu'elle puisse faire des choix et que son action retrouve une visibilité. En effet, énormément d'argent français est consacré à l'aide multilatérale mais notre pays reste faiblement associé aux décisions prises dans ce domaine.

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