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Intervention de Georges Tron

Réunion du 5 octobre 2010 à 15h00
Questions au gouvernement — Réforme des retraites

Georges Tron, secrétaire d'état chargé de la fonction publique :

Monsieur le député, j'ai bien entendu votre plaidoyer, et je vais m'efforcer de vous répondre comme si vous aviez posé une question. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

Sur la forme, tout d'abord. Quelle que soit la manière dont vous présentez les choses, je puis vous dire, pour avoir été aux côtés d'Éric Woerth tout au long de la discussion, que nous avons répondu pendant 60 % du temps à l'opposition et pendant 40 % à la majorité. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) C'est nous qui avons décidé de vous donner la majorité du temps de parole dans ce type de discussion.

Sur le fond, ensuite. Je vous fais remarquer que ce débat doit nous permettre de répondre à une question : comment fait-on pour sauver notre système de retraite par répartition ? Nous y répondons en prenant des mesures responsables. Oui, la pénibilité a été introduite dans la loi par François Fillon en 2003, et, par un amendement déposé à l'Assemblée nationale – ce qui prouve que nous avons avancé dans la discussion –, nous avons décidé d'en faire passer le seuil de 20 % à 10 % (Mêmes mouvements), triplant ainsi le nombre des bénéficiaires.

Au Sénat, des amendements importants ont été votés qui vont dans la bonne direction, notamment pour les chômeurs en fin de droits, pour les personnes handicapées et les victimes de l'amiante. Avec Éric Woerth, nous abordons la discussion dans le même état d'esprit d'ouverture qu'à l'Assemblée. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

Dès lors, la seule question qui se pose est la suivante : le parti socialiste va-t-il, comme à l'Assemblée, faire de l'obstruction systématique (Exclamations sur les bancs du groupe SRC) ou est-il enfin prêt à participer à une discussion sur le sauvetage de notre système par répartition ? Je m'étonne beaucoup que pas un seul amendement n'ait été déposé devant la commission des affaires sociales du Sénat ; j'espère que la discussion sera plus constructive. Le Gouvernement est ouvert, mais, pour dialoguer, il faut être deux. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

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