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Intervention de Danièle Karniewicz

Réunion du 11 mai 2010 à 19h00
Délégation aux droits des femmes et l’égalité des chances entre les hommes et les femmes

Danièle Karniewicz, Présidente de la CNAVTS et secrétaire nationale de la CFE-CGC :

Il faut agir. Si on ne le fait pas, ce sera à l'Association générale des institutions de retraite des cadres (AGIRC) et à l'Association pour le régime de retraite complémentaire (ARRCO) d'y veiller lors du rendez-vous qui aura lieu cet automne.

Nous devons jouer à la fois sur l'âge et sur les recettes – il faudra bien s'y résoudre, à moins de consentir à une baisse du niveau des pensions. Les travaux du COR montrent que l'on ne couvrira que la moitié des besoins de financement si l'on se contente de porter l'âge de la retraite à soixante-trois ans et d'augmenter le nombre des annuités demandées.

L'âge de la retraite étant de soixante-cinq et non de soixante ans dans les régimes complémentaires, qui revêtent une importance considérable pour les salariés du secteur privé, il faut un accord entre les partenaires sociaux pour permettre les départs à la retraite avant cet âge. Or, on risque fort de ne pas avoir d'accord à la fin de l'année si le Gouvernement n'avance pas de son côté. On félicite souvent les partenaires sociaux pour la bonne gestion des régimes complémentaires, mais elle consiste en réalité en une baisse des pensions : l'AGIRC et l'ARRCO se heurtent aux mêmes problèmes démographiques que les autres régimes, mais elles n'ont pas la faculté de recourir à la dette. Avec la crise actuelle, elles sont obligées de ponctionner sur les réserves depuis le début de l'année.

Je le répète, les négociations sur les retraites complémentaires risquent d'être très difficiles. Le problème est que l'État ne négocie que pour la CNAV et non pour les retraites complémentaires des salariés du secteur privé.

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