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Intervention de Catherine Quéré

Réunion du 25 février 2010 à 9h30
Questions orales sans débat — Achat d'un hélicoptère blanc ? en poitou-charentes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCatherine Quéré :

Je souhaite aborder ce matin la question de l'achat d'un deuxième hélicoptère « blanc » dans la région Poitou-Charentes, qui serait rattaché plus particulièrement au secteur sud et est de la Charente-Maritime.

Le Gouvernement a déjà été interrogé à ce propos mais la réponse de M. Bockel n'est pas satisfaisante pour nous, notamment parce qu'il n'a pas pris en compte dans son argumentation la différence que l'on doit faire entre un transport dit primaire et un transport dit secondaire. Par exemple, la prise en charge des malades atteints d'un infarctus ne doit pas excéder 90 minutes, transports compris. Ces malades doivent bénéficier d'une coronarographie et, si besoin, d'une dilatation et de la pose d'un stent. D'une part, l'hôpital de Saintes, centre de référence, est dépourvu du plateau technique pouvant assurer ces interventions et, d'autre part, le SMUR de Saintes est le seul à pouvoir assurer le transport secondaire. Ainsi, les SMUR de Jonzac, Royan et Saint-Jean-d'Angély sont dans l'incapacité d'assurer ces transports secondaires vers les centres de référence équipés.

Un autre facteur aggrave la situation de ces territoires. Jusqu'à présent, le CHU de Bordeaux acceptait les patients du sud-Poitou, ce qui n'est largement plus le cas pour des raisons comptables et non humaines. Ce mauvais maillage du territoire, ajouté à l'organisation parfois aberrante en fonction des « frontières régionales » ne permet pas l'égal accès aux soins de la population, comme nous pourrions être en droit de l'exiger.

Pour ces raisons, il me semble important de reconsidérer l'achat d'un deuxième hélicoptère « blanc » dans le cadre du troisième SROS, attaché aux territoires sud et est de la Charente-Maritime, qui permettrait d'assurer les transports secondaires.

Le facteur temps est crucial dans un certain nombre de pathologies. Le risque de décès peut être diminué de 18 % selon certaines études. Nous ne pouvons refuser cela à nos concitoyens.

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