Découvrez vos députés de la 14ème législature !

Intervention de Annette Wieviorka

Réunion du 27 novembre 2007 à 17h00
Délégation aux droits des femmes et l’égalité des chances entre les hommes et les femmes

Annette Wieviorka :

a observé que l'on n'avait pas trouvé réellement d'autre solution que la traduction du terme anglo-saxon « Gender », tiré lui-même des « Gender studies ».

Elle a ensuite indiqué que pour la réalisation de l'étude du CES, il avait été fait appel à ses compétences d'historienne, catégorie peu représentée au Conseil économique et social. Elle-même, sur ces questions, s'est fait le médiateur du travail effectué par ses collègues, Michelle Perrot et d'autres, comme Christine Barre et Michelle Zancarini-Fournel.

Il s'agissait d'apprécier la place et la représentation de la femme dans l'histoire enseignée, c'est-à-dire non pas dans l'histoire, mais dans ce que l'on enseigne de l'histoire. Le sujet est complexe parce que, ce que l'on a longtemps enseigné en histoire, se limitait à une histoire politique dont les femmes sont absentes. Par exemple, lors du procès de Nuremberg, tous les accusés sont des hommes, les procureurs et les juges sont des hommes, à part quelques sténographes et deux femmes témoins : la secrétaire de von Ribbentropp et Marie-Claude Vaillant-Couturier. De même dans l'histoire militaire, on ne rencontre jamais de femmes.

On ne trouve donc pas de femmes dans l'histoire enseignée, du moins jusqu'au Front populaire.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion