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Intervention de Jacqueline Lecourtier

Réunion du 16 octobre 2007 à 17h00
Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

Jacqueline Lecourtier :

a expliqué que l'ANR se donnait pour objectif de soutenir des projets moins nombreux et plus importants car cela apporterait plus de lisibilité et de simplicité mais qu'il ne pouvait pas y avoir de calibrage a priori de la taille des projets, en termes de montant plancher ou de plafond du soutien financier accordé.

En revanche, elle a estimé que l'accusation d'un formalisme exagéré n'était pas recevable car, d'une part, un chercheur doit formaliser ses projets de recherche et les approfondir – l'évaluation ne peut pas se fonder sur une présentation trop brève – et, au regard de ces deux éléments, une présentation de six à sept pages ne pouvait pas paraître excessive. D'autre part, en matière administrative, l'ANR demande une formalisation la plus simple possible du budget demandé, mais celle-ci reste nécessaire puisque la demande vise à obtenir un financement et doit être cohérente avec l'objectif visé.

Répondant ensuite à M. Henri Revol, sénateur, président, qui l'interrogeait sur l'activité internationale de l'Agence, Mme Jacqueline Lecourtier a présenté les projets bilatéraux mis en oeuvre en 2007, après que l'agence a décidé de s'intégrer à plusieurs actions ERA-NET européennes en 2006. Les partenariats sont relativement facilement noués avec les pairs étrangers de l'ANR. Ainsi, plusieurs appels à projets ont vu le jour en partenariat avec l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine et Taïwan. En 2008, de nouveaux projets pourraient se réaliser avec les Etats-Unis, le Japon ou Israël.

A la suite de questions de MM. Daniel Raoul, Christian Gaudin, sénateurs, et Henri Revol, sénateur, président, sur l'articulation de l'évaluation de l'ANR avec celle, par exemple, de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES), elle a indiqué que l'ANR n'avait pas pour mission d'évaluer les équipes mais la manière dont les projets de recherche répondaient aux appels et ultérieurement aux objectifs fixés. Il existe bien évidemment une corrélation qui a été confirmée par une étude effectuée par le CNRS et l'INSERM. Le suivi et l'évaluation des projets feront l'objet d'une publication synthétique à partir de 2008. M. Jacques Stern a par ailleurs précisé que la crédibilité scientifique des équipes portant un projet de recherche était un élément de leur évaluation.

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