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Intervention de Gilles Carrez

Réunion du 23 octobre 2007 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2008 — Explications de vote et vote sur l'ensemble de la première partie

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances, de l'économie générale et du plan :

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, le projet de loi de finances pour 2008 s'inscrit d'abord dans une stratégie de relance de la croissance et de la compétitivité, et ce dans la continuité des excellentes mesures adoptées en juillet dernier avec la loi relative à l'emploi, au travail et au pouvoir d'achat. Je pense notamment au puissant dispositif d'exonération des heures supplémentaires, qui doit permettre de travailler plus non seulement pour gagner plus, mais aussi pour produire plus.

Parallèlement à cette stratégie de relance de la croissance, ce budget vise à poursuivre le rétablissement de nos comptes publics en appliquant, comme nous le faisons depuis plusieurs années, des règles de bonne conduite budgétaire : elles ont fait leurs preuves, comme en témoigne la baisse sans précédent du déficit de l'État. Ces règles sont simples : faire en sorte que les dépenses, d'une année à l'autre, n'augmentent pas plus vite que l'inflation ; s'agissant des recettes, se fonder sur des prévisions très prudentes et, au cas où elles génèrent des surplus, en affecter la totalité à la baisse du déficit.

Dans ce contexte, la loi votée pour revaloriser l'emploi, le travail et le pouvoir d'achat aura été un investissement pour relancer la croissance. La seconde étape est le présent projet de budget, qui vise à redresser les comptes publics. S'agissant des dépenses, l'effort demandé est particulièrement exigeant, puisque la norme limitant leur progression à l'inflation s'étend aussi aux prélèvements sur recettes au bénéfice des collectivités territoriales et de l'Union européenne.

Dès lors, la marge de manoeuvre dont nous disposons – environ 5 milliards d'euros – est presque entièrement consommée par l'augmentation mécanique des pensions : 2 milliards, et des intérêts de la dette : 1,5 milliard. Une maîtrise particulièrement exigeante des dépenses relatives aux autres secteurs de l'action publique est donc indispensable, d'autant plus que nous parvenons à financer les deux priorités de ce budget : la justice d'une part, la recherche et l'enseignement supérieur de l'autre.

Le déficit prévisionnel marque, il est vrai, une pause par rapport à celui qui était prévu pour 2007, mais je vous fais confiance, monsieur le ministre, pour qu'il soit revu à la baisse dans l'exécution du budget de 2008 et enregistre donc une aussi forte réduction que les années précédentes.

Je voudrais, pour terminer, saluer la qualité du travail que nous avons eu avec vous, monsieur le ministre, ainsi qu'avec Mme Christine Lagarde et tous vos collaborateurs. J'associe à ces remerciements le président de la commission des finances, Didier Migaud.

Nous nous sommes réunis en amont tout au long de l'été pour préparer les dispositions budgétaires, ce qui a contribué à la qualité de notre collaboration.

Je remercie également les nombreux collègues qui ont participé à nos travaux la semaine dernière, tant en commission des finances que dans cet hémicycle, les présidents de séance, le président de la commission des finances, pour son rôle constructif, la presse, qui a rendu compte de nos travaux, et l'ensemble des personnels de l'Assemblée nationale.

La commission des finances vous invite maintenant, mes chers collègues, à voter la première partie du projet de loi de finances pour 2008. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire et du groupe Nouveau Centre.)

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