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Les amendements de François Goulard pour ce dossier

9 interventions trouvées.

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État, monsieur le président de la commission des finances, mes chers collègues, je ne suis pas sûr que le groupe socialiste ait eu réellement intérêt à porter ce débat dans cet hémicycle.

En tout cas, les propos que nous avons entendus ce matin émanant de ses représentants ne sont pas de nature à enrichir le débat public et à faire avancer les solutions. On peut ironiser sur les problèmes que rencontre le parti socialiste avec la simple arithmétique. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Mais, en matière économique, vous ...

C'est ce que vous n'avez pas fait, ni à aucun autre moment d'ailleurs. Votre propos est resté politicien, franco-français, cantonné, jamais à la hauteur de la situation.

Quand nous regardons ce qui s'est produit depuis quelques semaines, quelques mois, nous constatons que le problème est américain et qu'une solution peut être européenne. Le problème est incontestablement américain. Première cause : la politique monétaire américaine a été laxiste et a provoqué des excès de liquidités,

des taux d'intérêt excessivement bas, entraînant une recherche de rendement, en négligeant la sécurité financière. Cette politique monétaire américaine est certainement une des causes de la crise que nous connaissons. Deuxième grande cause : une défaillance de la supervision bancaire et assurantielle aux États-Unis. On peut l'illustrer très ...

De la même façon, la séparation du contrôle des banques commerciales et des banques d'investissement constitue une véritable faiblesse du système de régulation américain. L'Europe, pour sa part, n'a pas connu les mêmes soucis. Certes, en Europe, Fortis a rejoué la fable bien connue de La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf e...

Dès lors, on peut penser que la solution à cette crise doit venir de l'Europe et du renforcement de la coopération européenne. En Europe, nous avons des systèmes de supervision bancaire, de supervision financière fiables, dans l'ensemble. Mais ces systèmes pourraient être plus efficaces s'ils étaient mieux coordonnés à l'échelle de l'Union eur...

D'autant que ce modèle n'est pas un modèle national, il est, par construction, un modèle collaboratif, un modèle élaboré à partir de modèles nationaux. Si, en Europe, nous pouvons avancer dans la définition d'une coopération étroite entre organes de supervision bancaire et assurantielle ; si nous pouvons, au plan international, faire peser l'Eu...

C'est là une voie sérieuse, une voie où la France a pesé de tout son poids dans les discussions qui ont eu lieu, à l'échelle européenne depuis quelques semaines. C'est là une voie d'amélioration de nos économies et de l'économie internationale. C'est sur ce type de terrain que nous devons travailler, pour quitter le terrain politicien qui a ét...