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Intervention de Fabienne Labrette-Ménager

Réunion du 18 mars 2009 à 17h15
Commission des affaires économiques

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabienne Labrette-Ménager :

– Je remercie Mme de La Raudière de la pertinence de son travail, tant il est vrai que la situation actuelle pose question. Les habitudes en matière de crédit évoluent. Quarante pour cent des foyers sont désormais multibancarisés et des modes de gestion financière anglo-saxons s'imposent. Ainsi la pratique du crédit permanent supplante-t-elle celle du découvert bancaire, car l'appel téléphonique fait prévaloir la simplicité et la rapidité. Or, il faut le répéter, les négociations avec la banque ont leur importance dans la tenue d'un budget familial pour éviter le piège du surendettement.

Il faut lever, je crois, le tabou de l'argent qui prévaut encore dans la société française. On néglige l'éducation financière, or dès douze ans les jeunes ont désormais accès à des cartes de retrait, à un téléphone mobile. Je suis séduite par l'idée de cours d'économie à partir de la classe de seconde et même dès la troisième, avant un éventuel départ en apprentissage et une première autonomie financière. Les dispositifs de formation professionnelle pourraient peut-être contribuer à cette politique.

Je pense également important d'envisager une sensibilisation des centres communaux d'action sociale à travers l'intervention des conseillers en économie sociale et familiale. Ils pourraient concourir à l'instruction des dossiers avant leur traitement, de façon à inscrire dans la durée le soutien de la collectivité.

Quant au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, nous en reparlerons dans la discussion du prochain projet de loi, qui suit la même logique que la communication dont nous débattons aujourd'hui. En ce qui concerne le taux d'usure, il faudrait une harmonisation entre ses deux définitions, pour le prêt personnel et pour le crédit permanent, de façon à ce que l'écart soit sensiblement réduit.

Enfin, s'il est un point sur lequel insister, c'est réellement celui de l'éducation pour mieux comprendre le mécanisme de l'amortissement. L'information constitue la première des obligations.

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