Découvrez vos députés de la 14ème législature !

Intervention de François Fillon

Réunion du 15 janvier 2008 à 15h00
Projet de loi constitutionnelle modifiant le titre xv de la constitution — Discussion d'un projet de loi constitutionnelle

François Fillon, Premier ministre :

Mesdames et messieurs les députés, en ratifiant le traité de Lisbonne, les États membres mettront fin à dix ans de longues querelles institutionnelles. Depuis le traité d'Amsterdam, remis en cause dès sa signature, l'Europe s'est déchirée au cours d'interminables débats entre les partisans d'une Europe intergouvernementale et ceux d'une Europe fédérale. Ces discussions nous ont menés aux difficiles négociations du traité de Nice, puis au projet constitutionnel européen, avec la suite que l'on connaît. Le traité de Lisbonne, avec sa réaffirmation du rôle et des compétences des États membres, qui s'accompagne d'une amélioration indispensable des moyens d'action de l'Union, met fin à cette querelle. Il nous donne l'occasion de replacer l'Europe sur ses rails et de nous mobiliser sur ses priorités.

L'Europe des citoyens attend des actes. La présidence française du second semestre 2008 compte bien affirmer un certain nombre de priorités politiques : une lutte efficace contre le réchauffement de la planète ; une politique énergétique axée sur la sécurité des approvisionnements ; une politique commune de l'immigration, qui a reçu, la semaine dernière, le soutien du chef du gouvernement espagnol ; une politique européenne de défense digne de ce nom ; des mesures de stabilisation et de transparence pour les marchés financiers ; le lancement, enfin, d'une revue générale des politiques européennes, de leur efficacité et de leur coût, similaire à la revue générale des politiques publiques menée par mon gouvernement en France.

Mesdames et messieurs les députés, pour passer durablement du débat institutionnel au débat sur les politiques, il faut mettre en oeuvre le traité de Lisbonne. La présidence française sera largement chargée de la préparation politique et technique de cette mise en oeuvre au 1er janvier 2009. Je souhaite qu'en tant que future présidente, la France soit exemplaire. Et pour qu'elle le soit, il convient qu'elle ratifie ce texte le plus rapidement possible.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion